Financement des infrastructures - « Les investisseurs investissent dans la confiance », indique le président de la BAD, Donald Kaberuka

16/06/2014
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Le sommet de Dakar sur le financement des infrastructures en Afrique qui s’est tenu à Dakar ( Sénégal) du 14 au 15 juin 2014 s’est penché sur le meilleur moyen de convaincre les investisseurs privés, nationaux comme étrangers, à s’engager dans le financement d’ouvrages structurants.

Au cours du panel qu’il a dirigé le 15 juin, et qui portait sur « la mobilisation des ressources financières intérieures au service du développement des infrastructures », le président de la Banque africaine de développement (BAD), Donald Kaberuka, a indiqué qu’aucun investisseur ne venait dans un pays où son investissement courait un risque quelconque.

Il a insisté sur le fait  «les gens n’investissent pas dans des projets, ils investissent dans la confiance qu’ils ont dans un pays, dans la confiance qu’ils portent à ses institutions et à la certitude que les règles et procédures ne vont pas changer en cours de partie. Nous devons, pour attirer les investisseurs, leur assurer que leur argent est en sureté chez nous.»

Kaberuka a également encouragé les pays à prendre des mesures radicales, pour consacrer les ressources des pays aux besoins essentiels des populations. Selon le président de la BAD il n’est  pas normal, que 50 ans après les indépendances, « l’Afrique soit encore obligée de mendier pour le financement de son développement. Il est temps que l’Afrique finance elle-même ses projets de développement ».

En plus des risques politiques, le panel a relevé l’intérêt de mettre en place une fiscalité adéquate. Le président de la BAD a ainsi cité en  exemple le Nigéria qui a su mettre fin à certaines subventions sur des produits et services comme l’eau.  Cela qui a permis de dégager des ressources indispensables pour des secteurs comme la santé, l’éducation, ainsi que la lutte contre la pauvreté. « Quand des mesures de ce type sont prises, les investisseurs, locaux comme étrangers, affluent », a conclu Kaberuka.