Appui secteur agricole/Securité alimentaire
Overview
- Reference: P-CD-AB0-001
- Approval date: 10/11/2011
- Start date: 09/11/2012
- Appraisal Date: 20/06/2011
- Status: ApprovedAPVD
- Implementing Agency: GOUVERNEMENT DE REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO MINISTERE DES FINANCES BUDGET
- Location: Pr. Bas Congo, Bandundu, 2 Kasaï,Katang
Description
Le projet s'articule autour des trois composantes suivantes:
(i) Réhabilitation des infrastructures rurales,
(ii) Renforcement des capacités des structures d'appui à la production; et
(iii) Gestion du projet.
Composante A: Réhabilitation des infrastructures rurales
Pistes rurales, ouvrages d'art et quais d'accostage. Le projet prévoit de réhabiliter 1.660 km de pistes réparties, à titre indicatif, entre les provinces du Bas-Congo (275 km), Bandundu (300 km), Kasaï Occidental (480.km), Kasaï Oriental (275 km) et celui du Katanga (330 km). Une étude d'exécution préalable devrait être effectuée pour l'ensemble des pistes à réhabiliter. Le choix de ces pistes est dicté par le fait qu'elles sont jugées ultra prioritaires par les autorités locales et la DVDA pour le désenclavement des bassins de production agricole, d'une part, et assurent une parfaite jonction avec le réseau des routes provinciales prioritaires gérées par l'Office des Routes (OR) pour atteindre facilement les lieux de grande consommation, d'autre part. Par ailleurs, pour assurer une meilleure durabilité des pistes à réhabiliter, l'option technique retenue consiste à construire des ouvrages durables en béton armé (ponts et dalots), à gravillonner systématiquement les pistes, et à envisager leur entretien par le projet les deux premières années après réhabilitation.
Réhabilitation des infrastructures de stockage et de commercialisation. La réhabilitation des infrastructures de commercialisation de la production végétale et animale et halieutique concerne les marchés ruraux, les aires d'abattage et les entrepôts. Il s'agit de:
(i) 40 marchés, dont 8 au Bas-Congo, 8 à Bandundu, 10 au Kasaï Occidental, 8 au Kasaï Oriental et 6 au Katanga;
(ii) 16 aires d'abattage, dont 3 au Bas-Congo, 3 au Bandundu, 3 au Kasaï Occidental, 3 au Kasaï Oriental et 4 au Katanga,
(iii) 30 entrepôts, dont 7 au Bas-Congo, 10 au Kasaï Occidental et 10 au Kasaï Oriental, et 3 au Katanga.
Adduction d'eau potable. Dans le but de maintenir l'hygiène, d'assurer l'assainissement des sites de commercialisation, et de résoudre les problèmes aigus d'approvisionnement en eau potable des populations, il est prévu de réaliser des ouvrages d'adduction d'eau potable. Au préalable, il est indispensable de réaliser des études d'évaluation des potentialités de la nappe et de la qualité des eaux à capter. Au total, 77 forages (8 au Bas Congo, 8 au Bandundu, 50 au Kasaï Occidental, 6 au Kasaï Oriental, 5 au Katanga), 18 réseaux d'adduction d'eau potable (10 au Bas Congo, 3 au Kasaï Occidental, 4 au Kasaï Oriental, 1 au Katanga) et 212 sources (102 au Kasaï Occidental, 70 au Kasaï Oriental, 40 au Katanga).
Composante B: Renforcement des capacités
Formation et recyclage. La formation et le recyclage des Services techniques des ministères comprendront des thèmes techniques ciblés selon la spécialité des fonctionnaires et des sessions de formation sur des thèmes génériques. A titre indicatif, les formations couvriront les thèmes suivants: Planification participative, gestion des projets, collecte et analyse des statistiques agricoles et du développement rural, informatique, analyse des données, supervision des travaux, concept genre et gestion de l'environnement. Au moins 300 cadres profiteront de cette formation.
A l'endroit des structures partenaires (Associations d'artisans, Associations de transformation, Centres de réinsertion sociale, Maisons de la femme, Ateliers mécaniques et de menuiserie, PME de travaux, IMF, CARG, CLER, Chefs de chantiers, Comités de gestion, etc.), un programme de formation spécifique adaptée à leurs domaines d'activité sera dispensé. Il couvrira les principaux thèmes suivants: artisanat, commerce, valorisation des sous-produits agricoles, transformation, conditionnement et conservation des produits, gestion des marchés ruraux et des déchets, entretien courant des pistes, transport et évacuation des produits, analyse des DAO et préparation des offres, organisation des chantiers, etc. La formation sera dispensée à 300 structures partenaires, groupant environ 3000 membres dont au moins 60% de femmes.
Réhabilitation et équipement. Pour les services techniques ministériels, le projet financera la réhabilitation des bureaux et leur équipement en mobiliers et en matériel informatique et l'acquisition de matériels spécifiques et de moyens de transport pour les structures qui seront appelées à suivre les actions du projet sur le terrain. Au niveau de chaque province, il est retenu la réhabilitation/aménagement d'un bâtiment administratif pour abriter les services provinciaux des ministères concernés. Les différents bâtiments sont déjà identifiés par le Ministère provincial de l'Agriculture et du Développement Rural. Au niveau de Kinshasa, le projet réhabilitera les bureaux de la DVDA, du SENDRI et du SENATEC du MINDR et les bureaux du PNR à Ndjili pour le MINAGRI.
Les Instituts et les Centres de formation agricole, au niveau des provinces, bénéficieront d'un appui pour réhabiliter une partie de leurs locaux et les équiper en mobilier et en matériel didactique et informatique. L'appui vise l'augmentation de leur capacité d'accueil et l'amélioration des conditions de séjour des élèves et des stagiaires pour faciliter l'intégration dans la vie active d'au moins 6.000 jeunes filles et garçons sans emploi. Il est prévu l'appui de 10 Instituts et Centres à raison de 2 par province. Au total, 30 structures partenaires et 10 IMF seront concernées par cet appui. Des équipements de transformation et de conditionnement seront également fournis aux associations communautaires à titre de démonstration (presses à huile, concasseurs de noix, râpeuses, presses à savon, hacheuses de feuilles de manioc, presses à briques et fours améliorés pour le séchage du poisson, etc.).
Composante C: Gestion du projet
Le projet s'appuiera sur les structures issues du PARSAR et du PRESAR. La Coordination nationale du projet sera basée à Kinshasa et elle sera appuyée par les Antennes au niveau des cinq provinces concernées (Mbanza Ngungu au Bas-Congo, Kikwit au Bandundu, Kananga au Kasaï Occidental, Mbuji-Mayi au Kasaï Oriental et Kalemie au Katanga). Pour assurer le suivi des dossiers et le contact avec les autorités provinciales, à la suite de la délocalisation de l'Antenne du Katanga à Kalemie pour le rapprocher aux sites d'intervention du projet, un bureau de liaison sera gardé à Lubumbashi au niveau du Ministère provincial de l'Agriculture et du Développement Rural.
Le projet financera l'acquisition des biens, des services et des travaux et les dépenses liées au fonctionnement et à la coordination du projet. Il assurera le paiement des fournitures diverses, des indemnités de performance du personnel, des frais de déplacement et de subsistance des techniciens des services ministériels impliqués ainsi que les dépenses de fonctionnement du Comité de pilotage unique des projets du secteur agricole et rural (CP) et des Comités provinciaux de Coordination et de Suivi (CPCS).
Objectives
L'objectif sectoriel du projet est la contribution à l'amélioration de la sécurité alimentaire et la réduction de la pauvreté de la population congolaise
Rationale
En dépit de ses grandes potentialités et de son importance socio-économique, le secteur agricole et rural congolais connaît une baisse drastique de sa productivité, liée en grande partie à l'enclavement des zones de production et à la défaillance des services d'encadrement de l'Etat. Sur les 87.000 km de réseau de desserte agricole, seulement 10% est accessible. Les infrastructures de commercialisation et de conservation des produits agricoles sont dans un état de dégradation avancée. Les services d'encadrement technique des paysans sont pratiquement absents sur le terrain. Cette situation a créé un paradoxe en milieu rural: des productions agricoles dans les champs qui ne trouvent pas d'acquéreurs et des pénuries de denrées alimentaires dans les villes. Le déficit alimentaire est évalué à plus de 30%. Le besoin d'investissement du secteur agricole et rural a été évalué pour la décennie 2011 -2020 à 945,4 millions $EU (590 millions UC).
En vue d'améliorer le bien-être des populations en liaison avec les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD), en particulier la réduction de l'extrême pauvreté et la faim, la RDC a élaboré un Document de stratégie de croissance et de réduction de la pauvreté (DSCRP) 2ème génération, couvrant la période 2011 -2015. Il vise, entre autres, la relance du secteur agricole et la sécurité alimentaire à travers les infrastructures de désenclavement et de commercialisation, la promotion de l'emploi et le renforcement des capacités des ressources humaines. Les actions du PADIR (pistes, marchés, eau potable, renforcement des capacités, formation professionnelle) appuient pleinement la réalisation de ces objectifs.
Benefits
Le projet apportera un appui direct au Gouvernement pour la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) en général et de la sécurité alimentaire en particulier. Trois principaux résultats sont attendus de la mise en oeuvre du projet:
(i) la remise en état de fonctionnement normal des infrastructures de rurales de base, en particulier les infrastructures de commercialisation, pour faciliter les échanges commerciaux et le développement des activités génératrices de revenus;
(ii) l'autosuffisance alimentaire; et
(iii) le renforcement des capacités d'intervention des services techniques de l'Etat, des communautés de base et des opérateurs locaux de développement.
Les principaux bénéficiaires sont les groupements de producteurs, de commerçants notamment les femmes qui sont très actives dans le domaine du commerce, les artisans, les PME, les Centres de formation professionnelle et de réinsertion sociale et les services techniques des ministères chargés du développement rural. Les collectivités locales et les opérateurs privés vont aussi tirer profit des infrastructures de base et de la relance des activités économiques. Ainsi, le nombre de bénéficiaires directs et indirects est estimé à 6 millions d'habitants (environ 17% de la population des provinces concernées). Les groupes vulnérables sont constitués de paysans pauvres, d'orphelins, de d'handicapés, et des victimes des guerres. Ils vivent majoritairement dans les zones périurbaines et en milieu rural, avec un faible accès au marché formel de l'emploi et aux infrastructures sociales (centres de réinsertion et de formation professionnelles, eau potable, etc.). Leurs conditions de vie difficiles justifient la nécessité d'adopter pour elles des mesures particulières pour les prémunir de l'exclusion sociale.
Les actions susmentionnées généreront l'équivalent de 23.300 emplois permanents, l'accroissement du revenu des commerçantes, retenues comme bénéficiaires types, de 150 à 250 $EU/mois et la commercialisation d'une production agricole additionnelle de 2,3 millions de tonnes grâce à l'encouragement de la production agricole par la facilitation de l'écoulement des produits et la réduction des pertes post-récoltes. En outre, la formation professionnelle permettra l'insertion de 6.000 jeunes filles et garçons dans la vie active.
Key contacts
AYACHI Mouldi - OSAN3
Costs
| Finance source | Amount |
|---|---|
| ADF | UAC 49,460,000 |
| Government | UAC 1,760,000 |
| Total | UAC 51,220,000 |
