Banking Operations Via Mobile Phone represents 25% of GDP », says a US based NGO

25/05/2010
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Rédigé par Gilbert Toppe

Abidjan, 24 mai 2010 - Le responsable de l’initiative de croissance économique et le développement de l’Afrique, une organisation basée aux USA, M. Mwangi S. Kimenyi a expliqué lundi 24 mai 2010 au cours d’un atelier consacré au Consortium africain pour la recherche économique, dans le cadre des Assemblées annuelles de la BAD à Abidjan, que le système de banque via la téléphonie mobile au Kenya représente 25% du PIB’’.

Selon lui, ce système de transfert d’argent est très répandu dans le pays de telle sorte que toutes les couches sociales de la population, y compris les pauvres, utilisent ce service. Avec presque 65 000 utilisateurs, M-pesa, le transfert d’argent par téléphone portable mis à disposition par Safaricom, leader des opérateurs mobiles au Kenya, permet à ses abonnés d’envoyer et de recevoir de l’argent via leur téléphone.

Les fonds peuvent ensuite être retirés dans les magasins de téléphonie mobile sur tout le territoire kenyan essentiellement. Les transactions concernent les transferts d’une personne à une personne, les transferts vers les entreprises pour le payement des factures par exemple et le transfert vers les zones rurales. ‘

‘Grâce à ce système bancaire, les banques qui ne parlaient pas aux pauvres commencent à courtiser ces personnes qui étaient jusque-là exclues’’, a souligné M. Mwangi, arguant que tout le monde a désormais accès à ce service financier qui a changé la vie de millions de Kenyans.

Les utilisateurs de M-pesa peuvent de ce fait envoyer jusqu'à 35 000 shillings kenyans soit 525 dollars par transaction et garder sur un compte virtuel près de 50 000 shillings kenyans pour un usage ultérieur.

L’envoi et la réception d’argent coûtent jusqu'à 170 shillings, ce qui représente bien moins que le prix pratiqué par les agences de transfert de fonds qui demandent presque 10% du montant envoyé. Il a cependant reconnu que quelques risques existent dans l’utilisation ce système, à savoir des risques de fraude et de manque de liquidité financière face à une forte demande de transfert d’argent.

Selon lui, pour lutter contre ces risques, il faut créer un cadre de dialogue avec tous les acteurs qui interviennent dans ce secteur, notamment, le gouvernement kényan, le Trésor public, les banques et les opérateurs de téléphonie mobile pour la mise en place d’un cadre institutionnel devant réguler ce secteur de lutte contre la pauvreté qui est en pleine croissance au Kenya.