Improving Statistical Analysis to Better Measure Development Results

27/05/2010
Share |

Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) a organisé, mercredi 26 mai 2010,  à Abidjan, un séminaire de haut niveau sur le thème : «Mesurer le développement dans les économies basées sur les ressources naturelles et les économies rurales ou informelles».

Les discussions ont permis de démontrer la dichotomie entre deux perspectives (macroéconomique et microéconomique). La rencontre visait, entre autres, à comprendre : Comment la BAD pourrait-elle encore aider les pays africains à améliorer la concordance entre les statistiques et les objectifs nationaux de développement, en traduisant des améliorations en termes de bien-être pour leurs populations?  Quelles sont les améliorations les plus urgentes à apporter aux instruments existants de mesure de la performance économique, nécessaires aux décideurs politiques de mieux faire correspondre les stratégies nationales de développement et la réalité sur le terrain?

Deux vues se dégagent des discussions : une macroéconomique et une  autre microéconomique. Les deux experts (François Roubaud, directeur de la recherche à l'Institut de recherche pour le développement (IRD), France; et Moubarack Lo, directeur d’Emergence Consulting Group, Sénégal) ont expliqué comment l’utilisation du produit intérieur brut (PIB) ou tout autre indicateur agrégé de la performance économique peut se révéler trompeur, en tant qu’instrument de mesure du bien-être social.

La présentation de François Roubaud a porté sur l’analyse du système de la comptabilité nationale, celle du travail et le rôle du secteur informel. Elle a également mis en exergue la dichotomie entre les chiffres proposés sur la performance des économies africaines et la réalité sur le bien-être et la qualité de vie. «Les chiffres proposés sont lacunaires et contradictoires sur la performance des économies africaines», a-t-il souligné. Il précise que: «Le bien-être des populations n’est pas lié au salaire qu’elles touchent… on peut toucher un salaire important et ne pas avoir une vie de qualité».

Moubarack Lo, quant à lui, propose l’indice synthétique. Selon l’expert, il s’agit d’une invitation à investir massivement dans le développement des capacités, afin de produire des statistiques à jour sur le niveau de vie des ménages, le développement social et d’autres mesures du bien-être. «La Banque devra investir massivement dans le développement social», a-t-il insisté.

Le séminaire de haut niveau s’inscrit dans le cadre des activités de recherche de la Banque, en ce qui concerne le partage d’expériences sur les questions liées au développement. Elle a mobilisé près de 150 participants comprenant des chercheurs, des représentants des médias, de la société civile, des décideurs politiques et des secteurs privé et bancaire.