Tchad : La BAD approuve le financement de l’axe Kyabe-Kingako pour désenclaver la région

19/06/2014
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Le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement (BAD) a approuvé le 13 juin 2014 à Tunis, un projet de bitumage de l’axe Kyabe-Kingako au Tchad. Le montant du financement de cette importante infrastructure est de 80 millions 300 mille unité de compte (UC), soit environ 123 millions 700 mille dollars.

Ce projet prend en compte la problématique de facilitation du transport intérieur du pays du point de vue de son désenclavement. Il offrira également une ouverture régionale à destination du Soudan voisin.

L’aménagement de ce tronçon long de 72,3 km fait partie du réseau structurant prioritaire que le gouvernement tchadien s’est engagé à aménager pour assurer une couverture et une accessibilité permanente de l’ensemble du territoire en toute saison.

Avec cette approbation, la Banque veut consolider les acquis du projet. Elle entend surtout continuer d’œuvrer à l’atteinte du développement global de l’un des chaînons manquant qu’est le corridor Ndjamena-Moundou-Sarh-Kyabé-Am Timan, un axe économique et stratégique menant vers le Soudan voisin.

Cette infrastructure va surtout faciliter l'écoulement des surplus agricoles vers le reste du pays, notamment vers N’Djaména, la capitale. Autre incidence de cette réhabilitation, elle incitera la population de la zone d’intervention du projet à produire davantage. Toute chose qui contribuera à l'amélioration de la sécurité alimentaire du pays.

A terme, le projet dont la mise en œuvre va durer quatre ans, permettra la réduction des coûts généralisés du transport dans cette région à fort potentiel agro-pastorale et l’amélioration des conditions de vie des populations. Et ce par un accès plus facile aux structures sanitaires et éducatives, ainsi qu’aux principaux centres de consommation du pays.

En plus des objectifs susmentionnés, ce projet comprend aussi des activités connexes portant sur l’aménagement de pistes rurales, la réhabilitation d’infrastructures socio-économiques et le développement d’infrastructures sociales au profit des femmes.