Appui à l'initiative du bassin Lac Tchad pour la réduction de la vulnérabilité et les risques liés aux IST/VIH/SIDA


Overview

  • Reference: P-Z1-IB0-008
  • Approval date: 26/10/2005
  • Start date: 10/11/2006
  • Appraisal Date: 01/05/2005
  • Status: OngoingOnGo
  • Implementing Agency: COMMISSION DU BASSIN DU LAC TCHAD
  • Location: PAYS RIVERAINS DU BASSIN DU LAC TCHAD

Description

Pour contribuer à la réduction de la vulnérabilité et les risques aux IST/VIH/SIDA, les activités du projet seront exécutées selon les quatre composantes suivantes:

(i) Renforcement des capacités des systèmes de soin pour la prise en charge des IST/VIH/SIDA,

(ii) Renforcement des capacités des communautés, du leadership et du partenariat,

(iii) Suivi et Evaluation et

(iv) Gestion du projet

Composante 1: Renforcement des capacités des systèmes de soin pour la prise en charge des IST/VIH/SIDA par l'amélioration des capacités des formations sanitaires, la réduction des facteurs de vulnérabilité par la prise en charge syndromique adéquate des IST, le renforcement du CDV et la fourniture de préservatifs, l'amélioration de la prise en charge des personnes infectées par le VIH, notamment par la prévention des IO, et la réduction de la transmission du VIH de la mère à l'enfant.

Composante 2: Renforcement des capacités des communautés, du leadership et du partenariat. Elle vise à renforcer de façon durable les ONG, OBC et associations actives dans la prise en charge communautaire de l'épidémie.

Composante 3: Suivi et Evaluation par le renforcement des systèmes d'information dans les EMI en y incluant toutes les données relatives à l'épidémie des IST/VIH/SIDA. Plusieurs activités importantes sont prévues dans cette composante permettant de:

(i) améliorer la connaissance de la situation de l'épidémie et de ses déterminants dans le bassin du lac Tchad,

(ii) disposer d'indicateurs de base pour la mesure des progrès réalisés et

(iii) assurer une plus grande visibilité et transparence dans la gestion du projet.

Composante 4: Gestion du projet. Elle appuiera la CBLT et la Coordination Régionale du Projet afin de leur permettre d'assurer à la fois la coordination des activités au niveau inter-pays et au niveau des sites du projet.


Objectives

L'objectif spécifique du projet est de réduire la vulnérabilité et les risques liés aux IST/VIH/SIDA des populations vivant autour du bassin du Lac Tchad. Cet objectif sera atteint à travers des actions dans les domaines suivants:

(i) le renforcement des capacités des systèmes de soin pour la prise en charge des IST/VIH/SIDA,

(ii) la réduction des comportements sexuels à risques vis-à-vis des IST/VIH/SIDA chez les personnes migrantes et les populations en interaction avec elles, dans les 5 pays du Bassin du Lac Tchad;

(iii) le renforcement des capacités des communautés concernées en vue de leur participation aux activités de prévention et de prise en charge des IST/VIH/SIDA. Les activités spécifiques du projet concerneront le traitement des IST, la CCC, l'information et l'éducation, la PTME, le CDV et la prévention des IO.


Rationale

Le projet répond également aux préoccupations des cinq EMI relatives à la réduction de l'impact socio-économique des IST et du VIH/SIDA sur le développement de leurs pays respectifs. Cette adhésion politique des gouvernements s'est manifestée par la signature conjointe du cadre d'exécution de l'IBLT et ce à Douguia au Tchad le 12 avril 2001.

Le projet est en conformité avec les orientations stratégiques d'aide de la Banque aux pays membres régionaux en matière de lutte contre les IST/VIH/SIDA. En effet, la stratégie de la Banque vise à

(i) appuyer les efforts de conception et de mise en 'uvre d'initiatives multisectorielles de lutte contre le VIH/SIDA et dans ce cadre,

(ii) soutenir les programmes élaborés et pilotés par les institutions spécialisées des Nations Unies et d'autres partenaires en vue de lutter contre le VIH/SIDA en Afrique. Le projet est également en conformité avec la stratégie de la Banque en matière d'intégration régionale ce qui a été clairement énoncé dans le Document de Stratégie d'Assistance à l'Intégration Régionale (DSAIR) de l'espace CEEAC. Par ailleurs, le projet est en conformité avec les DSP des pays concernés par le projet.

La conception du projet a pris en compte la faiblesse structurelle et organisationnelle du système de santé dans les zones d'intervention. Les stratégies principales ont tenu compte du brassage des populations qui résulte des flux migratoires importants et des activités économiques autour du Lac Tchad. Le projet met donc l'accent sur les prestations en stratégie avancée au sein des populations là où elles se trouvent notamment aux lieux de regroupement et d'échanges commerciaux.

Les interventions prévues par le projet sont compatibles avec les programmes nationaux de lutte contre le SIDA et complémentaires à celles en cours de réalisation par la Banque, dans les EMI, à travers les différents projets santé. En outre, le projet vient compléter une série d'opérations multinationales dans la lutte contre le SIDA et qui sont financées par la Banque à savoir:

(i) l'Initiative des Fleuves Congo-Oubangui-Chari qui comprend la RDC, le Congo, la RCA et le Tchad d'un montant de 6,55 millions d'UC dont 6,00 millions de don FAD,

(ii) l'initiative des pays de l'Union du Fleuve Mano qui comprend le Libéria, la Sierra Léone, la Guinée et la Côte d'Ivoire d'un montant de 6,26 millions d'UC dont 5,00 millions d'UC de don FAD et

(iii) le projet d'appui à l'initiative régionale de prévention des IST/VIH/SIDA dans les pays membres de la commission de l'océan indien qui comprend les îles Comores, Madagascar, Maurice et Seychelles d'un montant de 7,64 millions d'UC dont 6,00 millions d'UC de don FAD. Par ailleurs la Banque financera, à hauteur de 10,00 millions d'UC l'initiative des pays des Grands Lacs (GLIA) qui regroupe le Rwanda, le Burundi, la RDC, la Tanzanie, le Kenya et l'Ouganda.

Les principes qui ont orienté la conception du projet sont basés sur les leçons tirées de l'exécution des projets multinationaux et nationaux analogues en tenant compte des capacités institutionnelles des pays concernés et de la nécessité de mener des actions dans des délais raisonnables. Les actions suivantes ont été retenues:

(i) ancrer l'IBLT à une institution régionale;

(ii) orienter les activités vers la prévention et la réduction des facteurs de risque;

(iii) donner l'importance nécessaire au suivi et à l'évaluation et

(iv) renforcer les capacités des structures existantes par l'équipement et la formation ainsi que les capacités des communautés et

(v) simplifier les procédures d'acquisition et de décaissement tout en permettant une évaluation rétrospective et un audit continu des activités du projet et des acquisitions. En effet, confier le projet à une structure sans attache administrative ou organisationnelle retarde le démarrage du projet tel qu'il est apparu lors de l'exécution du projet d'appui à l'Initiative des pays riverains des fleuves Congo-Oubangui-Chari (IFCOC). Par ailleurs, la réduction de la prévalence du VIH/SIDA passe nécessairement par la prévention primaire (réduction des facteurs de risque) et secondaire (réduction du risque du SIDA). Concernant le système d'information sur le projet, il ressort de l'ensemble des projets et financements dans le secteur, qu'il y a très peu de traçabilité dans l'utilisation des fonds. C'est ainsi que le projet met en place un système d'information destiné à informer l'ensemble des acteurs et des partenaires. La centralisation excessive des activités du projet réduit l'efficacité de l'intervention, à ce titre le projet a retenu une stratégie décentralisée avec des modes d'acquisition et de décaissement souples afin d'exécuter avec diligence les activités sur le terrain. ..


Benefits

Impact sur les femmes: Dans le domaine du VIH/SIDA, la vulnérabilité et le risque de contamination des femmes sont très importants sur le plan physiologique et socio-économique. Par ailleurs avec la féminisation de l'épidémie, la situation socio-économique des femmes et leur position sociale dans les EMI ne fait que se détériorer ce qui réduit considérablement leur accès à l'éducation et à la santé. En outre, les femmes représentent l'un des GVP de part leurs occupations (femmes au foyer, commerçantes, prostituées), de part leur dépendance économique ou même de part leur âge (on voit de plus en plus de très jeunes filles faire du commerce de tout genre). Le projet, en ciblant les GVP, réduit le risque d'atteinte des femmes par les IST et la contamination par le VIH. Le projet est surtout orienté vers la prévention et la prise en charge thérapeutique précoce des séropositifs et des IST, la formation du personnel de santé, l'encadrement des associations de lutte contre le SIDA, l'appui financier à ces associations et la CCC. Toutes ces mesures permettront de réduire le risque chez les femmes. Ces dispositions auront un impact positif majeur sur les femmes qui participent pleinement aux activités économiques ainsi qu'à l'amélioration des conditions de vie des ménages dans les villages et les villes de transit des migrants.

Par ailleurs, l'aspect genre sera pris en compte dans toutes les interventions du projet notamment en ce qui concerne la formation du personnel de santé et mettra l'accès sur la formation, en priorité, du personnel du genre féminin à cause du contexte culturel, ce qui permettra aux femmes de recourir plus facilement aux services de santé. Le projet, dans ses différentes composantes, veillera aussi bien dans le cadre de l'accès aux services de prévention qu'aux soins et traitements, à éliminer toute forme de discrimination liée au genre. Un appui technique et financier a été prévu pour appuyer la PTME par la formation. La stratégie des pairs éducateurs est orientée à une meilleure prise en charge des besoins spécifiques des femmes dans la lutte contre le SIDA. Les membres dirigeants des associations et ONG, formés aux questions de genre dans la planification des activités, incluront également cette dimension dans toute leur planification. Toutes ces considérations permettent de prévoir un impact positif sur les femmes en terme d'indicateurs de santé, avec la baisse du taux d'infection par les IST, par la réduction de la transmission de la mère à l'enfant ou par l'amélioration des conditions économiques mettant les femmes à l'abri de l'exposition aux risques liées à une activité sexuelle non protégée.

Impact sur la réduction de la pauvreté Les principales causes de décès évitables dans les pays du bassin du Lac Tchad sont le VIH/SIDA, le paludisme, la tuberculose, les maladies infectieuses de l'enfant et les pathologies maternelles et périnatales. Avec la maîtrise de ces maladies, notamment les IST/VIH/SIDA, les familles défavorisées pourraient vivre en bonne santé plus longtemps et de façon plus productive. Les améliorations en santé se traduiraient par une hausse des revenus, une intensification de la croissance économique et un ralentissement de la croissance démographique. A terme, un impact économique est attendu car les gains en journées de travail et la diminution des décès, auront une incidence positive sur la production dans une région où l'agriculture, la pêche et le commerce représentent une part importante de l'activité économique.

La mise en œuvre du projet va permettre la prévention et la prise en charge précoce ainsi que la restauration d'un état de santé satisfaisant, particulièrement chez les plus jeunes et les populations vulnérables. Il permettra de cette façon, de valoriser les ressources humaines disponibles, qui seront plus productives. En effet, des gains de productivité importants de la main d'oeuvre résulteront directement de la diminution des IST à répétition. La participation de la population bénéficiaire dans la prévention et la prise en charge des personnes infectées et affectées permettra une plus grande équité et une large participation dans la prise en charge des problèmes de santé. En outre, la prise en charge des IST et la distribution de condoms au niveau des centres de santé ne seront soumis qu'à un recouvrement partiel des coûts , ce qui devrait réduire les dépenses de santé des ménages et par la même occasion améliorer l'équité dans l'accès à des services de santé orientés à la prévention et à la réduction de la vulnérabilité. ..


Key contacts

SANOGO Ibrahim - OSHD3


Costs

Finance source Amount
ADFUAC 10,000,000
GovernmentUAC 1,110,000
TotalUAC 11,110,000

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