Investissements directs chinois et exportations des états subsahariens

Dzifa Kpetigo, Centre d’Études sur la Chine Moderne et Contemporaine (CECMC) de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales, France and Sampawende J-A Tapsoba, Fonds Monétaire International

La loi sur la croissance et les possibilités économiques de l’Afrique (AGOA) fait partie intégrante des efforts de coopération internationaux des Etats-Unis envers l’Afrique depuis 2000. Elle comporte une série de mesures incitatives offertes aux pays africains par le bais d’une ouverture du marché américain aux exportations en provenance de ces pays. Cet accord commercial préférentiel unilatéral sert aussi de cadre aux partenariats dans le secteur du commerce et de l’investissement. Ce document s’efforce d’évaluer les progrès et les réalisations de l’AGOA au cours de la dernière décennie, en vue de déterminer la mesure dans laquelle ces efforts ont contribué à la croissance à long terme de l’Afrique. Entre autres, ce document examine de manière critique les perspectives des parties prenantes des secteurs public et privé participant aux forums de l’AGOA, les implications de la démarche consistant à aligner la loi AGOA sur les règlements de l’OMC et les défis auxquels est confrontée la région africaine pour se conformer aux normes et aux mesures sanitaires et phytosanitaires américaines, éliminer les contraintes du côté de l’offre et diversifier le commerce.  Pour finir, ce document analyse également l’importance de la loi AGOA par rapport aux autres dispositifs préférentiels, comme les accords UE-ACP, en mettant l’accent sur les différences quant au type d’accès et ses conditions et les taux d’utilisation en résultant. Ce document conclut par une discussion sur les perspectives et options des pays africains au-delà de 2015, date à laquelle l’accord actuel devrait prendre fin.