Stratégie à moyen terme de la BAD
Une feuille de route pour la Banque - Message du président
La présente stratégie à moyen terme constitue la feuille de route de la Banque et de ses partenaires à un moment crucial pour l’Afrique. Elle est le résultat d’un large processus de consultation et elle s’inscrit dans le droit fil du Rapport du Panel de haut niveau. Elle conjugue ambition et réalisme et énonce clairement les résultats attendus. Lorsque les travaux d’élaboration de ce plan ont démarré, la crise financière était encore à ses débuts et toutes ses ramifications économiques commençaient à se déployer, petit à petit. La BAD et d’autres banques multilatérales de développement sont invitées à jouer un rôle accru, à faire davantage, à innover. Pour ma part, je suis décidé à faire en sorte que la Banque africaine de développement réponde à cet appel. Notre principal défi consiste donc à ne pas perdre de vue les grandes priorités tout en apportant des réponses face au nouveau paysage économique qui se dessine devant nos yeux.
Le présent cadre stratégique imprime une orientation et fixe le cap. Il n’est pas un carcan, mais il nous permet de faire face aux besoins et à la situation sans cesse en mutation. Il s’efforce de donner à la sélectivité et à la complémentarité une définition beaucoup plus claire sur le plan opérationnel. Enfin, il montre comment éviter une dérive stratégique à mesure que de nouvelles sollicitations et de
nouveaux besoins se font jour.
S’inspirant des enseignements tirés des stratégies précédentes, la présente stratégie énonce des principes et des priorités relatifs à la meilleure manière de renforcer au mieux notre efficacité et de polariser l’attention sur nos domaines de compétence névralgiques qui sont : l’infrastructure, le secteur privé, l’intégration régionale, et la gouvernance tout en oeuvrant dans un esprit de complémentarité avec d’autres partenaires dans le reste des domaines stratégiques. Je suis pleinement conscient du fait que les principaux obstacles à surmonter seront la capacité de traduire nos intentions en résultats ainsi que la dotation en ressources. Nous les surmonterons en renforçant régulièrement cette capacité interne et en réformant les processus opérationnels – une des clés du succès de ce plan. Parallèlement, nous continuerons de privilégier notre solidité financière, de préserver notre bonne signature tout en faisant preuve d’innovation pour tirer parti des possibilités qu’offre notre bilan et en nous appuyant sur cette assise financière pour le plus grand bien de nos pays membres.
Au moment de nous engager dans ce voyage, je voudrais saisir cette occasion pour remercier le Conseil d’administration, la direction et les services de la Banque qui ont été associés à cette entreprise. L’heure est désormais à sa mise en oeuvre.
Stratégie à moyen terme
La stratégie à moyen terme de la BAD pour la période 2008-2012 s’inspire des enseignements tirés du plan stratégique pluriannuelle précédente, qui portait sur la période 2003-2007. De vastes consultations engagées avec le large éventail d’actionnaires et de partenaires ont fait ressortir la nécessité pour la Banque de mettre davantage l’accent sur les résultats, d’être plus sélective dans ses domaines d’intervention, de faire preuve de plus de rigueur dans l’exécution, de poursuivre l’amélioration des processus opérationnels et de l’efficience, d’intensifier le dialogue avec les pays et d’aligner de manière plus systématique les ressources sur les priorités.
Au cours de la dernière décennie, nombreux sont les pays africains qui ont connu une
croissance sans précédent et une baisse prometteuse des niveaux de pauvreté. Jusqu’à
une date récente, les conditions étaient largement réunies pour une croissance soutenue, avant que la crise financière mondiale ne crée de nouvelles pressions et incertitudes. Le moins que l’on puisse dire est que la nette contraction de l’économie mondiale, caractérisée par des conditions de crédit plus difficiles et conjuguée à une architecture de l’aide internationale en pleine mutation, est porteuse de défis plus ardus à moyen terme pour la Banque comme pour ses pays membres régionaux.
Grâce à cette stratégie, la Banque devrait mieux se positionner dans un environnement plus volatil, incertain et concurrentiel, tout en restant attachée à répondre aux besoins premiers de ses clients en Afrique. En effet, la Banque occupe une position unique en Afrique et doit rester utile à tous ses pays membres régionaux. Aussi doit-elle être plus efficace et posséder les ressources et les instruments appropriés.
Une stratégie efficace doit donc être un cadre, et non un plan détaillé. Sur fond de priorités précises, la Banque doit pouvoir répondre à des circonstances et des besoins changeants. Elle doit être jugée à ses résultats et à la contribution qu’elle apporte au développement et à la réduction de la pauvreté, en particulier par la promotion de la croissance et de l’intégration économique, qui permettent d’ouvrir de nouvelles possibilités aux populations pauvres.
L’objectif reste de devenir en Afrique le partenaire de choix, source d’investissements et de conseils de qualité. À cet effet, la Banque fera preuve d’une plus grande sélectivité, pour concentrer ses opérations sur l’infrastructure, la gouvernance, la promotion d’un secteur privé plus robuste et l’enseignement supérieur. Par ces interventions, elle contribuera directement à l’intégration régionale, les PRI et l’assistance aux états fragiles, au développement humain et agricole. La production du savoir, le changement climatique et la parité homme-femme feront partie intégrante des opérations.
La Banque veillera à préserver sa solidité financière et sa bonne cote de crédit. Elle tirera mieux parti de l’avantage comparatif que lui confère sa structure intégrée, réunissant à la fois les instruments souverains, non souverains et concessionnels, pour répondre aux besoins particuliers des PMR. Elle oeuvrera plus régulièrement en partenariat avec d’autres de manière à maximiser l’impact sur le développement et améliorer l’harmonisation, l’alignement et l’utilisation des systèmes nationaux, ainsi qu’il a été convenu dans le Programme d’action d’Accra.
Une attention accrue sera portée à l’exécution et aux résultats sur le terrain, à l’amélioration de la qualité du portefeuille et à l’accélération de la mise en oeuvre. Les changements apportés aux processus opérationnels et humains ainsi qu’en matière d’établissement du budget confieront plus de responsabilités au personnel d’encadrement, qui dans le même temps sera tenu de rendre compte des résultats obtenus. Les progrès accomplis feront l’objet d’un suivi étroit et de rapports réguliers.
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