Africa: How and when to End the Crisis?
Depuis le déclenchement de la crise économique et financière, des débats animés ont cours parmi les experts sur les meilleures stratégies économiques à mettre en œuvre pour sortir de la crise.
Si certains prônent la poursuite des programmes de relance massivement financés par les Etats, d’autres en revanche préconisent des mesures énergiques en faveur la réduction des déficits et des dépenses publiques.
Des économistes de la Banque africaine de développement (BAD) interviennent dans le débat. Dans un document intitulé «Africa Rebounding: When and How to Exit from Crisis Intervention Policies», ces chercheurs favorisent une sortie «ordonnée et graduelle» des programmes de relance.
«Les gouvernements doivent maintenir un équilibre délicat entre les programmes de stabilisation à court terme et l’atteinte de la croissance économique à long terme. Maintenant que les programmes de relance ont été mis en place, les questions clés concernent leur durée, le moment d’y mettre fin, et comment coordonner les stratégies de sortie de crise dans les pays.»
Les auteurs suggèrent aux gouvernements d’éviter des changements brusques de stratégies, pour maintenir une stabilité propice au redécollage économique.
Les programmes de relance mis en route depuis la crise et qui se sont montrés relativement efficaces en Afrique pour en contrecarrer les effets, auront d’autant plus d’impacts, soulignent les auteurs, qu’ils viseront aussi à combler les déficits en infrastructure et à établir des systèmes de sécurité sociale encore trop faiblement implantés sur le continent africain.
A moyen terme, préviennent les chercheurs, les dirigeants devront s’atteler au développement du secteur financier, ceci pour en accroître l’efficacité, notamment par une concurrence accrue.
Le développement d’un secteur privé fort doit aussi rester une priorité. Le rôle des gouvernements est de créer un environnement socio-économique et règlementaire stable, de favoriser concurrence loyale et bonne gouvernance. Il s’agit également de promouvoir une plus forte intégration régionale génératrice d’opportunités d’affaires pour les entreprises.

1. Diversification sur le développent dans certains pays plus basé sur le pétrole et investir dans des autres secteurs primaires. Réduire la dépendance de l’extérieur dans tous les domaines de l’économie, l’Afrique et riche en ressources mais très mal géré. Maitre l’accent sur ce point.
2. La distance économique : Mauvais état des réseaux de transport et de communication ce qui rend le commerce moins compétitif, plus couteux puisque la médiocrité des infrastructures routières, ferroviaires et portuaires augmente certainement le cout des marchandises entre pays africains ce qui oblige a :
3. Investir clairement dans les infrastructures, le déficit est énorme. (agriculture, électricité, eau, santé etc.)
4. Financement publique multilatéral (bailleurs de fonds) avec contrôle et surveillance.
5. Education et audit sur la capacité des gouvernements africains a gérer leurs budgets d’infrastructure.
6. Moins dépendance de l’extérieur et renforcer le niveau des échanges entre pays africains.
7. Sécurité légale
RGJordana/Directeur pour l'Afrique Banco Santander Espagne.