La Facilité africaine de l’eau apporte son soutien au développement socioéconomique de la plaine de la Ruzizi, promouvant l’intégration régionale

05/08/2015
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La Facilité africaine de l’eau (FAE) a annoncé récemment, avoir approuvé un don de 1,9 million d’euros à la Communauté économique des pays des grands lacs (CEPGL), laquelle réunit le Burundi, la République démocratique du Congo (RDC)  et le Rwanda. Ce afin de soutenir son programme de développement de la plaine de Ruzizi. Ce projet vise à stimuler l’agriculture dans la région, afin d’en faire une activité économique viable et générant des profits, qui pourra bénéficier à près d’un million d’habitants.

Le don de la FAE financera des études d’élaboration du Programme régional de développement intégré de la plaine de la Ruzizi que promeut la CEPGL depuis 2012. Ces études doteront la Communauté d’un outil de planification ainsi que des études  pour guider l’exécution des infrastructures prioritaires pour l’aménagement de la plaine de Ruzizi.

Le Programme régional de développement intégré de la plaine de la Ruzizi mènera entre autre aux résultats suivants :

  1. la résolution des problèmes liés à la législation foncière, de sorte d’accroitre la superficie de la production agricole ;
  2. l’introduction de nouvelles technologies et la construction d’infrastructures agricoles appropriées, pour valoriser les ressources en eau et en terres ;
  3. la création d’un environnement économique favorisant les échanges et l’émergence du secteur privé ; 
  4. la concertation autour de projets de développement présents dans la même zone ;
  5. le renforcement des liens entre les différents maillons de la production agricole ;
  6. l’élaboration de plans d’investissements et de gestion de la plaine pour les moyens et longs termes.

Exploiter le potentiel agricole de la plaine aidera à réduire de façon significative l’insécurité alimentaire de la CEPGL. Très actives dans la production agricole dans les trois pays visés, les femmes constituent la majorité des bénéficiaires du projet.. Elles sont présentes à tous les niveaux : de la  production à la commercialisation des produits agricoles, en passant par leur transport. Dans la mesure où les femmes consacrent l’essentiel de leurs revenus à leur famille, à leurs enfants en particulier, les promoteurs du projet espèrent que l’augmentation des revenus des femmes grâce au développement de l’agriculture irriguée et à l’élevage du bétail,  améliorera  la qualité  de vie et le bien-être des foyers de façon plus générale.

Parallèlement, les jeunes pourront également bénéficier de la création des nouveaux emplois générée par le projet, luttant ainsi contre leur recrutement par des groupes rebelles armés, souvent considéré comme leur seule option de revenus, et un fléau répandu dans la région.  

Le coût total du projet s’élève à près de 2 millions d’euros, dont 1,9 millions euros seront couverts par la FAE.  La CEPGL et les gouvernements respectifs des trois pays membres complèteront le financement.