Interview with Mr Calixte d'Offay, Secretary General, Indian Ocean Commission

03/09/2009
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«Ma visite à la BAD vise à mieux faire connaître la COI … et lui faire part de nos préoccupations, à obtenir un soutien de cette institution dans nos projets… », a déclaré le Secrétaire général de la Commission de l’Océan Indien, M. Calixte D’OFFAY, à sa sortie d’audience avec le président du Groupe de la BAD, Donald Kaberuka.

Question : Ambassadeur Calixte D’OFFAY, pouvez-vous présenter aux lecteurs de la BAD et d’Afrique la Commission de l’Océan Indien dont vous êtes Secrétaire Général ?

Réponse : La Commission est une organisation intergouvernementale qui regroupe cinq pays, notamment, l’Union des Comores, la France (Réunion), Madagascar, Maurice et Les Seychelles. En fait la COI existe depuis au moins 25 ans. C’est aux Seychelles que l’accord a été signé à Victoria en 1984, lançant officiellement les activités de la COI. C’est une commission qui met l’accent sur sa spécificité insulaire. C’est une commission qui met l’accent sur le développement. C’est la seule organisation qui existe dans la région sur le plan du continent africain. Notre rôle est de nous assurer que les spécificités de toutes ces îles région soient prises en compte dans les débats internationaux, régionaux, mais aussi dans le contexte mondial. C’est pour cela que nous mettons en œuvre des projets de développement durable. La COI dispose d’un cadre stratégique qui porte sur l’environnement, la coopération économique et commerciale, le développement économique, humain et la culture.  La plupart des projets portent massivement sur la mer. La mer sert de trait d’union entre les îles.

Question : Votre visite au Groupe de la Banque à Tunis, intervient à un moment où vos pays mandants ont de nombreux défis de développement à relever, notamment les questions liées à la dégradation de l’environnement, à l’énergie, l’éducation, la connectivité, le développement du commerce et la promotion de la femme. Qu’attendez-vous de cette visite à la Banque au cours de laquelle vous rencontrerez plusieurs responsables, y compris le Conseil d’administration ?

Réponse : Les défis que vous mentionnez sont réels, et ils découlent directement de la situation géographique de nos pays. Ajouté à cela, il existe d’autres défis : il y a l’éloignement, il y a des petits marchés. Un des grands défis des petites îles, c’est de s’adapter à la mondialisation. Tout est global. Les défis climatiques touchent tous les pays du monde, mais les questions liées au changement climatique, par exemple touchent directement les Etats insulaires, en raison de leur situation géographique. J’en ai discuté avec le président Kaberuka de la BAD. Il s‘agit d’un problème mondial et nous devons faire en sorte que ces pays se préparent pour qu’ils soient adaptés à ce changement climatique.

Question: Quelle est la teneur des discussions que vous venez d’avoir avec le président Kaberuka ?

Réponse : Bien entendu, j’ai eu l’honneur d’être reçu par le président Kaberuka, malgré son agenda très chargé. La BAD est évidemment l’institution financière africaine la plus importante de la région. C’est également un centre de savoir, de recherches et la voix prépondérante pour les enjeux de développement au plan africain – et les pays de la COI sont membres de l’Union africaine. Ma visite vise à mieux faire connaître la COI auprès de la BAD et lui faire part de nos préoccupations, à obtenir un soutien de cette institution dans nos projets, ce, pour nous permettre de mettre en place un accord. Ce sera en fait un pas positif, si nous arrivons à mettre en place un accord entre la COI et le Groupe de la BAD. Il faut noter que la BAD dispose d’un projet relatif au VIH-SIDA depuis 2005. Nous souhaitons aller au-delà de ce projet et avoir un accord plus élargi dans le cadre des défis auxquels nous avons à faire face dans les Etats de la Commission de l’Océan Indien. Je vous remercie.