Aid for Trade: from good intentions to action

06/07/2009
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En ce début de siècle, l’Afrique est à la croisée de trois défis majeurs qui ont pour noms : la crise énergétique, la crise alimentaire et la crise économique subséquente à la grave crise financière qui secoue la planète. Ces défis ont entraîné le continent dans des turbulences économiques très sévères, à tel point que l’aide publique au développement qui a longtemps servi de levier pour la relance économique s’en trouve un peu coincée par des promesses difficilement réalisés par des pays du G8 en proie aux effets pervers de la récession.

Le deuxième examen global de l’aide pour le commerce, qui se tient du 6 au 7 juillet 2009, à Genève, constitue une opportunité pour les pays membres de l’OMC d'évaluer avec les partenaires au développement les progrès accomplis depuis le premier examen, qui remonte à novembre 2007. Il fait également suite à la Conférence de l'OMC de Hong Kong en 2005, qui avait convenu de renforcer les capacités des pays en développement et surtout les plus démunis  pour les aider à accéder au marché  mondial.

La réunion de Genève permettra donc d'analyser la mise en œuvre de l’aide pour le commerce et d’examiner les possibilités de financement. C’est dans ce contexte qu’il convient de mentionner et de saluer les efforts de la Banque africaine de développement qui a mis sur la table 1 milliard de dollars, en deux tranches de 500 millions de dollars chacune en mars et en juillet 2009 pour venir en appui au commerce africain.

L’on sait que l’Afrique a été longtemps marginalisée au niveau des échanges globaux. Elle ne représente que moins de 3 % de ces échanges. Ce taux, quoique faible, a encore subi le poids des subventions que de nombreux pays développés ont fournies à leurs agriculteurs. En outre, les promesses d’aide, souvent non tenues, ont fini par compromettre les fondements de l’agriculture, fragilisant ainsi les fondements économiques de nombreux pays africains. Il est donc temps de passer de la bonne intention, souvent très appréciable, à l’action.

En décidant de soutenir le développement du commerce en Afrique, la BAD entend d’une part renforcer les bases des échanges intra africains restés trop faibles en dessous de 2 % et d’autre part permettre au continent d’accéder au commerce mondial. Cette vision s’inscrit dans le contexte de la stratégie à moyen terme de la BAD qui accorde une grande priorité au secteur privé, aux infrastructures, à la gouvernance, à l’intégration régionale et à l’enseignement supérieur.