Aide d'urgence cyclone Giovanna Irina
Overview
- Reference: P-MG-IZ0-002
- Approval date: 12/07/2012
- Start date: 12/07/2013
- Appraisal Date: 02/05/2012
- Status: OngoingOnGo
- Implementing Agency:
- Location: TOUT LE PAYS
Description
4.1 Objectif
4.1.1 L'objectif de 1'opération d'aide d'urgence financée par la Banque est d'appuyer les autorités de Madagascar et ses partenaires dans leurs efforts pour soulager les souffrances des populations victimes des effets des cyclones Giovanna et Irina en 2012, par le retour de plus de 2 000 élèves à l'école dans un environnement sûr; et par la disponibilité des soins de santé primaires pour les populations des communes desservies par les 3 CSB estimées à environ 30 000 habitants.
4.1.2 L'intervention de la Banque repose sur les raisons suivantes:
(i) le risque majeur de catastrophe sociale liée à la dégradation de l'environnement immédiat (pluies, inondations, etc.) combinée à l'insuffisance, voire l'absence de soins de santé consécutivement à la destruction des infrastructures sanitaires pouvant déclencher des épidémies, et en même temps les enfants livrés à eux-mêmes en l'absence d'écoles pour les encadrer; et
(ii) le rôle catalytique primordial du financement de la Banque sur l'insuffisance de financements disponibles.
? 4.2 Description détaillée et coût de l'opération
4.2.1 L'opération consistera au financement de la réfection et de l'acquisition de biens nécessaires à la réparation et la réfection des écoles et des CSB existantes et endommagées par le passage des cyclones. Cette opération viendra compléter les aides d'urgence fournies par l'Etat et les autres partenaires financiers de Madagascar. Les activités envisagées sont divisées en 4 lots et décrits ci-dessous:
Lot 1 -Marchés de réparation de 34 salles de classe avec latrines et point d'eau. Lot 2 - Marchés de réparation de 3 CSB avec latrines et point d'eau. Lot 3 -Marchés d'acquisition de mobiliers scolaires pour les 34 salles de classe. Lot 4 - Marchés d'acquisition de Kits eau et assainissement (pompes et pièces de rechanges, kit WASH).
4.2.2 L'UNICEF en tant qu'agence d'exécution du projet assurera les études pour la réparation et la réfection des salles de classe, des latrines, des forages et des CSB. Tenant compte de l'accessibilité difficile des lieux et des programmes nationaux engageant la participation communautaire dans toute cette opération, les lots 1 et 2 seront subdivisés en autant de sous-lots qu'il y a d'écoles (17) et de CSB (03).
4.3 Coûts de l'opération
4.3.1 Le besoin total dans le cadre du présent projet est estimé à environ 11,852 millions d'USD. La contribution proposée au Groupe de la Banque pour le financement de l'opération est une aide humanitaire d'urgence au titre de don d'un montant de 1 000 000 USD net d'impôts, à prélever sur le Fonds Spécial de Secours (FSS). Le don servira à compléter les financements apportés par l'UNICEF, le Gouvernement et la Banque Mondiale (par le biais du projet FID), et la Coopération Suisse dont le don est en cours d'instruction.
4.3.2 Le coût détaillé des Biens et des Services est présenté en Annexe 3. Le résumé du coût total de l'opération est présenté dans le tableau ci-après:
Résumé du coût prévisionnel hors taxes de l'intervention (en USD)
Catégorie de dépensesBAD UNICEFSUISSEFID: Gouvernement / Banque MondialeTotal % Réparation des ouvrages détériorés850 468,001 172 970,00441 630,00 7 949 340,0010 414 408,0087,87% Biens84 105,80119 726,2054 968,00989 424,001 248 224,0010 ,53% Services65 426,2089 292,8434 761,860,00189 480,901,60% TOTAL1 000 000,001 391 989,04531 359,868 938 764,0011 852 112 ,90100,00% 8,44%11,66%4,48%75,42%100,00%
4.4 Dispositions de mise en uvre
4.4.1 Conformément aux directives du Groupe de la Banque en matière d'aide d'urgence, stipulant que l'exécution des opérations de secours doit être confiée à une institution spécialisée opérant sur le terrain ou à un organisme gouvernemental compétent, il est convenu que l'UNICEF soit responsable de la mise en uvre (gestion financière et suivi-coordination des activités) de cette aide d'urgence. En effet, cette organisation onusienne est le fer de lance de la coordination et de la mise en uvre du programme de construction de salles de classe dans le cadre du programme national Education pour Tous à Madagascar, et elle participe activement au Programme de décentralisation des soins de santé primaire par la construction et l'équipement des CSB. L'UNICEF a déjà mené ce même genre d'actions dans le cadre du projet EDUCATION III financé par la Banque et ayant permis la réparation de 78 salles de classe en 2008 et 2009 après les destructions d'infrastructures scolaires causés par les cyclones. De plus, les Règles et Procédures de la Banque en matière d'acquisition des biens et travaux prévoient la possibilité de confier ces acquisitions auprès des institutions spécialisées, agissant en qualité d'agence d'exécution, chargée de la passation des marchés en utilisant leurs propres procédures.
4.4.2 L' UNICEF soumettra une mise à jour du plan d'exécution prévu en Annexe 4 avec un rapport de démarrage, un rapport intermédiaire et un rapport final d'achèvement de l'opération, en plus du rapport d'audit établi par son cabinet interne. Ces rapports seront soumis pour examen et avis au Bureau national de la Banque à Madagascar.
4.5 Dispositions sur les Acquisitions
4.5.1 Les ressources de la Banque seront destinées au financement de la réfection et des acquisitions de biens et de services nécessaires à la réparation des salles de classes et des CSB. Ainsi, l'UNICEF sera chargée de la passation des marchés de remise à l'état et d'équipements (mobiliers scolaires, kit WASH, pompes et pièces de rechanges) tels que décrits au tableau de l'annexe 3 du présent rapport. Ces marchés seront acquis conformément aux procédures de cette institution agissant en qualité d'organe d'exécution en charge de la passation des marchés, conformément aux dispositions de l'article 3.9 (renvoi 63) des Règles et Procédures de la Banque pour les Biens et Travaux, relatif aux marchés passés auprès des institutions spécialisées. Ces acquisitions seront également réalisées conformément aux dispositions de l'article 3.8 des Directives révisées de la Banque relatives à l'aide d'urgence et au Règlement général du Fonds spécial de secours (ADB/BD/WP/2008/211/Rev.1 et ADF/BD/WP/2008/173/Rev.1) en matière de règle d'origine.
4.5.2 Le protocole d'accord entre le gouvernement de Madagascar et l'UNICEF devra prévoir un mécanisme de contrôle, assurant que les salles de classes et les CSB endommagés par les cyclones Giovanna et Irina soient effectivement réparés et les équipements livrés suivant la quantité et la qualité requises. Tous les contrats seront approuvés par l'UNICEF et seront soumis à une revue a postériori par la Banque. Pour la circonstance, les documents d'acquisition, y compris les demandes de listes de prix, les rapports d'évaluation et d'attribution des contrats seront conservés par l'UNICEF.
4.6 Décaissements
En raison de la nature et des procédures d'acquisition de cette opération, il est recommandé que la totalité du don soit décaissée en une seule tranche par paiement direct dans un compte au nom de l'UNICEF dans lequel la contribution de la Banque sera versée.
4.7 Calendrier d'exécution
L'opération devra être mise en uvre dans les plus brefs délais et sa durée totale ne saurait excéder six (6) mois à compter de la date d'approbation du don par le Conseil.
4.8 Rapports et audit
Au terme de la réalisation de l'opération, l'UNICEF préparera et fournira à la Banque un rapport technique d'achèvement détaillant les interventions et le bilan de la réalisation, ainsi qu'un rapport d'audit établi par son département interne dans un délai ne dépassant pas six mois après le décaissement complet du don d'urgence. L'opération exige un suivi rapproché dans la mise en uvre des interventions et des progrès enregistrés, en concertation étroite avec les parties prenantes et les experts du Bureau national de la Banque à Madagascar, notamment de l'audit de l'utilisation du financement reçu.
Objectives
Remettre à l'état initial des salles de classe et des centres de santé résistantes au cyclone et respectant l'environnement dans les zones affectées par le passage des cyclones en 2012 (Giovanna, Irina)
Effet 1 Les enfants de la zone concernée reprennent le chemin de l'école
Effet 2 La population de la zone concernée bénéficie d'une couverture sanitaire
Rationale
La présente opération d'assistance humanitaire est conforme aux Directives du Groupe de la Banque en matière d'aide d'urgence, et s'inscrit dans le cadre des secours humanitaires. Les interventions envisagées viennent en complément des efforts déployés par le Gouvernement malgache et de ses partenaires pour aider les populations affectées par les dégâts post cycloniques. La situation politique actuelle à Madagascar ne devrait pas affecter la mise en uvre de cette aide telle que proposée dans le document. L'ensemble de l'opération permettra de toucher une population de plus de 2 000 000 d'habitants.
La demande pour Madagascar concerne la remise en l'état initial et l'équipement des écoles et des CSB endommagés par les récents cyclones. Le bilan arrêté au 16 mars 2012 par le Bureau National de Gestion des Risques et des Catastrophes (BNGRC) fait mention de plus de 250 communes ayant rapporté des dégâts causés par les cyclones et les intempéries. Le passage de Giovanna a causé 35 morts, 284 blessés, plus de 40 000 maisons détruites et près de 250 000 personnes sinistrées sur une vingtaine de districts situés dans la bande moyenne de l'ile, d'est à l'ouest. Le cyclone Irina a causé 77 morts, près de 10 000 maisons détruites et/ou ensevelies par les boues, et environ 85 000 personnes sinistrés, presque sur les mêmes zones que Giovanna. Les pluies torrentielles résultant d'une ZCIT, ont causé des inondations et des glissements de terrain dans le Sud Est de Madagascar, et au moins 3 morts. Cette succession d'aléas climatiques a détérioré davantage les conditions de vies des populations rurales, déjà pauvres. Le bilan consolidé des dégâts est présenté en Annexe 3.
Le secteur social a été le plus touché. Sept centres de santé ont été complètement endommagés et 76 autres partiellement endommagés (décoiffés, inondés, etc.), dont l'hôpital de référence du district de Brickaville (perturbation de la chaine de froid, destruction du lot de vaccins disponibles). Plus de 800 000 personnes sont affectées par les dégâts causés aux centres de santé. Le secteur de l'éducation est le plus touché, avec 355 salles de classes (SDC) du primaire sur 783 qui ont été complètement ou partiellement détruites à Vatomandry et 974 SDC sur 997 complètement ou partiellement détruites à Brickaville, affectant au total de 83 546 enfants (41 798 filles et 41 748 garçons). Le coût total de la réfection et de la réparation des 1 329 SDC du primaire suivant les normes anticycloniques dans ces 2 districts est estimé à environ US$ 30 millions. La carte des zones touchées par les cyclones et la liste provisoire des écoles et des CSB à réparer sont présentées en Annexes 1 et 2.
Aide d'urgence des organisations internationales Dans le cadre de son groupe thématique de préparation et de gestion des catastrophes (GTPGC), le SNU à Madagascar coordonne les actions à prendre pour faire face à la situation. Dans les régions touchées par ces 2 cyclones en 2012, l'appui du groupe a consisté en la prise en charge et la sensibilisation de la population, et des actions globales (distributions de vivres et médicaments, réparations d'écoles, de centres de santé et des systèmes d'alimentation en eau/assainissement, infrastructures agricoles et de transport, etc.).
En collaboration avec l'OMS et le FNUAP, six centres de santé ont été pourvus avec des tentes pour mettre en uvre une structure temporaire de prestations de soins pour la population. L'hôpital de Brickaville a reçu un groupe électrogène pour maintenir la chaine de froid, et un appui à la logistique pour remplacer le stock de vaccins détériorés. Des moustiquaires imprégnées ont été distribuées (10 000) pour faire face à la recrudescence du paludisme. Des stocks pré positionnés de médicaments essentiels ont aussi été redistribués dans les zones touchées. La première réponse dans le secteur de l'éducation, en collaboration avec l'UNICEF, a été de permettre un retour rapide des élèves à l'école. Les écoles représentent un environnement sûr et protégé qui aide les filles et les garçons à mieux gérer ces événements stressants, tout en permettant aux populations des communautés affectées de reconstruire progressivement leurs vies.
Benefits
Les activités prévues à court terme (dans un délai de six mois maximum) viseront à remettre à disposition de la population les services sociaux de base que sont l'éducation et la santé. Elles permettront de rétablir la situation pré-catastrophe, le retour à une normalité de la vie sociale et économique de la population affectée. Les actions financées par cette aide d'urgence ne rentrent pas dans le cadre d'un projet dans le sens habituel du terme, mais d'une intervention d'urgence pour la réfection et la remise en l'état initial des ouvrages sociaux endommagés par les cyclones, qui seront renforcés pour une durabilité améliorée, afin d'opposer une résistance structurelle et permanente face à la répétition de telles catastrophes qui touchent régulièrement le pays.
Key contacts
ANDRIANARISATA John C. - OSHD3
Costs
| Finance source | Amount |
|---|---|
| SRF | UAC 623,383 |
| Delta | UAC 3 |
| Total | UAC 623,380 |
