Présence remarquée de la Banque africaine de développement à Nairobi à l’occasion de la TICAD VI

26/08/2016
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Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) a marqué sa présence à la sixième Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD VI) qui se tient les 27 et 28 août 2016 à Nairobi, au Kenya, grâce à une série d’activités organisées dans le cadre de partenariats, avec la Banque mondiale notamment, dans la journée du 26 août.

L’objectif de la conférence étant de mobiliser et dynamiser l’aide internationale en faveur du développement de l’Afrique, en s’assurant de la prise en main, par les Africains de leur processus de développement, les intervenants, de haut niveau, étaient unanimes. L’Afrique s’approprie son destin, les économies sont résilientes et le continent est le lieu où il faut investir.

Les programmes du TICAD et ceux de la BAD sont en harmonie, car les deux institutions financent des programmes qui favorisent la « croissance inclusive ». Notamment le soutien à l’intégration régionale, à l’essor du secteur privé et l’appui aux Etats fragiles. La Bad étant le principal véhicule de financement des pays africains, le Japon soutient un grand nombre de projets par le canal de la Banque et fournit des appuis à travers une stratégie de croissance tirée par le secteur privé.

La signature, ce vendredi 26 Août, du Mémorandum entre la BAD et JETRO, l’organisation japonaise du commerce extérieur l’atteste. De même, l’annonce faite par la Banque et le Gouvernement japonais de se fixer un objectif commun, celui d’allouer USD 3 milliards pour le développement du secteur privé en Afrique au cours des trois prochaines années. Il s’agit d’une augmentation substantielle des ressources consacrées à la relance de la croissance économique et à la lutte contre la pauvreté. Les ressources seront fournies dans le cadre de la troisième phase de l'assistance renforcée au secteur privé pour l'Afrique (EPSA).

Le Dialogue politique sur le rôle du secteur privé dans la transformation économique de l’Afrique a donné lieu aux rappels des fondamentaux pour attirer les investisseurs: l’amélioration du climat des affaires, la réduction des risques, le développement des infrastructures avec un focus sur l’énergie. Africa50 a également été présenté comme instrument pour mobiliser les ressources pour le développement du continent.

Le Président de la Banque, Akinwumi Adesina, a rappelé l’importance de la mise en œuvre des Top 5 et particulièrement des stratégies qui les accompagnent pour une réelle transformation de l’Afrique. Le secteur de l’agriculture a également donné lieu à des échanges sur les progrès accomplis.

TICAD VI est organisée à un moment très opportun, 2016 étant la première année de mise en œuvre du programme de développement durable des Nations Unies à l’horizon 2030, ainsi que du  premier Plan décennal de mise en œuvre de l’Agenda 2063.  Les discussions qui se poursuivent jusqu’au dimanche 27 Août portent principalement sur des questions auxquelles l’Afrique a dû faire face depuis la dernière conférence TICAD-V en 2013 à Yokohama au Japon en 2013, notamment, l’industrialisation, la santé, et la stabilité sociale.