S.E.M. Henri Djombo, Ministre de l’Economie Forestière, République du Congo-Le prochain défi : attirer d’autres partenaires

19/06/2008
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S.E.M. Henri Djombo, Ministre de l’Economie Forestière, République du Congo-Le prochain défi : attirer d’autres partenaires

Il est un des grands artisans de la promotion de la gestion durable des écosystèmes en Afrique centrale et a joué un rôle clé dans la mise en place du Fonds forestier du Bassin du Congo. En sa qualité de premier président en exercice de la COMIFAC, en fin 2004, il est venu solliciter  la Banque pour qu’elle prenne le leadership dans la gestion des écosystèmes forestiers du Bassin du Congo et en même temps inviter l’institution à participer à la Conférence de Brazzaville en février 2005. A Londres lors du lancement du Fonds comme porte-parole de la COMIFAC (Commission des forêts d’Afrique Centrale), il plaide avec vigueur en faveur de la venue d’autres donateurs, de manière à obtenir des résultats plus durables et d’assurer une meilleure concertation des efforts consentis à la conservation des forêts du bassin.

Question: C’est sûrement un grand jour pour vous que le lancement de ce Fonds, l’aboutissement de plusieurs années d’efforts soutenus pour poser des actions concrètes en faveur de la préservation du Bassin du Congo ?

Réponse: Nous sommes effectivement très heureux de la tenue du lancement du fonds. Je remercie particulièrement le gouvernement britannique, et celui de la Norvège, qui ont joué un rôle clé dans ce processus. Ils ont prêté une oreille attentive à nos demandes et ont eu le courage de miser sur une approche innovante en faveur du développement durable. Car le Fonds, je le rappelle, favorise les propositions innovantes visant à faire en sorte que la forêt soit plus utile comme ressource vivante qu’abattue.

Question: Quel sont selon vous les prochains défis à attaquer ?

Réponse: Il s’agit maintenant d’obtenir des résultats concrets en faveur de la forêt et de ses populations. Un autre défi est de pérenniser, d’assurer une sécurité long terme en matière de financements. La dotation de plus de 200 millions de dollars du Fonds est un excellent départ. Mais les besoins sont immenses. Nous avons besoin d’encore plus de ressources pour atteindre les résultats souhaités, soit d’assurer à la fois la préservation de la forêt, le développement économique et la diminution de la pauvreté. Il s’agit d’un fonds multi donateur, et nous enjoignons donc d’autres partenaires à l’enrichir de leurs généreux apports. Car le Bassin du Congo n’est plus la seule affaire de l’Afrique. C’est un enjeu international prioritaire et nous avons tous la même volonté de sauver notre planète.

Question: Un mot sur le rôle joué par la BAD ?

Réponse: Je voudrais remercier la BAD qui, depuis le deuxième Sommet des Chefs d’État et de Gouvernement d’Afrique Centrale de février 2005, à Brazzaville-ayant pris note de la signature du Traité pour la gestion durable des écosystèmes forestiers du Bassin du Congo-, s’est engagée aux côtés des gouvernements des pays concernés pour la mise en œuvre du Traité et du Plan de Convergence de la COMIFAC. Avec la Conférence de Tunis en février 2008, portant sur les financements, nous n’avons douté aucun instant que la Banque continuerait ses efforts dans ce sens. Cette cérémonie de lancement du fonds, à laquelle nous venons de participer, est un couronnement des efforts consentis par la Banque, en collaboration avec les autres acteurs impliqués dans le Bassin. Mes remerciements vont également aux deux co-présidents du Fonds, qui n’ont ménagé aucun effort pour cet aboutissement.


Speaker

Name: Henri Djombo Title: Ministre de l’Economie Forestière, République du Congo