Appui à la lutte contre maladies transmissibles (VIH/SIDA/IST et Tuberculose) - Santé III
Overview
- Reference: P-MG-IBE-001
- Approval date: 08/12/2004
- Start date: 27/09/2005
- Appraisal Date: 15/07/2004
- Status: OngoingOnGo
- Implementing Agency: CELLULE D'EXCUTION DU PROJET DU PROJET D'APPUI A LA LUTTE CONTRE
- Location: Tout le territoire
Description
Les résultats attendus du projet sont:
(i) Incidence des maladies transmises par voies sanguine réduite;
(ii) la prévention et la lutte contre la VIH/SIDA, la tuberculose et le Paludisme renforcées,
(iii) les populations sensibilisées adoptent des comportements favorables à la prévention du VIH/SIDA, du Paludisme et de la tuberculose;
(iv) l'accès de la population aux services préventifs de diagnostic et de traitement de qualité est amélioré; et
(v) les capacités de gestion du projet renforcées.
RESULTAT No1: Pour atteindre ce résultat, le projet apportera des solutions à la situation actuelle du risque élevé de la contamination par voie sanguine des infections comme le VIH; les hépatites et la syphilis en rendant disponible et accessible le sang et produits dérivés de qualité et en quantité suffisante pour couvrir les besoins. A cet effet, le projet réalisera les activités suivantes:
(i) mettre en place un réseau national décentralisé de structures de transfusion sanguine;
(ii) mettre en place un contrôle assurance qualité des produits;
(iii) promouvoir le don bénévole de sang dans les communautés;
(iv) promouvoir l'utilisation rationnelle de sang et de produits sanguins;
(v) élaborer une législation adaptée;
(vi) former le personnel; (vii) organiser un système approvisionnement en intrant; (viii) assurer la pérennité des acquis à travers un système de financement; (ix) promouvoir la prévention de la transmission mère enfant du virus HIV; et (x) promouvoir l'observance de l'hygiène hospitalière
Résultat No 2: Prévention, le contrôle et la lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme renforcée: Pour atteindre ce résultat, le projet renforcera les capacités existantes en matière de prévention, diagnostic biologique, clinique, suivi des patients et de prise en charge globale et du suivi épidémiologique des maladies concernées (SIDA , IST tuberculose et Paludisme). Il s'impliquera dans le processus de décentralisation des activités de lutte contre le SIDA, de la tuberculose et paludisme. A cet effet, le projet mettra en place des centres de dépistage volontaire anonyme et gratuit (CDAG), la prévention de la transmission mère enfant du VIH et fournira l'équipement de laboratoires sentinelles en vue de permettre le diagnostic et le suivi biologique primaire des patients sous ARV d'une part, et, d'autre part des tuberculeux sous traitement DOT etde la prise en care des paludisme. Le projet prendra en charge les frais afférents à l'organisation de campagnes médiatiques nationales sur le SIDA, la tuberculose et la paludisme. Le projet s'impliquera dans l'accessibilité aux médicaments antirétroviraux et antibiotiques spécifiques et la formation du personnel de santé des centres de références aussi bien pour le SIDA/IST que pour la tuberculose et le paludisme. Il fournira les ressources nécessaires pour la réalisation d'activités nutritionnelles en faveur des PVVIH. Les directions techniques impliquées dans la lutte contre les maladies transmissibles telles que la DLMT, la DREP, la Direction générale de la lutte contre le SIDA, la Direction des Laboratoires et Pharmacies seront également renforcées.
Résultats No3: Capacités de gestion du projet renforcées Le projet recrutera le personnel cadre nécessaire pour renforcer la cellule de gestion actuelle en appui au fonctionnement quotidien. Il financera l'assistance technique nécessaire pour la conduite des études d'impact pour le suivi et l'évaluation et la gestion courante du projet.
Objectives
L'objectif spécifique du projet est sécuriser la transfusion sanguine et d'améliorer l'accès de la population aux soins préventifs et curatifs contre les maladies transmissibles notamment le VIH/SIDA, les IST et la Tuberculose.
Rationale
Face à la situation dramatique de l'infection à VIH, dans la sous région et aux conditions favorables à sa propagation, le Gouvernement, avec l'appui de l'OMS/ONUSIDA, a élaboré un «Plan stratégique national de lutte contre le SIDA» en vue de limiter le risque de propagation de la maladie. Ce plan a fait l'objet de discussions et à été soumis aux partenaires. En octobre 2002 la mise en place du cadre institutionnel a été effective en vue d'une coordination de la lutte contre le SIDA, mais ce cadre n'est pas opérationnel faute de ressources humaines qualifiées et de ressources financières. Le Gouvernement a demandé à la Banque d'accorder la priorité aux maladies transmissibles que sont l'infection à VIH; les Infections sexuellement transmissibles, la Tuberculose et le Paludisme.
TRANSFUSION SANGUINE: La sécurité transfusionnelle couvre les moyens à mettre en oeuvre pour assurer de manière correcte la collecte de sang, le dépistage sur les dons de sang de tous les agents d'infections transmissibles (VIH, Hépatites B, C, Syphilis ), la production de produits dérivés sanguins et la réduction des transfusions à une utilisation clinique rationnelle par la promotion d'alternatives. Selon cette définition, il n'existe pas à Madagascar une structure véritable de sécurisation de la transfusion sanguine, de contrôle de la transmission du VIH et du suivi de l'infection à VIH, hépatites et Syp hilis. Un document de Politique Nationale de Transfusion Sanguine a été élaboré et adopté en septembre 1999. Le gouvernement avec l'appui du PNUD a entrepris en novembre 2003, l'actualisation de sa politique en matière de transfusion sanguine et des normes et standards. Ces nouvelles données sont intégrées dans le présent projet.
TUBERCULOSE La tuberculose représente encore un grave problème de santé publique à Madagascar. Elle représente la principale cause de mortalité pour les individus âgés de 15 à 50 ans, c'est-à-dire la classe la plus productive de la population. En 2002, 16349 cas de tuberculose ont été pris en charge à Madagascar, dont plus de 10000 nouveaux cas. Le taux d'incidence est estimé en 2002 à 72 cas pour 100000 habitants. Ces chiffres doivent tenir compte de la sous notification des cas par les structures. Cette situation va s'accentuer avec l'infection à VIH/SIDA. En 2002, sur 32473 cas suspects identifiés, 8422 se sont avérés positifs à l'examen microscopique des crachats, soit 26% ou 1 cas sur 4 suspects. Cette proportion élevée par rapport à la norme admise de 1 cas positif sur 10 suspects examinés. La plupart des laboratoires sont tenus par un seul laborantin ou microscopiste et les laboratoires régionaux n'ont pas de technicien supérieur.
PALUDISME:Le paludisme est un grand fléau et constitue un problème de Santé publique à Madagascar. Cette maladie sévit sous 2 principaux faciès épidémiologiques. Paludisme stable pour les zones côtières avec une incidence moyenne de 96/1000 habitants et le Paludisme instable au niveau des hautes terres centrales et de la région du Sud subdésertique avec une incidence de 30/1000 habitants. Les statistiques récentes montrent que 1400000 cas sont recensés en moyenne par an au niveau des CSB; 1 enfant âgé de moins de 5 ans sur 2 fait un accès de paludisme chaque année; 6877 cas graves dans les CHD en 1999 dont 626 décès déclarés avec un taux de létalité de 9,1%; 23,9% des cas graves sont des enfants âges de moins de 5 ans. De 1 997 à 2000 dans les provinces du haut plateau central, révèlent que les cas présumés de paludisme étaient de 185 521 en 1997 175741 en 1998, 177004 en 1999 et de 169 290 en 2 000 et constituaient en terme de pourcentage des consultations pour la même période respectivement 15.7%, 11.6%,10.1% et 9%. En 2001, le paludisme était la 2ème cause de morbidité en consultation externe des CSB avec un taux de 19,3%; 1ère cause de morbidité hospitalière avec un taux de 28% et 10% environ des décès hospitaliers et 1ère cause de mortalité hospitalière chez les moins de 5 ans. De nombreux gîtes larvaires constitués par les conditions d'hygiène précaires et le dysfonctionnement des réseaux d'assainissement des quartiers qui favorisent et entretiennent l'endémicité palustre.
Benefits
Le projet contribue à la prévention de la propagation de certaines maladies transmissibles infectieuses et parasitaires telles que l'infection à VIH, les IST, la tuberculose et le paludisme. Il a un impact économique considérable.
L'infection à VIH et la tuberculose qui frappent durant les années les populations actives, et affectent la productivité et la croissance de la main d'oeuvre, aggravant ainsi la situation de pauvreté au sein des ménages et des communautés. Alors que les dépenses de santé augmentent de manière significative. Cette situation a un impact négatif sur la productivité économique et les perspectives de développement du pays. L'amélioration de la santé des populations démunies contribue à la réduction de la pauvreté. En effet en sauvant des vies et en réduisant l'état morbide des malgaches, le projet accroît la productivité des personnes et par delà, leur contribution à l'économie du pays.
L'impact économique des activités sanitaires de réduction de la mortalité par VIH/SIDA/IST et le Paludisme n'est donc plus à démontrer. En luttant contre la maladie, donc en rendant valide les hommes pour travailler, on règle non pas seulement un problème de santé, mais aussi un problème économique.
Paludisme: le coût direct du traitement (2$ à 25 $) et de la prévention (0,20$ à 15$), 20% à 40% des soins ambulatoires à raison de 1,10$ pour une consultation, et de 10% à 15% des admissions à 35$ par admission dans les établissements hospitaliers, coût supporté par l'individu, sa famille et le Gouvernement. Le coût indirect résultant des pertes économiques due à la mortalité et morbidité en termes de journées de travail perdues et représente dans le monde 2,8% du nombre d'années de vie productives perdues. Ce coût est estimé à plus de 1% du PIB. Le paludisme est la principale cause de l'absentéisme scolaire. L'impact des activités du projet contribuera à freiner la progression de ce fléau , notamment à travers le renforcement des activités de prévention par l'IEC. SIDA/Tuberculose
Le sida a des répercussions aux niveaux micro et macro- économique: Au niveau des individus et des ménages, il représente un manque à gagner du fait des dépenses en soins qu'il occasionne et de l'arrêt de l'activité que la malade entraîne. Cette situation engendre une augmentation de personnes à charge. Dans la mesure où les charges pour les familles et plus généralement pour l'Etat iraient en s'accroissant du fait de la baisse de la population active, la conséquence à terme serait la diminution de l'épargne intérieure et par conséquent, de l'investissement. Le SIDA est une maladie coûteuse, il occasionne des dépenses considérables pour le secteur de la santé, essentiellement les soins de santé dispensés aux malades sans compter les activités de prévention et de dépistage. La prise en charge médicale des malades du sida, les activités de prévention et d'information du public, ainsi que de dépistage occasionnent des dépenses qui grèvent considérablement les budgets de santé déjà pénalisés par les politiques d'ajustement et de restriction des budgets de santé au détriment d'autres secteurs.
Actuellement il n'existe aucune donnée pouvant nous permettre de quantifier ces différents impacts à Madagascar, d'où la nécessité de financer sur les ressources du projet diverses études dont l'étude d'impacts.
Key contacts
ANDRIANARISATA John C. - OSHD3
Costs
| Finance source | Amount |
|---|---|
| ADF | UAC 6,000,000 |
| OPEC | UAC 3,383,454 |
| Government | UAC 1,850,000 |
| Co-financier | UAC 340,000 |
| Delta | UAC 13,426,546 |
| Total | UAC 25,000,000 |
