International Women’s Day: "Gender Equality is an Economic and Social Imperative," Says Sunita Pitamber, Fragile States Unit

08/03/2011
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A l’instar de toutes les organisations internationales, le Groupe de la BAD va célébrer, le 8 mars 2011, à Tunis et dans ses 26 bureaux régionaux, la journée internationale de la femme. Ce 8 mars marque également le centenaire de cette commémoration. Cette journée permet de faire le point sur les progrès réalisés par les femmes dans tous les coins du monde et se concentre sur ce qui peut encore être fait afin d'apporter une plus grande égalité et justice pour tous.

A l’échelle internationale, des activités sont organisées pour marquer les acquis enregistrés par les femmes sur les plans économique, politique et social. En 2010, la commémoration s’est déroulée sous le thème «Mêmes droits, Mêmes chances : Progrès pour tous ».  Entre autres sujets au cœur des débats à la BAD cette année : Défis et succès de la promotion de l’éducation des filles en Afrique ; Femmes Science et Technologie : parité homme-femme à la Banque aujourd’hui ; Promotion de l’éducation et de l’emploi des filles et des femmes. Incontestablement, l’autonomisation des femmes est essentielle pour que la BAD puisse mener à bien sa mission de développement.

Plusieurs interventions sont attendues ce 8 mars 2011, notamment celles de M. Nkosana D. Moyo, COO et vice-président de la BAD, de représentants d’organisations internationales, d’universitaires, de la société civile et d’experts de la BAD. La rencontre sera également une occasion pour le lancement du Fonds du réseau des femmes de la BAD pour l’éducation des femmes, ainsi que du magazine des femmes-BAD «G-Dynamics».

Pour Mme Sunita Pitamber, chef de l’unité des Etats Fragiles, l’égalité pour les femmes et les filles est un impératif économique et social. «Tant qu’elles (Ndlr : les femmes) n’auront pas été libérées de la pauvreté et de l’injustice, la réalisation de tous nos objectifs, notamment, la paix, la sécurité, le développement durable, sera aléatoire», a-t-elle indiqué.

Il existe déjà dans plusieurs contrées en Afrique, de nombreux exemples de progrès, dus en large partie aux efforts conjugués de la BAD, des gouvernements et de la société civile.  Nous nous réjouissons de noter que de nombreuses filles vont maintenant à l’école, notamment au niveau de l’enseignement primaire, et que des femmes dirigent des entreprises ou sont membres d’un gouvernement », a affirmé Mme Pitamber. De plus, un nombre record de femmes africaines sont sur les « starting blocks » des élections présidentielles. D'autres succès des actions de la BAD incluent une aide pour former des milliers d'enseignantes, ainsi que la mise à disposition de micro-prêts aux femmes dont nombre ont utilisé ces financements pour démarrer leur entreprise ou pour élargir les activités d'entreprises déjà existantes.

Cependant, insiste-t-elle : «Il reste encore beaucoup à faire... La mortalité maternelle reste à un niveau inacceptable, trop peu de femmes ont accès à la planification familiale et la violence contre les femmes, en particulier, la violence sexuelle lors des conflits est généralisée, est toujours un motif de honte dans notre continent en particulier».

La rencontre sera agrémentée par une prestation musicale de l’artiste Pierrette Adams, lors d’un cocktail offert par le secrétariat général de la BAD, à l’occasion de la célébration de cette journée.