Social Progress, Growth and Industrialisation, Three links of the Chain

10/06/2011
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Des études  sur le développement ont reconnu le lien étroit qui existe entre le progrès sociétal, la croissance économique et l’industrialisation. C’est ce qui ressort des travaux du Séminaire de haut niveau des Assemblées annuelles de la BAD, à Lisbonne au Portugal,

Selon les spécialistes, les pays en voie de développement étaient censés se trouver, sur la trajectoire linéaire de la croissance économique, à un stade plus précoce que les pays économiquement plus avancés.  

Cette conception supposait que les pays passent tous par les mêmes étapes historiques dans leur développement économique Leur argument central était que les différences dans les stades de développement pouvaient s’expliquer par la différence des rythmes d’adoption des technologies.

L’idée sous-jacente était que, pour qu’il y ait progrès, il fallait une corrélation entre savoir et investissement, corrélation dont la force déterminait le progrès technologique.

Dans les années 70, un grand nombre de chercheurs, dont sont revenus sur cette théorie de l’écart technologique qui a donné naissance à une sorte d’école de pensée dite du « gap technologique », laquelle a disserté de long en large sur le processus de rattrapage des pays en retard.

Les principales hypothèses en sont les suivantes :  les taux de croissance de la technologie ont une incidence positive sur les taux de croissance de l’économie ;  il est loisible aux économies en retard d’exploiter, par le truchement d’un processus de rattrapage, le stock de savoir déjà accumulé, ce qui leur  permettra de se rapprocher plus rapidement de la frontière technologique ; et la capacité d’absorption d’un pays en retard détermine son aptitude à amorcer un processus de rattrapage susceptible de réussir.

Des études concernant le processus de rattrapage font état de l’existence de raccourcis technologiques permettant aux pays en voie de développement d’atteindre le stade de développement des pays économiquement avancés.

Ces pays pourraient parvenir à ce résultat notamment en assimilant et en adoptant des technologies matures.  En fait, certains penseurs considèrent le sous-développement comme un avantage potentiel qui donne aux pays en développement la chance de tirer d’appréciables leçons de l’expérience des nations industrialisées et de « brûler des étapes » pour atteindre un stade de développement plus avancé.

Les études afférentes à la question soulignent également le rôle des investissements dans la science et la technologie (S&T), et mettent en exergue le rôle joué par l’État pour déterminer le rythme et la direction des changements technologiques. Il en est résulté un train de recommandations de politiques visant à promouvoir les résultats scientifiques et technologiques de la recherche et du développement (R&D), la main-d’œuvre technique, les brevets et les publications scientifiques. Une hypothèse connexe : un processus linéaire de développement technologique tiré par des ressources R&D et autres intrants techniques et susceptible de promouvoir de manière séquentielle de « meilleures » innovations, et, par implication, une croissance économique et un développement meilleurs.

Le débat sur le développement est passé d’une conception étroite de la croissance économique, au départ, à l’idée que le développement est un processus de justice sociale.

En conséquence, l’élaboration d’un modèle de croissance exige une plus grande appréhension de la nécessité de concevoir des politiques qui abordent directement la problématique de la pauvreté, de l’équité et du progrès social.

Elle appelle également la mise en place d’un processus de réforme structurelle impliquant des changements radicaux et interdépendants au niveau de la technologie, des structures, des institutions et de la culture.

L’innovation est une véritable plateforme d’interactivité entre l’université, l’entreprise et l’État. C’est ce que l’on appelle le « modèle de la triple hélice » dans lequel l’interaction entre Universités, Entreprises et États peut contribuer à déclencher le processus de création d’entreprises là où il n’y en a pas et, là où il y en a, à accélérer leur croissance.

Le modèle de développement de la triple hélice constitue une rupture radicale par rapport aux modèles de développement conventionnels qui ont séparé les trois sphères institutionnelles l’enseignement supérieur, l’entreprise et l’État, et ont de manière constante tenu l’université à l’écart des politiques et stratégies de développement.

Grâce au modèle de l’hélice, le transfert de technologies peut jouer un rôle résiduel d’appui au développement de la capacité technologique indigène par le biais du savoir par la production, du savoir par l’adaptation et du savoir par l’innovation.

En revanche, le modèle peut aussi être utilisé pour appliquer aux problèmes du développement les sciences et technologies avancées dans les domaines de la biotechnologie et des technologies de l’information.

Les perspectives d’avenir du développement économique reposent de plus en plus sur les instituts d’enseignement supérieur, non pas seulement à cause de leur potentiel de recherche qui est peut être sous-utilisé, mais aussi parce que ces instituts sont fréquentés par les étudiants, source inépuisable de nouvelles idées.