Interview with Pedro Francisco Tombwele, AfDB Alternate Executive Director for Angola, and Senior Advisor to the Minister of Planning, Angola

11/11/2009
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Pedro-Francisco-Tombwele

Question : Quelles sont vos attentes en participant à cette conférence économique ?

Réponse : La crise financière qui a frappée l’Afrique et le monde n’a pas laissé l’Angola en reste. Pays producteur et exportateur de pétrole, l’Angola a été également fouetté de plein fouet par la crise. Notre présence à Addis-Abeba, Ethiopie, a pour objectif d’écouter les économistes chercheurs, discuter avec eux et partager nos expériences. Ensuite, nous ferons des recommandations concrètes à nos responsables.

Cependant, mon pays avait déjà pris des dispositions avec des mesures stratégiques pour juguler l’impact de cette crise, entre autres, en révisant les objectifs de son plan national, qui visait à suivre scrupuleusement, les indicateurs de performance des secteurs générateurs de revenus pétroliers et diamantifère ; et en mettant en place un programme de diversification destiné à contribuer à la baisse de l’apport du secteur financier. 

Comme vous le savez, c’est dans cadre d’échange intellectuel comme celui-ci, que nous confronterons les points de vue, et pour davantage puiser du réservoir de connaissance et de savoir que représente la BAD. La BAD et la CEA ont pris une initiative salutaire de permettre aux intellectuels africains et mondiaux de se retrouver et de réfléchir sur les questions de développement du continent. Nous attendons beaucoup de cette conférence et félicitons les organisateurs de la BAD et de la CEA, sans oublier la contribution de la Commission de l’Union africaine. Merci à tous ceux qui contribuent à ces débats.

En conclusion, je suis confiant du fait que nous passerons des grandes théories économiques au pragmatisme productif, pour que la cinquième conférence soit dédiée au partage des expériences concrètes après les différentes crises qui, jusqu’ici, n’ont ménagé aucune économie.