La Banque africaine de développement (BAD)


La Banque africaine de développement est l’institution mère du Groupe. L’accord portant création de la banque a été adopté et ouvert à la signature à l’occasion de la Conférence de Khartoum tenue le 4 août 1963.

Cet accord est entré en vigueur le 10 septembre 1964 à Khartoum, au Soudan. La banque a lancé ses activités le 1er juillet 1966. Son rôle principal est de contribuer au progrès social et au développement économique individuel ou collectif des pays membres de la région.

Depuis le 1er janvier 1998, 77 pays membres ont souscrit au capital autorisé de la BAD, dont 53 pays africains indépendants (membres régionaux) et 24 pays non africains (membres non régionaux).

L’institution est alimentée par les ressources ordinaires et spéciales. Les ressources ordinaires comprennent :

  • les actions souscrites du capital autorisé, dont une partie est sujette aux appels en vue de garantir les obligations d’emprunt de la BAD
  • les fonds reçus des remboursements de prêts octroyés
  • les fonds collectés par le biais de prêts de la BAD sur les marchés de capitaux internationaux;
  • les revenus découlant des prêts octroyés par la BAD
  • d’autres revenus reçus par la banque, par exemple, revenus des autres investissements.

En vertu de l’article 8 de l’accord portant création de la BAD, la banque peut instituer des fonds spéciaux ou assurer la gestion des fonds spéciaux destinés à servir ses fins dans le cadre de ses fonctions. Conformément à cette disposition, le Fonds africain de développement (FAD) a été créé en 1972, avec les Etats non africains, et le Fonds spécial du Nigeria (NTF), créé en 1976 avec le gouvernement du Nigeria. D’autres fonds spéciaux et de fiducie comprennent :

  • le Fonds pétrolier arabe;
  • le Fonds spécial d’urgence pour la sécheresse et la famine en Afrique;
  • le Fonds spécial de secours.

En 2009, les approbations du guichet non concessionnel se sont établies à 5,6 milliards d’UC pour 84  opérations, contre 1,81 milliard d’UC pour 58 opérations en 2008, soit une augmentation de 209,4 %. Cette forte augmentation des approbations est principalement due aux prêts-projets et prêts à l’appui des réformes. Les prêts-projets, englobant les prêts publics et à garantie publique ainsi que les  interventions dans le secteur privé (y compris les prises de participations et les garanties privées), sont  passés de 1,54 milliard d’UC en 2008 à 3,94 milliards en 2009, soit une progression de 155,8 %.  Les prêts à l’appui des réformes ont eux aussi grimpé de 136,4 millions d’UC en 2008 à 1,52 milliard en 2009. Cette hausse spectaculaire résulte principalement des 2 prêts d’appui budgétaire accordés au Botswana (969 millions d’UC) et à Maurice (437,3 millions d’UC).

Les autres instruments de financement  comprennent les dons, s’élevant à 25,1 millions d’UC en 2009, contre 13,6 millions d’UC en 2008 (soit  une hausse de 84,6 %), les allocations destinées à l’allégement de la dette au titre de l’initiative PPTE, qui ont légèrement reculé de 113,8 millions d’UC en 2008 à 112,8 millions d’UC en 2009 et les garanties publiques d’un montant de 6,2 millions d’UC. La part des  différents instruments de financement dans le total des approbations de la BAD pour l’année se  présente comme suit :

  • 70,3 % pour les prêts-projets ;
  • 27,2 % pour les prêts à l’appui des réformes ;
  • 2 % pour l’allégement de la dette PPTE ; et
  • 0,4 % pour les dons.

En 2009, les opérations du secteur privé ont représenté 1,16 milliard d’UC, contre 901,2 millions d’UC  en 2008, soit une augmentation de 28,7 %. Les instruments financiers comprenaient les prêts-projets et les lignes de crédit pour un montant de 1,01 milliard d’UC ; les prises de participations privées pour 142,5 millions d’UC ; et les garanties privées pour 5,3 millions d’UC. En 2009, le secteur privé a  représenté 20,5 % des approbations de la BAD et 14,3 % de l’ensemble des approbations du Groupe  de la Banque. Alors que les prêts-projets sont en général destinés à accélérer la croissance économique et à faire reculer la pauvreté, les lignes de crédit visent, elles, à approfondir les marchés  financiers intérieurs en soutenant l’accès au financement des petites et moyennes entreprises (PME).  En outre, les opérations du secteur privé dans beaucoup de projets et programmes multinationaux d’envergure visaient à renforcer la coopération économique et l’intégration régionale entre PMR. Les 3  principales opérations multinationales approuvées pendant l’année ont été :

  • le Programme de liquidité pour le commerce mondial (GTLP) (322,1 millions d’UC) ;
  • la phase I du projet de système de câble Main  One (44,1 millions d’UC) et
  • le Fonds de développement des infrastructures de l’Afrique émergente (33,2 millions d’UC).

Les décaissements des prêts de la BAD se sont élevés en 2009 à 2,35 milliards d’UC, en progression de 223 % par rapport aux 727,5 millions décaissés en 2008. Les décaissements totaux (y compris les prêts non souverains) se sont établis à 20,03 milliards d’UC. À la fin décembre 2009, 785 prêts avaient été  entièrement décaissés pour un montant de 17,55 milliards d’UC, soit 87,6 % des décaissements cumulés.








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