Projet d'appui à l'enseignement supérieur dans les pays de l'UEMOA


Overview

  • Reference: P-Z1-IAD-002
  • Approval date: 24/07/2006
  • Start date: 17/12/2007
  • Appraisal Date: 19/03/2006
  • Status: OngoingOnGo
  • Implementing Agency: COMMISSION DE L' UEMOA
  • Location: UEMOA

Raison du choix du PAES

Le Traité de l’Union Economique et Monétaire de l’Ouest Africain (UEMOA) fixe aux Etats membres de l’Union, l’atteinte d’objectifs communs de développement de l’enseignement supérieur, essentiels au développement des ressources humaines nécessaires à la construction communautaire. Le Projet d’appui à l’enseignement supérieur dans les pays de l’UEMOA (PAES) est un instrument qui, conçu avec l’appui de la Banque Africaine de Développement (BAD), est destiné à aider les Etats membres à conduire la nécessaire réforme de leurs systèmes d’enseignement supérieur et plus particulièrement à les aider à faire entrer leurs institutions dans le système LMD, fondé sur des standards internationaux de pertinence et de qualité.

Financement du projet

Le PAES est conjointement financé par un Don du Fonds Africain de Développement (FAD) de 20 millions d'Unités de Comptes et par une contribution de l’UEMOA d’un montant de 3,20 millions d’Unités de Comptes, soit au total 23,20 millions d’Unités de Comptes.

Raisons du succès

L’exécution du projet n’est qu’à ses débuts. On ne saurait encore parler de succès. Cependant, tous les acteurs de l’enseignement supérieur des pays de l’Union reconnaissent la pertinence du diagnostic qui a fondé le projet et l’opportunité des options d’appui choisies au regard de l’urgence et de l’acuité des problèmes auxquels tente de répondre le projet. Le projet est largement soutenu par une vision partagée de développement à long terme de l’enseignement supérieur comme facteur dynamique de développement économique et social de la sous-région à l’horizon des 25 prochaines années.

Défis et contraintes

Les principaux défis et contraintes du projet proviennent des difficultés liées aux réserves émises par le monde universitaire sur le mode opératoire du projet qui privilégie l’apport de services de consultants extérieurs au détriment de subventions directes aux institutions. Ces réserves posent la question de l’appropriation par les acteurs, des modes d’intervention des institutions régionales et des institutions de financement du développement.

Spécificité du projet

La spécificité du projet provient du fait que c’est la première réforme coordonnée à l’échelle de l’ensemble des pays de l’Union avec une mutualisation des ressources coordonnée au niveau régional. La spécificité du projet provient aussi de son caractère novateur global en ce sens que la mise aux normes Licence Master Doctorat (LMD) implique, pour les systèmes d’enseignement supérieur, des innovations à la fois dans l’environnement, le processus de formation, la gouvernance et dans l’évaluation des universités et écoles de formation professionnelle, tout en mettant l’accent sur l’interface entre l’enseignement supérieur, la recherche et le monde professionnel.

Valeur ajoutée du projet

La valeur ajoutée régionale de ce projet provient de la mise en commun des moyens à l’échelle régionale pour réussir l’intégration, l’harmonisation et la mise aux normes et standards internationaux de qualité et d’excellence qu’aucun pays pris isolément ne peut réussir. La valeur ajoutée provient également de la vision globale et à long terme de réforme de l’enseignement supérieur et l’adoption d’une approche systémique qui intervient aux niveaux de l’environnement, du processus de l’enseignement, des résultats de l’enseignement ainsi que des relations avec le monde de l’économie et de l’emploi. Un des aspects de valeur ajoutée est la volonté de faire appel aux meilleures ressources humaines mondiales (bureaux internationaux) pour accompagner les universités à se réformer en rupture avec une habitude ancrée d’auto formation et d’auto régulation.

Réactions de quelques bénéficiaires

Les responsables de l’enseignement supérieur au sein des ministères ont tous confirmé les choix pertinents faits par le projet pour assurer le succès de la réforme dans les Etas membres de l’UEMOA lors de la première mission de suivi du projet réalisée par la Commission auprès des Etats.
Les bénéficiaires les plus enthousiastes pour le projet sont les responsables et acteurs des institutions d’enseignement supérieur privées qui sont souvent laissées pour compte dans la plupart des projets sur l’enseignement supérieur.

En revanche, les responsables d’institutions publiques ont fréquemment exprimé de fortes réserves sur l’orientation du projet, centrée sur le recours à des services de consultants.

Réaction du manager de projet

Pr. Pierre FOULANI, Coordonnateur du Projet d'Appui à l'enseignement supérieur (PAES) dans les Pays de l'UEMOA, Commission de l'UEMOA : Les activités du projet ont été lancées le 17 décembre 2007. L’Unité de Gestion du Projet (UGP) a été confrontée à des lenteurs au niveau de la Commission de l’UEMOA liées surtout aux contraintes de préparation des marchés. Cette situation a un effet négatif sur le taux de décaissement qui reste encore très faible. Cependant, la récente délégation de pouvoir du Président de la Commission au Commissaire chargé du Département du Développement Social et Culturel, prise le 20 mars 2009, devrait permettre de lever les difficultés d’acquisitions des biens et services, d’accélérer la mise en œuvre des activités du projet et d’améliorer le taux de décaissement.

Perspectives et transférabilité du projet

La plupart des actions du projet s’inscrivent dans la continuité des grandes réformes entreprises par les acteurs de l’enseignement supérieur eux-mêmes. Ces actions anticipées sont en train d’être capitalisées par le projet en vue de servir de socle de pérennisation des acquis du projet.

Le projet, en réalisant les actions programmées en impliquant activement des structures comme le Réseau pour l’Excellence de l’Enseignement Supérieur en Afrique de Ouest (REESAO), le Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES), l’Association des Université Africaines (AUA) et la Conférence des Recteurs des Universités Francophones d’Afrique de l’Ouest, du Centre et de l’Océan Indien (CRUFAOCI), renforce les capacités de ces structures qui seront plus tard des relais importants pour sa pérennisation.

L’équipe du projet

L’ordonnateur principal du projet est le Commissaire chargé du Département du développement social et culturel de la Commission de l’UEMOA (DDS). Le DDS assure la gestion administrative du projet.
Au plan technique le projet est géré par une unité de gestion de projet (UGP) constituée :

  • D’un Coordonnateur
  • D’un Responsable Administratif et Financier
  • D’une Spécialiste en acquisitions
  • D’une Assistante Administrative
  • D’un chauffeur
  • D’un coursier

L’Unité de gestion du projet est appuyée par les cadres de la Direction de l’enseignement supérieur et de la formation professionnelle de la Commission de l’UEMOA.

Key contacts

OUEDRAOGO Alfred Regis N. - OSHD2


Costs

Finance source Amount
ADFUAC 20,000,000
Co-financierUAC 3,200,000
TotalUAC 23,200,000