France Will Support AfDB Group and its President to Meet New Development Challenges

14/05/2010
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  • La France souhaite que le second mandat du président Kaberuka permette à la Banque de confirmer que le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) constitue dorénavant un acteur de premier plan dans le financement du développement de l’Afrique, au service des populations africaines.
  • Depuis 2005, le président a pu engager une stratégie ambitieuse pour la BAD. La France sera au côté de la BAD et de son président pour répondre aux nouveaux défis de développement.

« La France est un actionnaire fidèle et attentif du Groupe de la BAD… Elle salue la réussite du président Kaberuka, et lui renouvelle sa confiance», a déclaré M. Emmanuel Carrère, administrateur de la BAD pour la France, lors d’une entrevue, à quelques jours des Assemblées annuelles du Groupe de la BAD qui se dérouleront à Abidjan, du 27 au 29 mai 2010.

Lors de cette entrevue, le 13 mai 2010, à l’Agence Temporaire de Relocalisation à Tunis,  M. Emmanuel Carrère a passé en revue la coopération entre la BAD et la France et a évoqué la contribution de son pays au développement du continent africain, ainsi que ses attentes vis-à-vis de l’institution. L’administrateur a également abordé les questions liées à la gouvernance à la BAD sous la direction du président Donald Kaberuka.

«Les relations de la France avec la BAD sont excellentes… La France a toujours été un partenaire fidèle de la BAD, dans les bons moments comme dans les moments plus difficiles », a souligné l’administrateur pour la France, expliquant que son pays, quatrième actionnaire non-régional de la Banque, est aussi parmi les tous premiers contributeurs au Fonds africain de développement (FAD), et ce de manière constante, 3ème contributeur en cumul historique et 2ème contributeur au FAD-11, en cours.

Selon M. Emmanuel Carrère, la France partage avec la BAD une vision ambitieuse pour l’Afrique, pour soutenir la croissance, lutter contre la pauvreté et apporter aux populations africaines plus d’emplois, plus de santé, plus d’éducation et plus de sécurité alimentaire. Il explique que : «La France consacre la part la plus importante de ses ressources bilatérales d’aide au développement à l’Afrique, 60 % des ressources budgétaires de notre aide étant destinées à l’Afrique sub-saharienne… Elle soutient les efforts d’intégration régionale, et accorde une attention particulière aux pays fragiles, en crise ou en sortie de crise», a ajouté M. Carrère.

Abordant la question de la gouvernance de la BAD sous la direction du président Donald Kaberuka, M. Carrère a déclaré que : « Depuis son élection en 2005, M. Kaberuka a engagé une stratégie de croissance de la BAD, à la fois réaliste et ambitieuse… En étroite concertation avec les actionnaires, le président a pris le temps de réformer l’institution pour la préparer à une croissance rapide de ses activités».

Dans ces conditions, a poursuivi l’administrateur, «le président a pu engager une stratégie ambitieuse pour la BAD, en renforçant ses ressources, en accroissant ses capacités opérationnelles, et en adaptant sa stratégie aux nouveaux besoins de l’Afrique ».

Cependant, note l’administrateur Emmanuel Carrère : «Nous restons réalistes et vigilants : rien n’est jamais acquis… L’étape nouvelle que nous franchissons cette année suscite de nouvelles exigences en termes de réformes et d’efficacité », avant de conclure : «La France salue la réussite du président Kaberuka, et lui renouvelle sa confiance, en y associant naturellement son conseil d’administration et l’ensemble de ses personnels… La France sera aux côtés de la Banque et du président pour répondre aux nouveaux défis… Elle souhaite que le second mandat du président Kaberuka permette à la Banque de confirmer que le Groupe de la BAD constitue dorénavant un acteur de premier plan dans le financement du développement de l’Afrique, au service des populations africaines».

Outre ses contributions à la BAD et au FAD, la France est aussi parmi les tous premiers contributeurs aux initiatives verticales dans le domaine de l’eau-assainissement gérées par le groupe de la Banque (Initiative pour l’alimentation en eau et l’assainissement en milieu rural, Facilité africaine de l’eau).

Ces assemblées annuelles 2010 de la Banque africaine de développement et du Fonds africain de développement  représentent un événement important, tant pour la BAD que pour la Côte d’Ivoire. Elles rassembleront, sur deux jours, 77 pays, dont 53 pays africains et 24 pays non africains (en l’occurrence les ministres de l’économie et/ou des finances) pour discuter des activités de l’institution et pour donner des orientations à sa direction pour l’année en cours.