BAD-Bénin : 70 millions $ pour doper l’infrastructure agricole, la sécurité alimentaire et créer de la richesse

16/01/2014
Share |

Le Groupe de la BAD va investir près de 70 millions de dollars EU, soit 34 milliards de francs CFA, dans le Projet d’appui aux infrastructures agricoles dans la Vallée de l’Ouémé (PAIA-VO), au Bénin, en vue d’améliorer la sécurité alimentaire dans le pays et de créer de la richesse.

Ce financement s’est concrétisé le 9 janvier 2014 à Tunis, avec la signature de deux accords – l’un de prêt, l’autre de don –, respectivement de 61 millions et 820 000 dollars EU, ratifiés par l’ambassadeur du Bénin en Tunisie, Boubacar Ouédraogo, et le vice-président chargé des opérations de la BAD, Aly Abou-Sabaa,.

Novateur, le projet est porteur de transformation et créateur de richesses : il contribuera, pour l’essentiel, à promouvoir l’entreprenariat agricole et l’emploi des jeunes, à travers l’appui à l’implantation et au développement de deux centres régionaux de formation. Il aidera également à accroître durablement tant la productivité que les revenus agricoles de zones peu développées, mais dotées d’un fort potentiel lié aux terres fertiles que recèle la vallée de l’Ouémé.

Le vice-président Abou-Sabaa s’est félicité de ce que le projet cible une zone défavorisée du pays, aux plans économique et social, soulignant que les solutions techniques retenues dans le cadre du PAIA-VO reposent sur des normes qui garantissent la pérennité des investissements, tout en assurant que les bénéficiaires s’approprient le projet.

« En soutenant le PAIA-VO, les interventions de la Banque contribueront à créer de la richesse dans la Vallée de l’Ouémé, à juguler les disparités régionales et sociales, à promouvoir l’emploi des jeunes et à renforcer la résilience au changement climatique dans cette région », a indiqué le vice-président.

L’ambassadeur Boubacar Ouédraogo, quant à lui, s’est appesanti sur l’impact du projet, qui, a-t-il indiqué, aura un impact direct sur une population importante, comptant des milliers de femmes et de jeunes. Le PAIA-VO, a-t-il soutenu, est transformateur, vu qu’il permettra d’améliorer les techniques et pratiques agricoles en vigueur, optimisera l’aménagement hydroagricole et la sécurisation foncière de 5 000 ha. « Le projet stimulera également la réalisation d’infrastructures de stockage, de commercialisation et de désenclavement », a ajouté l’ambassadeur, précisant que plus de 2 500 jeunes seront installés sur des terres et dotés de moyens d’exploitation modernes. L’Ouémé est la vallée la plus fertile du Bénin, et présente un fort potentiel hydroagricole. Aussi pourrait-elle s’imposer comme le pôle agricole de tout le pays, voire de la sous-région. De fait, le potentiel des terres agricoles de la zone s’élève à plus 70 000 ha, mais dont moins de 30 % sont exploités actuellement.

Dans la lignée des orientations du pays pour la valorisation des vallées, le projet entend donc servir de catalyseur au développement agricole de la zone, en favorisant une meilleure maîtrise de l’eau, le renforcement des infrastructures socioéconomiques et la promotion de trois filières porteuses : riz, maïs et maraîchage.