The Slowdown of Private Capital Inflows and Economic Growth in Rwanda and Burundi

13/11/2009
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« Dans le contexte de cette crise financière internationale, les ressources  financières internationales vers l’Afrique devraient continuer d’être affectées sans conditionnalités. Il s’agit notamment des investissements directs étrangers, des ressources que nous recevons sous forme d’aide, aux transferts des africains de l’étranger et les ressources financières que nous recevons sur nos exportations ».

C’est avec ce franc parler que M. Thomas Kigabo Rusuhuzma, responsable à la Banque nationale du Rwanda, a présenté, mercredi 12 novembre 2009 à Addis-Abeba, un document sur le thème « Ralentissement des entrées de capitaux privés et croissance économique au Rwanda et au Burundi ». Le document élaboré en collaboration avec M. Joseph Baricako, expert à la Commission des Nations –Unies (ONU-CEA), fait un état des effets de la crise financière sur les Investissements directs étrangers (IDE) dans les deux pays, et tente également d’analyser le degré de leur vulnérabilité à la crise. L’étude examine également les probables conséquences de la crise sur la croissance économique.

Les effets de la crise financière planétaire sur les économies, sont de plus en plus visibles, a souligné M. Rusuhuzma, indiquant que «le Burundi et le Rwanda ont été particulièrement touchés par la baisse des exportations, des transferts financiers, des investissements directs étrangers (IDE) et des flux de l’aide ».  Il a précisé lors d’une entrevue : « L’Afrique devrait penser à ses propres ressources, c’est-à-dire, à des politiques internes de renforcement et de développement des investissements. Ces politiques répondront, non seulement aux besoins d’investissements, mais ces investissements vont générer des nouvelles ressources dont nos banques ont tant besoin pour nos populations ».

Le rapport souligne que la baisse des exportations et des transferts a également affecté la capacité des banques commerciales des deux pays à assurer des services financiers dont la population africaine a besoin. « J’en appelle également à des politiques de mobilisation de l’épargne domestique, et à la mise en place d’institutions spécialisées, qui travailleront pour la réussite de cet exercice de mobilisation de l’épargne domestique », a ajouté le conférencier, avant de préciser que « cela contribuera au développement de la qualité des services financiers dans nos pays ».