Appui au complexe numérique de Bamako


Overview

  • Reference: P-ML-IAD-001
  • Approval date: 07/09/2011
  • Start date: 06/09/2012
  • Appraisal Date: 08/06/2011
  • Status: OngoingOnGo
  • Implementing Agency: MINISTERE DE LA COMMUNICATION ET DES NOUVELLES TECHNOLOGIES
  • Location: BAMAKO

Description

Le projet comprend les 3 composantes suivantes:

Composante 1: renforcer la formation initiale et continue dans les divers domaines des TIC Il sera créé un TechnoCentre, constituant une institution de formation en TIC. Le TechnoCentre, générateur de compétences TIC, comportant des programmes de formation initiale et continue, aura une capacité de formation sera de l'ordre de 1.500 personnes par an. Les domaines d'activités pour cette composante sont les suivants: construction et équipement du centre, formation des formateurs; développement des contenus de formation. Un programme d'échanges d'enseignants et de chercheurs sera mis en place pour permettre à TechnoMali de bénéficier de l'expérience des institutions similaires étrangères. Dans sa phase de lancement, le Technocentre s'appuiera beaucoup sur la contribution des professeurs, des programmes et des contenus fournis par les partenaires de TechnoMali. Ces partenaires stratégiques permettront un transfert du savoir et offriront une formation de qualité aux étudiants, aux chercheurs d'emplois et aux fonctionnaires en poste.. Il sera aussi conçu et mis en œuvre un programme de formation initiale et continue des formateurs pour assurer l'existence d'une masse critique d'enseignants et chercheurs permanents pour le TechnoCentre.

Composante 2: Promouvoir le partenariat entre le secteur public et le secteur privé pour la recherche et l'innovation technologique en TIC. Les structures suivantes seront créées et équipées:

(i)Un TechnoVillage, générateur de l'animation des TIC au Mali, en charge de la coopération entre formation, recherche et industrie, disposant d'une capacité d'accueil de 600 personnes équipé de moyens de communication et de traitement de l'information haut de gamme;

(ii)Un Technoparc, abritant un Centre de Données (Data Centre), cœur du dispositif technique ainsi qu'un Centre d'Affaires d'une capacité de 2.700 m2 susceptible d'accueillir jusqu'à 30 sociétés des secteurs des technologies.

Le TechnoVillage et le TechnoParc offriront le cadre idéal pour les partenariats entre le secteur public et le secteur privé, entre les chercheurs et l'industrie contribuant ainsi à la promotion de la recherche et des innovations technologiques et la création de nouvelles entreprises dans le domaine des TIC

La mise en place du Technocentre, du Technovillage et du TechnoParc nécessitera la réalisation de travaux et l'acquisition d'équipement divers. Sur la base des études architecturales préliminaires, des services de consultants seront acquis pour réaliser les études architecturales détaillées ainsi que le contrôle et la supervision des travaux.

Composante 3: Gestion du Projet. Le projet sera exécuté par la cellule d'exécution de projet logée au sein du Ministère de tutelle, en l'occurrence MCTN. Un Comité de Pilotage multisectoriel sera mis en place sous présidence du Ministre de tutelle et composé de membres du secteur des TIC, de l'industrie, de l'emploi, de l'enseignement supérieur et scientifique, et des finances, avec l'assistance d'un cabinet de conseil spécialisé.


Objectives

Le projet metra en place un Pôle numérique de référence pour

(i) former les compétences de haut niveau en TIC;

(ii) générer des projets autour des TIC, et

(iii) proposer un cadre de développement favorable aux entreprises existantes ou voulant se créer dans le secteur des TIC


Rationale

L’appui de la Banque au Complexe Numérique de Bamako constitue aussi une contribution à la mise en oeuvre des recommandations de la Communauté internationale au Sommet Connect Africa tenu à Kigali en 2007. En effet l’objectif principal de ce Sommet était de mobiliser les ressources financières, techniques et humaines afin de réduire les disparités en infrastructures TIC sur le continent et permettre l’accès des populations à la connectivité à moindre coût. Les participants au Sommet dont des Chefs d’Etat, la BAD, l’UIT, la Commission de l’UA ont adopté plusieurs objectifs dont “l’appui au développement d’une masse critique de compétences en TIC requises pour l’économie du savoir, surtout à travers l’établissement d’un réseau de Centres d’excellence dans chacune des sous-régions d’Afrique et le renforcement des capacités dans chaque pays ». Dans l’esprit des recommandations de ce Sommet, la Banque soutient les initiatives nationales jugées compatibles et susceptibles d’avoir une portée régionale. C’est ainsi qu’elle a approuvé en décembre 2010 le financement du Centre d’excellence TIC de Kigali, une institution rwandaise ouverte aux ressortissants de l’Afrique de l’Est. De même sur requête du Gouvernement tunisien, des études de faisabilité sont en cours pour le centre à établir en Tunisie pour l’Afrique du Nord. Tout en étant un centre national malien, ce complexe numérique constitue ainsi une unique opportunité pour les pays de la sous-région ouest africaine au sein de laquelle on note déjà un important échange d’étudiants.

Il existe au niveau national une demande de compétences en TIC non satisfaite. Se fondant sur le Plan stratégique national pour le développement des TIC, l’étude de faisabilité du complexe numérique a estimé les besoins du Mali pour un horizon de cinq (5) ans à 500 ingénieurs et cadres intermédiaires (équivalent Maitrise ou Bac+5), 3000 techniciens supérieurs et cadres (équivalent Licence ou Bac+3) et 1500 techniciens issus de la formation professionnelle continue. Il est prévu que le complexe numérique, à partir de 2016, forme par an 30 ingénieurs, 100 techniciens en formation initiale et 750 en formation continue de courte durée (salariés et demandeurs d’emploi). Il n’existe aucune institution dans le pays pouvant satisfaire ces besoins qui vont certainement augmenter avant que ce complexe numérique ne démarre ses activités de formation.

Tout en étant une institution malienne le Complexe Numérique de Bamako contribuera également à satisfaire une partie des besoins des pays de la sous-région de l’Afrique de l’Ouest ne disposant pas d’une telle structure intégrant dans le domaine des TIC la formation, la recherche de projets innovants pour la modernisation de la gouvernance de l’Etat et de l’économie et l’incubation d’entreprises en liaison avec le secteur privé. On peut citer à titre d’exemple, le Livre Blanc Préparer l’entrée de l’UEMOA dans la Société de l’Information4 dans lequel l’Union identifie entre autres contraintes majeures « le manque de ressources humaines qualifiées (ingénieurs en télécommunication, administrateurs systèmes et réseaux, infographistes, webmasters, infomédiateurs, développeurs de logiciels, concepteurs de produits et services multimédia, etc..). Pour promouvoir les TIC auprès de l’ensemble des acteurs économiques et sociaux de la sous-région et favoriser l’entrée des pays dans la Société de l’Information, l’une des stratégies retenues par l’Union est d’appuyer la mise en place de formations régionales de haut niveau. Par ses activités, le Complexe Numérique de Bamako contribue à la mise en oeuvre de cette stratégie pour le Mali et pour les pays intéressés. L’admission de ressortissants non Maliens au complexe numérique est facilitée par le fait qu’il existe déjà une tradition de mobilité d’étudiants au niveau des pays de la sous-région. Comme c’est le cas dans les institutions d’enseignement supérieur similaires de la sous-région, les ressortissants des autres pays répondant aux critères sont admissibles conformément aux places disponibles. Toutefois, les autorités maliennes et la Direction de l’institution pourront définir avec les pays intéressés des modalités spécifiques pour les échanges officiels d’étudiants.

L’intervention de la Banque favorisera au Mali la création d’une base pour une pleine intégration des TIC au développement socio-économique. En effet, le Complexe Numérique de Bamako contribuera à la formation des compétences en nombre et en qualité dans les domaines des TIC ainsi qu’à la création de nouveaux métiers nés du développement des TIC. Ces priorités sont conformes à celles définies dans la Stratégie à Moyen Terme de la Banque 2008-2012, la Stratégie des Technologies de l'Information et de la Communication (TIC), la Stratégie pour l’Enseignement Supérieur, la Science et la Technologie concernant l’appui de la Banque au renforcement de l’enseignement supérieur, au développement des TIC dans tous les secteurs et à la mise en place de centres d’excellence en sciences et technologie. Le projet, à travers le complexe numérique - qui en résultera, s’inscrit bien dans la stratégie de l’enseignement supérieur, de la science et de la technologie de la Banque dont les 3 piliers sont:

(i) les centres d’excellence,

(ii) les infrastructures et

(iii) la liaison de la formation aux secteurs productifs.


Benefits

Le projet sera réalisé sur le territoire du Mali. Techno Mali qui en résultera servira tous les Maliens remplissant les conditions requises et les ressortissants des pays de la sous région pourront y être admis. Il existe déjà une tradition de mobilité d'étudiants au niveau de ces pays. Techno Mali accueillera les étudiants ainsi que les stagiaires (agents de la Fonction Publique et des institutions privées) désireux d'acquérir des compétences dans le domaine des TIC. Le capital de compétences que constitueront les citoyens formés au sein de l'institution permettra d'améliorer progressivement la performance de l'Administration Publique et du Secteur Privé et de générer de nouveaux emplois par la création de nouvelles entreprises dans le secteur des TIC qui connaît un développement rapide dans le pays et la sous-région comme l'indique le taux de pénétration de la téléphonie mobile qui est passé de 0% en 2000 à 50% en 2010. La plateforme de e-learning qui sera mise en place permettra un accès élargi à la formation à l'intérieur et à l'extérieur du pays


Key contacts

GUEDEGBE Corbin Michel Casimir - OSHD2


Costs

Finance source Amount
ADFUAC 14,000,000
GovernmentUAC 1,890,000
Co-financierUAC 7,210,000
TotalUAC 23,100,000

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