Projet de reforestation et de réhabilitation des écosystèmes forestiers autour des palmeraies


Overview

  • Reference: P-Z1-C00-048
  • Approval date: 06/12/2011
  • Start date: 25/05/2012
  • Appraisal Date: 01/05/2011
  • Status: OngoingOnGo
  • Implementing Agency: COMITE DE DEVELOPPEMENT DE MANGUEN II
  • Location: Matomb au Cameroun

Description

L'objectif sectoriel est de contribuer à la réduction de la déforestation et de la pauvreté dans l'Arrondissement de Matomb au Cameroun. Les objectifs spécifiques sont:

(i) Réduire le rythme de déforestation à travers le reboisement des parcelles défrichées et la promotion de l'agroforesterie,

(ii) Améliorer les revenus des populations à travers le développement des produits forestiers non-ligneux et enfin

(iii) contribuer à l'amélioration de la réduction des émissions issues de la déforestation et de la dégradation des forêts tropicales (REDD+) à niveau national et international.

Le présent projet sera financé par un don du Fonds Forestier du Bassin du Congo (FFBC) avec une contribution des bénéficiaires (CODEMA). Le don du FFBC servira au financement des biens, services et travaux nécessaires à la réalisation du projet. L'apport des bénéficiaires sera essentiellement en nature.

Le coût total du projet est estimé à 249.247 €, dont 229.134 € en monnaie locale (92 %) et 20.113 € en devises (8 %). Il sera couvert par un don du FFBC estimée à 225.563 € (soit 90% du coût du projet) et une contribution de CODEMA de 23.683 € (10 % du cout du projet. Tous les coûts ont été calculés en €. Il a été appliqué un taux d'imprévus physiques de 7%.

Le projet interviendra dans la région de Manguen II et les villages environnants, Arrondissement de Matomb, Département du Nyong et Kellé, Région du Centre. Les bénéficiaires directs du projet sont estimés à 20.000 âmes qui recevront 150.000 plants pour le reboisement des parcelles défrichées et la création de plantations agro-forestières. Par ailleurs, les populations verront leurs capacités renforcées en agroforesterie et dans la technique de conduite des pépinières et des plantations d'arbres forestiers et de domestication des PFNL.

Le projet est né de la volonté des populations, réunies dans le CODEMA II, de faire face aux effets néfastes sur leur environnement, de la mise en œuvre de leur programme de développement des palmeraies villageoises pour lutter contre la pauvreté, qui s'est accompagnée d'une déforestation anarchique et massive des espaces pour la création des plantations. En effet, durant la phase de préparation du projet, CODEMA a recueilli toutes les observations et remarques venant des bénéficiaires direct et indirects durant des réunions d'information et de sensibilisation, en 2010. Des multiples séances de travail avec les partenaires au développement, les entités administratives et les bénéficiaires ont eu lieu pour valider l'idée du projet. Ce projet est donc le résultat de la réflexion participative menée par le CODEMA pour stopper la déforestation anarchique afin d'inverser la tendance de ses conséquences néfastes.

La même démarche participative sera utilisée lors de la mise en œuvre du projet. En fait, toute activité prévue sera revue avec les parties prenantes qui donneront leur avis définitif sur l'approche technique et sociale. Cette démarche portera sur:

(i) la mobilisation et la sensibilisation des communautés,

(ii) la formation et le renforcement des capacités techniques et managériales des communautés,

(iii) le suivi et l'évaluation des activités du projet. Le projet sera entièrement exécuter par le CODEMA II c'est-à-dire par les populations bénéficiaires.


Objectives

L'objectif sectoriel est de contribuer à la réduction de la déforestation et de la pauvreté dans l'Arrondissement de Matomb au Cameroun. Les objectifs spécifiques sont:

(i) Réduire le rythme de déforestation à travers le reboisement des parcelles défrichées et la promotion de l'agroforesterie,

(ii) Améliorer les revenus des populations à travers le développement des produits forestiers non-ligneux et enfin

(iii) contribuer à l'amélioration de la réduction des émissions issues de la déforestation et de la dégradation des forêts tropicales (REDD+) à niveau national et international.


Rationale

Faisabilité technique: le projet est assez novateur par son approche et les thématiques abordées. Il devrait pouvoir se réaliser sans difficultés particulières au plan technique, car son exécution sera confiée à CODEMA. Tout étant exécuté par cette ONG, le projet fera ponctuellement appel à du personnel qualifié pour la conduite des pépinières, des plants d'arbres forestiers, l'encadrement des exploitants qui ont l'agroforesterie et l'initiation aux techniques de domestication des PFNL. Il en sera de même pour la formation et la sensibilisation des communautés sur les enjeux de la déforestation et de l'agroforesterie.

CODEMA est une ONG dotée de la personnalité juridique et de l'autonomie financière et administrative connue dans la région pour sa compétence, son efficacité et son expérience dans plusieurs secteurs pour avoir réalisé déjà plusieurs opérations.

Rentabilité économique et financière: le projet de par sa durée, son coût et son contexte ne se prête pas à une détermination classique de la rentabilité économique et financière. Toutefois, l'amélioration conséquente des revenus des bénéficiaires du projet sera mesurée à la fin du projet. Les données existent au niveau du CODEMA II sur le niveau actuel des revenus des populations de la région. En tout état de cause, le projet générera des bénéfices indirects, tels que le relèvement du couvert végétal à travers le reboisement qui induit plusieurs effets. Le projet aidera également à réduire la coupe illégale du bois, et à une gestion durable des écosystèmes forestiers.


Benefits

L'objectif sectoriel du projet est de contribuer à l'atténuation du réchauffement climatique et à la réduction de la pauvreté à travers une meilleure gestion des ressources naturelles. De ce point de vue donc, le projet est conforme au Document de Stratégie pour la Croissance et l'Emploi (DSCE) du pays, notamment ceux qui contribuent à un plus grand impact en termes d'accroissement durable de la production et au renforcement des activités orientées vers la réduction de la pauvreté. Par ailleurs, les opérations et actions de réformes prévues dans le cadre de la stratégie de la Banque favoriseront une croissance inclusive mettant l'accent sur la diversification de l'économie et auront un impact en matière de création d'emplois qui constitue un des objectifs majeurs du DSCE.

Le projet couvre par ailleurs trois thématiques du Fonds pour les Forêts du Bassin du Congo (FFBC), à savoir:

(i) la gestion forestière et les pratiques durables;

(ii) le suivi écologique et socio-économique et les données de référence; et

(iii) les moyens de subsistance et le développement économique. Le projet cadre avec le Plan de convergence de la Commission des Forêts d'Afrique Centrale (COMIFAC), notamment ses axes 2, 6 concernant la connaissance de la ressource, le développement des activités alternatives et la réduction de la pauvreté.

Dans la cadre de la lutte contre la pauvreté, le CODEMA II, a décidé de promouvoir les activités génératrices de revenu en dotant chaque ménage d'un hectare de palmiers à huile. A ce jour les superficies sous palmier à huile s'élèvent à plus de 1.500 hectares. La création de cet ensemble de plantations s'est accompagnée d'un abattage de vastes superficies. A cela, il convient d'ajouter la pratique de la culture itinérante sur brûlis et la déforestation en cours dans la zone du fait de l'explo itation forestière. La conjugaison de ces éléments combinée à l'exploitation sauvage et illégale du bois de coupe par les populations riveraines a entrainé une déforestation très poussée de la région qui, bien que située en pleine zone forestière prend des allures d'une région de savane arbustive.

De nos jours, les effets de l'érosion sont manifestes:

(i) envasement excessif par comblement des cours d'eau,

(ii) baisse sensible de la fertilité des sols et concomitamment de la production agricole et de la productivité en générale des écosystèmes. A la demande des populations, le CODEMA II a mené une réflexion participative sur les mesures à prendre pour stopper la déforestation anarchique afin d'inverser la tendance de ses conséquences néfastes. Il a été retenu de mettre en place un projet d'aménagement participatif en vue de réhabiliter les parcelles affectées, à travers le développement de l'agroforesterie, la remise en état et le reboisement desdites parcelles avec des espèces végétales importantes à forte valeur ajoutée. Ce faisant le projet s'inscrit en droite ligne avec les objectifs du DSCE qui retient parmi ses actions prioritaires la gestion durable des ressources naturelles.

Valeur ajoutée pour Banque:

En mettant en œuvre des actions visant la réduction de la déforestation, le projet contribue à l'atténuation du réchauffement climatique, et partant, à la réduction voire la disparition des effets destructeurs de ce phénomène, lesquels participent à l'appauvrissement des populations. En outre, le développement de l'agroforesterie se traduira par une amélioration de la productivité des exploitations agricoles et, partant, de la production et des revenus des bénéficiaires. Ces résultats escomptés sont en conformité avec les objectifs prioritaires de la Banque, de réduction de la pauvreté et de lutte contre les changements climatiques.

Le projet permettra non seulement de renforcer la coopération de la Banque avec le Cameroun, mais aussi et surtout, de conférer une plus grande visibilité à la Banque dans le domaine relativement nouveau qui est celui du changement climatique au niveau mondial et la gestion des phénomènes qui y contribuent.

En effet, la forêt humide du Bassin du Congo étant le second "poumon vert" mondial après l'Amazonie, toute action contribuant à la préservation et au bon fonctionnement de cet écosystème commun ne peut qu'être reconnue et saluée. La Banque participera à travers le présent projet à une meilleure gestion des ressources naturelles du Bassin du Congo, et partant, à une réduction des effets nocifs de la déforestation (production de gaz à effets de serre, érosion hydrique, glissements de terrains, etc.) qui, si elle se poursuivait, pourrait irrémédiablement compromettre le fonctionnement de ce patrimoine mondial.


Key contacts

TSHIMBALANGA Mbombo Veronique - CBFF


Costs

Finance source Amount
Co-financierUAC 194,432
TotalUAC 194,432

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