Anti-corruption - The Bank and its staff should act as role models for Africa

12/12/2011
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« Agissons contre la corruption aujourd’hui, avec le département de l’intégrité et de la lutte contre la corruption» : C’est le slogan adopté par le Groupe de la BAD, pour commémorer, le 9 décembre, la Journée internationale contre la corruption.

Ouvrant la cérémonie, à l’Agence Temporaire de Relocalisation, le vice-président en charge des services institutionnels, Kordjé Bédoumra, a souligné la nécessité pour le personnel d’œuvrer pour la création d’un environnement où «prévalent la confiance et la tolérance zéro en matière de corruption», en dénonçant tout acte qui porte atteinte aux opérations de la Banque et au développement de l’Afrique.

La direction de la Banque et son conseil d’administration accordent une attention particulière à la lutte contre la corruption, ainsi qu’à cette Journée que nous «célébrons pour la première fois». Il en découle, a rappelé M. Bédoumra, l’effort qui a permis la création du département de la Lutte contre la corruption (AICD. Ce département est l’axe central autour duquel s’organisent les efforts déployés par la Banque pour améliorer le climat des investissements en Afrique. De par ses activités, ce département contribue à faire réduire le risque de voir proliférer des pratiques prohibées telles que la fraude et la corruption au sein de la Banque et dans les projets bénéficiant de son concours.

Le vice-président a insisté que la lutte contre la corruption doit préoccuper à tous les niveaux à la Banque. Selon lui, il s’agira de dénoncer tout acte qui porte atteinte aux opérations de la Banque et au développement de l’Afrique.

Pour la directrice du département de l’Intégrité et de la lutte contre la corruption, la Banque s’est engagée à atteindre l’objectif zéro tolérance. Pour ce faire, a-t-elle indiqué, « il est impératif que le personnel dans son ensemble s’approprie le thème de la célébration, et de faire de la lutte contre la corruption, un combat quotidien ». Elle affirme par ailleurs que cette lutte devrait nous préoccuper tous, car, « seuls les efforts de chacun contribueront à éradiquer le fléau». Elle ajoute par ailleurs : « Il faut créer un environnement propice au refus de participer à toute activité qui ne soit ni légale ni transparente et signaler les cas de corruption, car des dispositions de sanction existent.»
Comme bien d’autres participants, l’administrateur Abdelhak Benallegue s’est réjoui de voir  la manière dont l’institution fait de la corruption son cheval de bataille dans les projets qu’elle finance.

Selon lui, la corruption en Afrique touche de nombreux domaines et compte de nombreux degrés d’intervention. L’administrateur affirme que les exemples de manifestations de la corruption ne manquent pas : elle a même cours dans les milieux scolaires et universitaires, car beaucoup d’étudiants achètent leurs diplômes au lieu de fournir les efforts nécessaires à leur réussite. Des professeurs, mal rémunérés par l’Etat, y voient un moyen pour arrondir leurs fins de mois et n’hésitent pas à cautionner ces pratiques hautement répréhensibles. «Le personnel et la Banque peuvent et doivent servir de modèle pour le continent africain,» a conclu l’administrateur.

Le personnel de la Banque et le grand public peuvent se servir des lignes téléphoniques d’urgence sécurisées mises en place par IACD pour signaler des cas de fraude, corruption, coercition et collusion ou des cas d’inconduite de la part du personnel de la Banque au sein de la Banque ou dans les activités financées par elle.

IACD acceptera toutes les informations, qu’elles soient données à titre anonyme ou à découvert. IACD fera tout son possible pour protéger le caractère confidentiel des informations fournies ainsi que l’identité de ceux qui les fournissent.


Donald Kaberuka reminded people that the time had  come for the Bank to consider means of attaining “Development Effectiveness.” He also said development is a function of many parameters,  and as such there is need to consider building institutions that will assist in managing the Bank’s resources that are put in various sectors in the development programmes. In this context, Mr Kaberuka reiterated the need for the Bank to build strong governance programmes that can best detect some of the reasons behind the escalating costs in the building infrastructure in most of the Bank-financed projects. He then called on the Integrity and Anti-corruption department (IACD) to consider looking at infrastructure and natural resources projects, and see if there is a link between the inputs that are invested and outputs realized from the investments.

The president also urged IACD to work with other departments in the Bank such as the governance department (OSGE) to fight corruption effectively. He also called on task managers and field office staff to work closely with the IACD to prevent corruption and fraud before they occur. On this point he stressed the need for task managers and project managers to have a strong sense of ownership and ensure that they flag out fraud and corruption indicators in various Bank portfolios under their charge. Mr Kaberuka concluded by reminding everyone that he fully supports the anti-corruption and anti-fraud drive so that Bank’s resources are utilized effectively to develop the continent.
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Vice-chair of the Transparency International board of directors, and guest speaker for the event, Mr. Akere Muna

As a preamble, Mr. Akere Muna informed the house that the payment of bribes and all corrupt activities in whatever form, may seem simple but may destroy society. He commended the Bank for its efforts in the anti-corruption and fraud campaign and stressed the need for a collective approach in fighting the scourge. On the Bank’s “Whistleblowing and complaints handling policy”, Mr. Muna further commended the Bank’s management for coming up with the policy adding that this will go a long way towards exposing the malpractices. He added that the policy will also act as a corruption and fraud preventive tool. He advised the Bank to ensure that the policy is disseminated to the grassroots level (where most of the Bank-financed projects are implemented)  to ensure that people at all levels including complainants and whistleblowers have sufficient knowledge of what is contained in the policy.
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Vice-president Charles Boamah

The VP reminded the house that corruption is an “evil” which cuts across all sectors of life. He said corruption exists in both developed and developing nations and hence there is a need for collective effort to fight it. He reminded everyone of the Bank’s efforts in the areas of domestic resource mobilization and further explained that in developing nations corruption poses as a major setback given their dependence on aid. He concluded by encouraging everyone to join the fight against corruption and ensure that the Bank’s resources are used for the intended purposes.
 
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Vice-président Kordjé Bédoumra

Quel est l’impact de la corruption sur les activités de la Banque et le développement du continent?

L’effet désastreux de la corruption sur le développement du continent est suffisamment connu de tous, y compris des corrompus eux-mêmes, qui s’en cachent. La Banque évolue dans un monde où la corruption existe et ses activités ne peuvent pas ne pas être confrontées à ce fléau. Le plus important est d’être conscient du risque et de prendre les mesures nécessaires. La Banque a toujours lutté contre la corruption. Cependant ces cinq dernières années, sous l’impulsion du président Kaberuka et du soutien du Conseil d’administration, la Banque s’est dotée de moyens et instruments plus systématiques et cohérents pour accroître sa lutte contre la corruption. Une politique de dénonciation des fraudes et de la corruption a été adoptée, et un département dédié à la lutte contre ce fléau a été créé et équipé des instruments nécessaires pour conduire à bien sa mission. La Banque est partie prenante des mécanismes mis en place par les institutions multilatérales de développement pour coordonner leurs efforts dans la lutte contre la corruption et sanctionner les personnes et firmes coupables de corruption. La Banque elle-même adopte les mesures les plus rigoureuses, et ne tolère aucune implication de son personnel dans des actes de fraude et de corruption. Elle a été obligée malheureusement cette année de se séparer de cinq de ses fonctionnaires dont la culpabilité a été établie.  

Est-il possible de lutter contre la corruption lorsque celle-ci est profondément ancrée dans les mœurs ?

Je peux affirmer que la corruption n’est certainement pas ancrée dans les mœurs des membres du personnel de la Banque. Au niveau du continent et du monde entier, il y a unanimité sur la nécessité de lutter contre la corruption. Les progrès réalisés par la société civile et la presse dans la dénonciation de la corruption, les décisions courageuses de justice prises dans certains pays, accompagnées de mécanismes de plus en plus crédibles de lutte contre la corruption, montrent qu’il n’y a aucune fatalité. Les mœurs dans ce domaine sont plutôt acquises, souvent  avec l’influence des corrupteurs puissants, et il est fort possible de s’en départir. Les traditions africaines ne font pas l’apologie du vol et des pillages des biens collectifs de la communauté. Le défi le plus important de nos jours, c’est de nous inspirer de cette culture de respect du bien commun, de lutter effectivement contre l’impunité et la banalisation de la corruption, et de ne pas l’admettre comme une fatalité. Nous pouvons faire quelque chose, et que chaque membre du personnel dise  « non » dès aujourd’hui et réponde positivement à l’appel d’IACD.   
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« Le personnel et la Banque peuvent et doivent servir de modèles pour le continent africain » - Abdelhak Benallegue, administrateur à la BAD

 En tant qu’administrateur du Groupe de la Banque, nous nous réjouissons de voir comment l’institution fait de la corruption son cheval de bataille dans les projets qu’elle finance. La sensibilisation du personnel est très importante. Nous pensons que les uns et les autres doivent comprendre les mécanismes de la corruption et les moyens de lutter contre elle.  La corruption est l’affaire de tous. Pour nous, il faut éduquer la jeunesse à la base et faire en sorte que la société civile ainsi que les organisations non-gouvernementales jouent pleinement leur rôle. La corruption en Afrique touche de nombreux domaines et compte de nombreux degrés d’intervention. Le personnel et la Banque doivent servir de modèles pour le continent africain.

La corruption a généralement cours dans nos administrations en Afrique et il n’est pas rare que les citoyens paient des pots-de-vin pour obtenir plus rapidement des papiers administratifs, notamment, les titres fonciers ou cartes d’identité nationales. Dans un certain sens, la lenteur de l’administration africaine a favorisé l’expansion de la corruption. Le développement de la corruption a habitué les fonctionnaires au gain facile.

La corruption a même cours dans les milieux scolaires et universitaires, car beaucoup d’étudiants achètent leurs diplômes au lieu de fournir les efforts nécessaires à la réussite. Les professeurs, mal rémunérés par l’Etat, y voient un moyen pour arrondir leurs fins de mois et n’hésitent pas à cautionner ces pratiques hautement répréhensibles. Les exemples de manifestations de la corruption ne manquent pas : payer une infirmière pour avoir une chambre d’hôpital décente, pratiquer l’évasion fiscale en corrompant les fonctionnaires concernés, importer un bien sans s’acquitter des droits de douane, etc.  

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“Capacity building will help fight corruption” – Chamunorwa B. Chidyamoto

Obviously public education and awareness come up as the primary tools any organization need in order to combat fraud and corruption. However, in the context of the Bank, given our wider area of operation and the diversity of our operations, we can be more effective by strengthening and capacitating the relevant departments. Internal capacity is critical because we can focus on preventative measures and make fraud and corruption unattractive in the first place. In the specific case of IACD, and to a certain extent, Audit, Management should consider outsourcing an oversight role to an external and independent body for quality control. That way, the fight against these cancerous crimes will have an independent and international flavour, much to the benefit of the Bank.

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« Le tribunal administratif peut jouer un rôle de prévention dans la lutte contre la corruption» - Lipou Massala, Secrétaire executive du Tribunal administratif

Question : Quel rôle le Tribunal administratif de la BAD peut-il jouer dans la sensibilisation à la responsabilité du personnel, étant entendu que la lutte contre la corruption doit se faire en amont comme en aval ?

Le tribunal administratif peut effectivement jouer un rôle par l’information, en s’associant à toutes les activités de formation et d’information en direction des membres du personnel, nouveaux et anciens, et quels que soient leur grade ou leur position à la Banque (personnel d’appui, personnel professionnel, managers). Il faut porter à la connaissance des uns et des autres les textes de la Banque qui instituent les obligations, les devoirs mais aussi les droits de tous les membres du personnel. Il s’agit d’un rôle de prévention qui est également joué par la mise à disposition des décisions rendues à la suite des enquêtes du département de l’Intégrité et de la lutte contre la corruption (IACD) ayant donné lieu à des sanctions à l’encontre d’un membre du personnel.
Enfin, il serait souhaitable de ne pas attendre le prononcé d’une décision, qui est l’étape ultime de ces procédures, mais plutôt de réfléchir ensemble à la manière d’attirer l’attention sur certaines procédures en cours, sans porter atteinte à la confidentialité qui doit entourer aussi bien les enquêtes et les investigations de l’IACD que des procédures instruites au Tribunal. Cette information peut revêtir plusieurs formes, notamment des alertes ponctuelles à travers le journal électronique interne de la Banque (La Banque en Action) ou Intranet. 

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“We, the youth of this continent have to begin to envisage a new Africa” - Kazeem Shina Ogundele, Benefits Assistant, HR Department

Fighting corruption is everybody’s affair.  Are you of the view that the youth need to be basically educated?

All hands need to be on deck to effectively fight corruption. With specific reference to the Bank’s operations, the various departments responsible for its operational risks namely the Internal Control, Internal Audit as well as the Integrity and Anti-Corruption Departments (IACD) need to work as a team in creating a viable control environment which would set the moral tone for the conduct of  AfDB  business. They will in turn influence the control consciousness of all stakeholders, particularly Bank staff. What this means in a nutshell is that a cross-fertilization of ideas among these key departments of the Bank in terms of exchange of programmes and policies, sensitization of staff members through  seminars or workshops will further educate staff member on the roles expected of them as regards fraud and corruption, in the form of whistle-blowing or any other mechanism.

On the roles of youth, I am of the opinion that there is an immediate need for generational-shift from what is presently obtained. We, the youth of this continent have to begin to envisage a new Africa. Not the Africa that has continually depended on foreign aids(in the midst of abundance),but the Africa that could be self-reliant in the sources and application of our resources. A continent that will collaborate with other nations on partnership, not for aids. There is apparently the need to ignite this consciousness in the youth.

How can corruption affect your job and the continent?  

I will rather re-phrase this question as how corruption has affected my job and the continent. To start with, the effect of corruption on my job is a function of my consciousness of necessary controls required to prevent risk in the discharge of my duty. And the potential effect of either lack of awareness or negligence will apparently lead to the loss of Bank’s asset, which could further affect the Bank’s continued existence.

As regards the effect on the continent, this is enormous. It will and has affected the provision of basic infrastructures needed for human existence. Like I said earlier, it has accounted for why we continually clamour for aids, while individuals on the continent have stolen funds in millions and billions of dollars.

Any advice to staff, colleagues and friends?

My advice for staff and colleagues is to acquaint themselves with the anti-corruption document and tools of the Bank; so that we could be active players in combating fraud and corruption, both within and outside the Bank.

Fighting corruption is everybody’s affair.  Are you of the view that the youth needs to be basically educated?

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“Think of millions of people on the continent that are dying in hospitals due to lack of drugs” Cyril Laston Mahere, HR expert

Corruption has been defined as an agreement between two or more persons, sometimes illegal and therefore secretive, to limit open competition by deceiving, misleading, or defrauding others of their legal rights, or to obtain an objective forbidden by law typically by defrauding or gaining an unfair advantage. Corruption is a disease of the mind and therefore the youth needs to be educated on the evils of corruption. The youth needs to be given practical examples of what corruption has so far done to Africa. As the world is increasingly becoming small through modern technology, the youth of today are able to view the level of development in countries that have said no to corruption. Building on this, the youths who are the future leaders of the continent, can be convinced to resist corruption. Fighting corruption is not only the battle for those in authorities but for all responsible citizens who love their nations and the continent at large.

Question: Corruption also affects schools and universities.  As a human resources expert, how can corruption affect your job and the continent?

It is true that corruption also affects schools and universities. Corruption in schools and universities is practiced at different levels as below:

Selection of candidates entering secondary schools where children and relatives of politicians and government officials are given priority against the deserving children of the voiceless. The result is poor quality of candidates who finally gains entry into the university. This affects the quality of graduates.

Supply of learning materials: Awarding contracts to incapable individuals to supply learning materials to school at inflated prices. Many times the materials are supplied late and of poor quality. This also affects the quality of graduate.

Construction of school block : Awarding contracts to incapable entities to build school blocks because they are friends of politicians or government officials and or companies that belong to politicians/government officials. Work is never completed on time. If completed, it is of poor qualities many times because those inspecting are threatened or have their hands oiled.

All the above negatively affect the quality of graduate at University level which in turn affect the availability of skillful manpower on the labour market. The end result is importation of labour with skills not available on the market at a cost. This also negatively affects the vacancy rate in any organization and slows down the process of development.

Any advice to staff, colleagues and friends?

Every effort must be made to fight corruption. Always think of African children that are failing to go to school due to non-availability of school blocks and learning materials because money meant for these were lost to corruption. Think of millions of people on the continent that are dying in hospitals due to lack of drugs and better medical facilities because two three selfish individuals decided to defraud the nations and the continent. Think about Africa, your country, parents and relatives back to our respective homes who are likely to suffer as a result of corrupt tendencies. Let’s join Management, IACD in fighting against corruption. It is the responsibility of all of us.