Interview with Ms Diarra Mariam Flantié Diallo, Minister, Information and Communication Technology, Mali

20/07/2009
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Question : Madame la ministre, quels enseignements tirez-vous de cette conférence et dites-nous comment les nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) peuvent aider l’éducation en Afrique ?

Réponse : Face à la crise financière mondiale, donc la rareté des ressources financières et les défis énormes de l’éducation, il y a lieu de trouver les solutions innovantes : augmenter les ressources internes, mobiliser l’aide externe et adapter un programme un programme cohérent pour la formation des enseignants et des jeunes en vue d’une adéquation parfaite entre la formation et l’emploi. A ce jour, il y a lieu de revoir la stratégie pour  d’une part, mettre l’accent sur la formation professionnelle, technique et technologique à chaque étape de cycle de formation afin d’insérer la déperdition en vue de la réduire. D’autre part, il faut créer des centres d’excellence de technologie sous-régionale pour la formation des jeunes, de qualité,  par le renforcement des capacités de l’administration publique et privée, le renforcement du secteur privé qui créé de l’emploi pour les jeunes, distribue les revenus et renfloue les caisses de l’Etat à travers la fiscalité voir l’amélioration de la trésorerie Enfin, il s’agit de réinjecter une partie des recettes de la privatisation par l’octroi de licences de télécommunications en développant le secteur des télécoms et des nouvelles technologies qui sont un secteur porteur dont le retour sur investissement est garanti et améliorer la compétitivité dans tous les domaines.

Il est temps que l’Afrique prenne son destin en main, en se prenant en charge à travers des secteurs stratégiques porteurs et locomotive pour tirer les autres secteurs. En somme, cette locomotive doit s’appuyer sur des leviers  rassurant les partenaires qui s’engagent à accompagner les infrastructures et le renforcement du capital humain  afin de rendre les ressources financières internes et extérieures efficientes. Les autorités doivent transformer la crise financière actuelle en une opportunité à saisir pour le bonheur de l’Afrique qui, au passage, n’est pas à l’origine de la crise mais la subit.