Projet sucrier de Markala volet agricole


Overview

  • Reference: P-ML-AA0-018
  • Approval date: 06/12/2010
  • Start date: 06/12/2011
  • Appraisal Date: 30/07/2008
  • Status: ApprovedAPVD
  • Implementing Agency: REPUBLIQUE DU MALI
  • Location: MARKALA , REGION DE SEGOU

Description

Le projet est localisé à Markala, ville située dans la région de Ségou, à 275 km de Bamako, sur la rive nord du fleuve Niger. Le projet comprend 2 volets:

(i) le volet agricole qui sera financé sur ressources concessionnelles concerne l'aménagement d'une zone irriguée de 14.132 ha pour la création des plantations et la production annuelle de 1,48 millions de tonnes de canne à sucre et le développement communautaire intégrant la mise en œuvre des plans de gestion environnementale et sociale (PGES) et du plan d'actions de réinstallation (PAR) des populations

(ii) le volet industriel qui sera financé par le guichet privé et concerne la création d'une sucrerie d'une capacité de transformation de 7.680 tonnes de canne par jour, ainsi que la production de 15 millions de litres d'éthanol et la cogénération d'une puissance de 30 MW d'électricité, grâce à la valorisation des sous-produits: 58.400 t de mélasse et de 460.000 t de bagasse. L'exécution du volet agricole du projet à travers la CANECO s'articule autour de trois composantes, à savoir: la composante Développement des plantations de canne, la composante Développement communautaire et la composante gestion du Projet.

Composante Développement des plantations de canne Cette composante vise la production de la canne à sucre sur une superficie de 14.132 ha nets qui sera irriguée à partir des canaux de l'Office du Niger par dérivation des eaux du fleuve Niger. Deux périmètres distincts de 20.245 ha de surface brute, seront aménagés par la mise en place de systèmes d'irrigation par pivot. L'un situé dans la zone A, d'une superficie de 4.725 ha nets, sera irrigué à partir du canal de Costes Ongoiba et l'autre, d'une superficie de 9.407 ha nets, sera irrigué à partir du canal de Macina. Les producteurs indépendants exploiteront 40% des surfaces en canne. L'eau sera prélevée par gravité à partir de ces canaux principaux par une batterie de prises d'alimentation des canaux secondaires, qui à leur tour vont alimenter une pépinière de 20 ha et les 210 pivots (14.112 ha) qui seront installés pour l'irrigation des deux périmètres. Le choix de l'irrigation par pivot est guidé principalement par le souci de l'économie de l'eau. Sur la base des besoins en eau de la culture de la canne à sucre et de la superficie susmentionnée, le débit total à prélever est estimé à 14,5 m3/ha, soit un débit fictif continu d'environ 1 litre/s/ha auxquels s'ajoutent les besoins de l'usine.

Les principales activités de cette composante sont: les travaux de préparation des sols sur une superficie, la réalisation des prises d'eau sur les canaux principaux, le creusement des canaux d'alimentation des pivots et de drainage, la pose des conduites d'irrigation, l'aménagement des pistes d'accès et de circulation, la mise en place des équipements d'irrigation par centre pivot, des stations de pompage et du réseau électrique, l'acquisition des équipements agricoles et des moyens roulants, les plantations de la canne et des constructions diverses comportant les locaux de bureau, les logements, les ateliers mécaniques, les magasins de stockage et un dispensaire. Des services de conseils et de facilitation sont également prévus dans le cadre de cette composante.

Composante Développement communautaire Cette composante vise l'amélioration des revenus et de la qualité de vie des populations de la zone du projet. Certaines de ces populations seront déplacées et recasées suite au développement des plantations de la canne à sucre. Elle comporte plusieurs volets, à savoir: La mise en œuvre des plans de gestion environnementale et sociale et du plan de réinstallation des populations et le renforcement des infrastructures communautaires et des capacités. Ainsi des infrastructures socioéconomiques seront réalisées à savoir la construction d'écoles, de centres de santé, de points d'eau potables, la production d'énergie au profit des populations et d'un centre de promotion des femmes au profit des villages situés dans la zone du projet.

Les zones entre les pivots des producteurs indépendants (environ 1.000 ha), seront aménagées et distribuées aux populations pour des cultures maraîchères, pouvant contribuer à l'amélioration de la sécurité alimentaire dans la zone. Le projet prévoit également l'aménagement et la mise en valeur de 1.000 ha exploités en riziculture. Il appuiera des activités relatives à la sensibilisation, l'organisation et la formation des paysans et paysannes sur les itinéraires techniques, la gestion de l'eau, la gestion financière et comptable. Il comporte également des appuis pour la création des activités génératrices de revenus qui vont cibler spécifiquement les femmes et les personnes vulnérables.

Composante Gestion du Projet Cette composante comporte toutes les activités liées à la gestion du projet. Des bureaux d'Ingénieurs conseils spécialisés en ingénierie, acquisition, construction et gestion, seront recrutés pour la mise en œuvre du PSM (un pour les plantations et un pour les aspects environnementaux et sociaux). Elle couvre également toutes les dépenses du suivi-évaluation, de l'audit des comptes et de la revue à mi-parcours.


Objectives

Le projet aura pour objectifs spécifiques d'augmenter la production de canne et de sucre et de valoriser ses sous-produits


Rationale

Le projet sucrier de Markala s'intègre dans les priorités d'intervention de la Banque au Mali. En effet, la Banque appuie la mise en œuvre du cadre stratégique de lutte contre la pauvreté (CSLP 2007-2011) au Mali et soutient le secteur rural. Les deux piliers du document de stratégie pays (DSP 2005-2009) ciblent l'amélioration de la compétitivité du secteur privé et le renforcement de la participation des pauvres à la croissance. En tant que PPP, le projet sucrier de Markala s'inscrit dans la stratégie du Secteur Privé de la Banque. Cet investissement constitue un corridor industriel qui générera de multiples retombées annexes pour toute l'économie. Ce projet sera enfin la première transaction réalisée par la Banque dans le secteur privé au Mali.

Au niveau local, le projet aura un impact substantiel pour l'économie de la région de Ségou. Il contribuera à la création d'un pôle régional de développement, à l'amélioration du niveau de vie des populations locales (155.900 habitants) par la création d'emplois, la lutte contre le paludisme et le développement d'infrastructures sociales (écoles, centres de formation et dispensaires. Le complexe agro-industriel offrira 6.670 emplois directs dont 5810 pour le volet agricole (CANECO). Il fera bénéficier à ses employés des formations régulières pour développer leurs compétences et leur productivité. Le projet sera le premier employeur privé au Mali. Le projet permettra de valoriser les ressources en eau de la zone de l'ON et le haut potentiel climatique de développement de la canne. Ce potentiel théorique de production de canne à sucre est évalué à 190 t/ha. Le rendement escompté (105 à 120 t/ha) représente 55 à 60% du potentiel théorique. La technique d'irrigation par aspersion retenue améliorera l'efficience de l'eau. L'exploitation de la canne à sucre à grande échelle favorisera la diversification des productions de rente pour l'exportation et constituera une opportunité d'augmenter les revenus des populations bénéficiaires. La Banque favorisera le développement de PME liées à la filière sucrière afin de générer de multiples emplois indirects.

Au niveau national, le projet permettra au Mali d'étendre son industrie sucrière et de développer des produits à valeur ajoutée. Il contribuera à faire évoluer le pays en exportateur de sucre. Le projet créera également des recettes fiscales et un gain en devises étrangères pour l'Etat. Selon le modèle économique développé par la Banque intégrant les deux composantes du projet: agriculture et industrie, le taux de rentabilité économique du complexe agro-industriel est satisfaisant (---).


Benefits

Au niveau local, le projet aura un impact substantiel pour l'économie de la région de Ségou. Il contribuera à l'amélioration du niveau de vie des populations locales (nombres et augmentation sera précisée ultérieurement) par la création d'emplois, la lutte contre le paludisme et le développement d'infrastructures sociales telles que écoles et dispensaires (le coût de ses infrastructures sera connu ultérieurement. Le complexe agro-industriel fournira 6.670 emplois directs et fera bénéficier à ses employés des formations régulières pour développer leurs compétences et leur productivité. Le projet sera le premier employeur privé au Mali. La Banque appuiera un programme de développement de PME liées au projet afin de générer de multiples emplois indirects.

Au niveau national, le projet permettra au Mali d'étendre son industrie sucrière et de développer des produits à valeur ajoutée. Le projet créera également des recettes fiscales et un gain en devises étrangères pour l'Etat.


Key contacts

OULD CHEIKH AHMED Mohamed Aly - OSAN2


Costs

Finance source Amount
ADFUAC 28,970,000
FAPAUAC 1,000,000
OPECUAC 10,000,000
Co-financierUAC 79,000,000
DeltaUAC 24,240,000
TotalUAC 143,210,000

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