Apiculture améliorée et reforestation autour de la forêt de Bagandou


Overview

  • Reference: P-Z1-C00-042
  • Approval date: 30/11/2011
  • Start date: 30/05/2012
  • Appraisal Date: 01/06/2011
  • Status: ApprovedAPVD
  • Implementing Agency: COMITE POUR LE DEVELOPPEMENT INTEGRE DES COMMUNAUTES DE BASE
  • Location: République Centrafricaine (RCA)

Description

La Forêt de Bagandou (FDB) est un important massif forestier de 15 000 Km2 aux ressources naturelles riches et variées situé dans le Sud-Ouest de la République Centrafricaine; assurant un rôle écologique et économique très important, elle reste le cadre de vie des populations locales et autochtones qui y puisent pharmacopée, alimentation et revenus divers. Cependant, la FDB subit actuellement une pression très avancée de la part des exploitants forestiers qui, cumulées aux acivités des producteurs de miel dont les pratiques traditionnelle de collecte par abattage des arbres et des essences mellifères, contribuent ces dix dernières années, à une déforestation très avancée de ce massif forestier de l'ordre de 20 000 ha soit environ 20% de la superficie totale de la FDB.

Cette dégradation de la forêt et de ses ressources provient de la pauvreté généralisée qui afecte la majeure partie de la population aux moyens d'existence suffisamment entamées:125 000 personnes dont 5 000 Ba'Akas obligés de quitter leurs biotopes et de se retrouver désorientés dans les villages sans moyens de survie.

En vue de juguler cette situation, le CODICOM en collaboration avec les populations locales ont décidé de pratiquer une apiculture améliorée et de reforester la Forêt de Bagandou. Les objectifs de ce projet consistent à:

1.restaurer 5 000 ha par an de forêt dégradée avec les essences mellifères et fruitières;

2.promouvoir l'apiculture améliorée et vulgariser 600 ruches modernes dans 40 villages autour de la FDB;

3.contribuer à maximiser les revenus tirés de l'exploitation apicole et le commerce des fruits et améliorer ainsi les conditions de vie de 5000 personnes autour de la FDB dont 1000 Ba'Aka; ceci concourt à la préservation biologique, à l'équilibre climatique mondial, à la réduction de la pauvreté dans les ménages et à la baisse de l'abattage des essences mellifères;

4.consolider,intensifier et durabiliser l'éducation environnementale;

Les sites dégradés seront délimités ainsi que la mise en place des pépinières, des sessions de formation des bénéficiaires en technique de planting, de diffusion des jeunes plants et d'une campagne de reforestation. Les campagnes de sensibilisation accompagneront tout le processus.

Les bénéficiaires directs sont les populations locales des villages où est fortement pratiquée l'apiculture traditionnelle mais aussi les femmes vendeuses d'hydromiel.

Ce projet de 14 mois a été conçu ave la collaboration de la COMIFAC à travers son point focal en RCA, et se veut une contribution à soutenir l'axe 6 du Plan de Convergence de la COMIFAC, la politique forestière nationale et les objectifs du CBFF en matière de réduction de la vulnérabilité des personnes qui tirent leurs moyens de subsistance de la forêt et à promouvoir des activités alternatives susceptibles de limiter la déforestation.


Objectives

La Forêt de Bagandou (FDB) est un important massif forestier de 15 000 Km2 aux ressources naturelles riches et variées situé dans le Sud-Ouest de la République Centrafricaine; assurant un rôle écologique et économique très important, elle reste le cadre de vie des populations locales et autochtones qui y puisent pharmacopée, alimentation et revenus divers. Cependant, la FDB subit actuellement une pression très avancée de la part des exploitants forestiers qui, cumulées aux acivités des producteurs de miel dont les pratiques traditionnelle de collecte par abattage des arbres et des essences mellifères, contribuent ces dix dernières années, à une déforestation très avancée de ce massif forestier de l'ordre de 20 000 ha soit environ 20% de la superficie totale de la FDB. Cette dégradation de la forêt et de ses ressources provient de la pauvreté généralisée qui affecte la majeure partie de la population aux moyens d'existence suffisamment entamées: 125 000 personnes dont 5 000 Ba'Akas obligés de quitter leurs biotopes et de se retrouver désorientés dans les villages sans moyens de survie En vue de juguler cette situation, le CODICOM en collaboration avec les populations locales ont décidé de pratiquer une apiculture améliorée et de reforester la Forêt de Bagandou. Les objectifs de ce projet consistent à: 1.restaurer 5 000 ha par an de forêt dégradée avec les essences mellifères et fruitières; 2.promouvoir l'apiculture améliorée et vulgariser 600 ruches modernes dans 40 villages autour de la FDB; 3.contribuer à maximiser les revenus tirés de l'exploitation apicole et le commerce des fruits et améliorer ainsi les conditions de vie de 5000 personnes autour de la FDB dont 1000 Ba'Aka; ceci concourt à la préservation biologique, à l'équilibre climatique mondial, à la réduction de la pauvreté dans les ménages et à la baisse de l'abattage des essences mellifères; 4.consolider, intensifier et durabiliser l'éducation environnementale ;


Rationale

La Forêt de Bagandou connaît ces dix dernières années une surexploitation de la part des sociétés forestières lesquelles ont déjà entamé 20% de sa superficie initiale. Elle subit surtout la pression des populations autochtones et locales qui, par manque d'activités alternatives, pratiquent dans leur majorité une apiculture traditionnelle par abattage d'essences mellifères et par destruction massive des arbres dont les écorces des troncs sont complètement enlevées et servent à fabriquer des ruches traditionnelles. Cette situation compromettante aussi bien sur l'équilibre climatique que sur la reproduction de la richesse biologique a détruit plus de 20 000 ha de forêt et décimé plusieurs milliers d'arbres mellifères. Les pratiques d'apiculture traditionnelle généralisées ont poussé et poussent encore les populations à intensifier la déforestation dans la FDB et autour de la Réserve de la Biosphère de la Basse-Lobaye Par ailleurs, les populations locales n'ont aucun reflexe de planting des espèces mellifères


Benefits

Le projet est pragmatique: il repose sur des atouts indéniables que sont l'énorme disponibilité du potentiel apicole (60 essences mellifères dans la région), des apiculteurs expérimentés, des groupements relativement fonctionnels, des marchés potentiels susceptibles d'être explorés. L'implication de toutes les parties prenantes et particulièrement celle des bénéficiaires à tous les niveaux de conception, de mise en œuvre et de suivi-évaluation des activités constituent des facteurs d'appropriation, de pérennisation et de repliquge du projet; il est une émanation réelle des populations locales.

Pour une fois, l'Administration forestière se montre disponible à coopérer et à prendre en compte les avis d'une ONG; ceci relève d'une innovation. Enfin, les populations, en se constituant elles-mêmes en Comité d'autosurveillance de la forêt, contribuent à la reproduction des essences mellifères, des abeilles et par conséquent de la " pollinisation " et à terme de la reforestation par un processus naturel.

Ce projet est une initiative nouvelle et expérimentale aussi bien dans son approche de structuration du milieu que dans son approche intégrée de lutte contre la déforestation. Ce projet se veut novateur en ce qu'il se déroule dans une situation post-conflit où les populations sont amenées à préserver leurs propres ressources naturelles.

Le projet contribuera à réduire sensiblement le niveau de pauvreté des populations rurales de la Lobaye qui ont volontairement souscrit à développer l'apiculture améliorée à forte valeur ajoutée, au détriment des pratiques néfastes de collecte. En améliorant sensiblement leurs moyens d'existence, les populations riveraines seront davantage conscientes de leurs rôles d'acteurs et de comptables dans la gestion durable des forêts.

Ainsi,le partenariat communautés locales avec d'autres institutions telles que l'Administration forestière et les structures privées intervenant dans la gestion du projet constituera un cadre de collaboration en matière d'échanges d'expériences et de renforcement de capacités des bénéficiaires. Il a l'avantage de créer un cadre de dialogue autour des questions écologiques et socio-économiques; le projet a la facilité d'être facilement reproductible ailleurs dans le Bassin du Congo. Il permet aussi de prendre en compte les préoccupations des femmes dans les politiques et stratégies nationales en matière de gestion durable des forêts.

Ralentir le rythme de la déforestation: L'absence d'activités fortement génératrices de revenus et la méconnaissance des technologies améliorées d'apiculture ont conduit les populations de la Commune de Moboma et de Bagandou à un abattage systématique des essences mellifères pour la collecte du miel. Depuis plus de dix ans, avec les effets de la croissance démographique accélérée, cette situation s'est ajoutée aux exploitations forestières industrielles et ont dégradé environ 500 ha de la forêt de Bagandou.

En acceptant de participer à ce projet, les bénéficiaires voudraient contribuer à ralentir considérablement le rythme de la déforestation à travers l'introduction des technologies améliorées de collecte de miel et l'abandon des abattages des arbres.

Grâce à l'introduction des technologies améliorées, il va se libérer d'importants essaims d'abeilles qui faciliteront la pollinisation et la reforestation naturelle.

Le présent projet ralentira le rythme de déforestation de la FDB de 10 à 15% par an et contribuera à réduire le processus de changement climatique. Il s'inscrit bien dans les objectifs généraux du CBFF.

Réduire la pauvreté parmi les communautés forestières: Le projet se fixe comme objectifs d'augmenter de 60% au bout de 14 mois la production du miel et de la cire dans la localité. Cela participe de la diversification des sources de revenus des populations et de la création de la richesse dans les ménages à travers la fabrication des ruches, des enfumoirs et surtout la commercialisation des produits de la ruche, activités exclusives dévolues aux femmes.

Les revenus tirés de ces activités qui se pratiquent simultanément avec d'autres activités secondaires (cultures vivrières, petit élevage, pêche, chasse, commerce) permettront de créer des infrastructures socio-économiques de base (marché, écoles, dispensaires, points d'eau potable…) et de garantir à la population l'accès au strict minimum. Cela contribuera à améliorer les moyens d'existence des populations, à stimuler en elles le sentiment de copropriétaires des ressources naturelles et à minimiser leurs pressions sur lesdites ressources. Ce projet est un excellente initiative de développement intégré à la base et prend en compte les objectifs généraux du CBFF.


Key contacts

TSHIMBALANGA Mbombo Veronique - CBFF


Costs

Finance source Amount
Co-financierUAC 226,479
TotalUAC 226,479

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