Appui à la participation multi acteurs au processus REDD


Overview

  • Reference: P-Z1-C00-044
  • Approval date: 13/12/2011
  • Start date: 28/03/2012
  • Appraisal Date: 02/05/2011
  • Status: OngoingOnGo
  • Implementing Agency: UNION INTERNATIONALE POUR LA CONSERVATION DE LA NATURE
  • Location: Cameroun, Gabon, Congo et en RCA

Description

L’objectif sectoriel du projet « Appui à la participation multi acteurs au processus REDD+ au Cameroun, au Gabon, au Congo et en RCA » est de réduire la déforestation, la dégradation des forêts et la pauvreté des populations du Bassin du Congo. Son objectif spécifique est de contribuer à l’amélioration du cadre législatif et politique des pays du Bassin du Congo permettant le développement des initiatives REDD+ dans le respect de la prise en compte des droits et des intérêts des communautés tributaires des forêts. Son but est de favoriser l’émergence d’un cadre institutionnel participatif et équitable contribuant efficacement à l’amélioration des conditions de vie des populations et à la réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts. Il cherche entre autres à renforcer la participation des populations riveraines des deux paysages transfrontaliers ciblés (TRIDOM et TNS) et des groupes marginalisés dès la phase de préparation du processus REDD+ dans le bassin du Congo. Les activités pilotes sont ainsi appelées car ce sont les premières du processus REDD dans les pays bénéficiaires. En effet, il s’agit de tester à l’échelle locale et au niveau de quelques communautés les initiatives de conservation et de gestion durable (exemple domestication des arbres et /ou autres pratiques agroforestières, agriculture sédentaire durable, etc.). La finalité est de voir comment ces initiatives qui seront identifiées sur la base des études qui sont prévues, et en concertation avec les acteurs locaux permettent de réduire la déforestation / dégradation des forêts, tirer les leçons apprises et les disséminer pour permettre de prendre les décisions au niveau stratégique.

Les activités du projet sont regroupées en 5 composantes qui sont:

1) Réforme des politiques des Institutions et des Stratégies (pour intégrer le REDD)

2) Renforcement de la participation des acteurs (Etats et populations à la base)

3) Activités pilotes

4) Harmonisation des politiques et mécanismes sous régionaux REDD

5) Gestion efficace et efficiente du projet composante transversale)


Objectives

L’objectif sectoriel du projet « Appui à la participation multi acteurs au processus REDD+ au Cameroun, au Gabon, au Congo et en RCA » est de réduire la déforestation, la dégradation des forêts et la pauvreté des populations du Bassin du Congo. Son objectif spécifique est de contribuer à l’amélioration du cadre législatif et politique des pays du Bassin du Congo permettant le développement des initiatives REDD+ dans le respect de la prise en compte des droits et des intérêts des communautés tributaires des forêts. Son but est de favoriser l’émergence d’un cadre institutionnel participatif et équitable contribuant efficacement à l’amélioration des conditions de vie des populations et à la réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts.

Il cherche entre autres à renforcer la participation des populations riveraines des deux paysages transfrontaliers ciblés (TRIDOM et TNS) et des groupes marginalisés dès la phase de préparation du processus REDD+ dans le bassin du Congo. Les activités pilotes sont ainsi appelées car ce sont les premières du processus REDD dans les pays bénéficiaires. En effet, il s’agit de tester à l’échelle locale et au niveau de quelques communautés les initiatives de conservation et de gestion durable (exemple domestication des arbres et /ou autres pratiques agroforestières, agriculture sédentaire durable, etc.). La finalité est de voir comment ces initiatives qui seront identifiées sur la base des études qui sont prévues, et en concertation avec les acteurs locaux permettent de réduire la déforestation/dégradation des forêts, tirer les leçons apprises et les disséminer pour permettre de prendre les décisions au niveau stratégique.


Rationale

Faisabilité technique: Le projet devrait pouvoir se réaliser au plan technique sans difficultés particulières, car son exécution sera dévolue à l’UICN. En effet l’UICN est une ONG dotée de la personnalité juridique et de l’autonomie financière et administrative, qui est mondialement connue pour sa compétence, son efficacité et son expérience dans tous les sous-secteurs relevant de la préservation/protection de l’environnement.

L’UICN soustraitera certains aspects du projet à des partenaires (à l’instar des ONG locales et de l’ICRAF – pour les activités de domestication) et/ou aux consultants spécialisés.

Rentabilité économique et financière: le projet générera surtout des bénéfices difficilement mesurables ou valorisables en termes financiers. En effet, l’attribution d’une valeur à la quantité de carbone produite, qui est un résultat à court et à moyen terme du projet, dépend encore de l’existence et du fonctionnement du « marché du carbone ». Ce marché existe au plan international, mais la fixation des prix est basée sur des négociations directes entre partenaires (« pays pollueurs » et « pays non-pollueurs ou peu pollueurs ») qui ne permettent pas de faire des prévisions ou projections de prix fiables. De même, il est impossible d’estimer avec un degré de confiance suffisamment raisonnable la valeur de la forêt dont le projet permettra d’éviter la dégradation ou la destruction. D’autre part, même s’il est clair que la REDD va apporter des bénéfices importants pour les activités de conservation et de gestion durable des forêts, il reste difficile à l’instant de dire exactement à combien s’élèveront ces bénéfices que ce soit pour les Etats ou pour les populations locales.

Pour toutes ces raisons, les bénéfices du projet ne seront que cités et ne donneront donc pas lieu à un calcul de rentabilité classique. Parmi les principaux bénéfices du projet, on peut citer les suivants:

(i) L’augmentation de la quantité de CO2 produite et par conséquent la réduction de la quantité des gaz à effets de serre émis;

(ii) La mise en place d’une stratégie REDD, avec les mécanismes adéquats de partage et de redistribution équitable des bénéfices notamment en faveur des populations vulnérables;

(iii) Une augmentation des revenus grâce, d’une part, à ceux venant des projets pilote, aux emplois qui seront créés et aux revenus REDD redistribués au niveau national et local. En outre, certains travaux et activités pourront utiliser des ressources et compétences aux niveaux local et national en termes de maind’oeuvre, d’honoraires, etc. qui seront réalisés avec la participation des populations locales moyennant rémunération.


Benefits

Le projet revêt des aspects novateurs qui incluent:

(i) la promotion d’une triple approche locale, nationale et régionale, dans laquelle les acteurs vont tous apprendre en même temps les uns des autres et à différentes échelles de mise en oeuvre;

(ii) la conciliation de plusieurs thématiques: amélioration des conditions de vie des populations, la gouvernance, la réduction des émissions des gaz à effet de serre et la gestion durable des forêts; ainsi que la participation des acteurs à différents niveaux (local, national et sous régional).

Grâce au projet, les experts de la Banque pourront s’approprier des expériences pratiques d’application des concepts de participation, de gouvernance locale dans la perspective REDD+ d’intégration régionale et de connexion entre le niveau local, national et sous régional en ce qui concerne la lutte contre les changements climatiques. De ce fait, ils contribueront à améliorer la visibilité de la Banque dans ces nouveaux domaines. La forêt tropicale humide du Bassin du Congo est considérée comme le second poumon vert de la planète après celle de l’Amazonie, et en participant à sa préservation, la Banque contribue à atténuer les effets dévastateurs du réchauffement climatique en Afrique et dans le monde.

Le projet contribuera à améliorer les connaissances sur un certain nombre de mécanismes / thématiques relatifs à la participation des communautés locales au processus REDD, ainsi que de gouvernance dans la perspective REDD. Les études réalisées dans ce cadre permettront d’avoir les connaissances précises sur les dispositions à mettre en place pour mieux prendre en compte les aspects de participation et d’implication des acteurs locaux et groupes marginalisés au processus REDD. Egalement, les expériences pilotes permettront de tirer des leçons pour mieux définir les stratégies en cours.

Les activités de renforcement des capacités des acteurs contribueront également à améliorer leurs connaissances en matière de bonnes pratiques de gestion forestière et des enjeux de la REDD+, du marché du carbone, et en conduite de négociations dans le cadre du marché du carbone. Tout cela a pour finalité de nourrir la réflexion au niveau national et sous régional sur les voies et moyens de redistribuer de manière équitable les bénéfices envisageables de la REDD+. Le projet constitue, de ce fait, un laboratoire d’idées, de connaissances et de savoir-faire pratique dans le domaine de la participation et d’implication des acteurs locaux et des groupes marginalisés dont il permettra de tester la validité et la praticabilité en vraie grandeur.

Le projet revêt des aspects d’innovation et de transformation qui se traduisent par:

(i) la triple approche locale, nationale et régionale du projet qui constitue une opportunité unique d’apprentissage mutuel à travers différents contextes géographiques, socioéconomiques et politico-institutionnels pour les acteurs impliqués.;

(ii) le renforcement de la collaboration/participation/concertation des parties prenantes dans la prise de décisions permettant ainsi de construire des politiques et une gouvernance participatives et concertées impliquant les bénéficiaires qui participeront également à leur exécution et leur expérimentation; ces lois et politiques seront mieux connues, mieux adaptées aux populations et donc plus aisées à appliquer, favorisant ainsi une meilleure mise en oeuvre du mécanisme REDD dans ces pays et une meilleure gouvernance forestière;

(iii) le renforcement de l’intégration régionale en matière de gestion et de conservation des forêts.


Key contacts

TSHIMBALANGA Mbombo Veronique - CBFF


Costs

Finance source Amount
Co-financierUAC 1,640,279
TotalUAC 1,640,279

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