La Banque africaine de développement (BAD)


La Banque africaine de développement est l’institution mère du Groupe. L’accord portant création de la banque a été adopté et ouvert à la signature à l’occasion de la Conférence de Khartoum tenue le 4 août 1963.

Cet accord est entré en vigueur le 10 septembre 1964 à Khartoum, au Soudan. La banque a lancé ses activités le 1er juillet 1966. Son rôle principal est de contribuer au progrès social et au développement économique individuel ou collectif des pays membres de la région.

À la date du 31 décembre 2011, 78 pays membres avaient souscrit au capital autorisé de la BAD, dont 53 pays africains indépendants (membres régionaux) et 25 pays non africains (membres non régionaux).
L’institution est alimentée par les ressources ordinaires et spéciales. Les ressources ordinaires comprennent :

  • les actions souscrites du capital autorisé, dont une partie est sujette aux appels en vue de garantir les obligations d’emprunt de la BAD
  • les fonds reçus des remboursements de prêts octroyés
  • les fonds collectés par le biais de prêts de la BAD sur les marchés de capitaux internationaux;
  • les revenus découlant des prêts octroyés par la BAD
  • d’autres revenus reçus par la banque, par exemple, revenus des autres investissements.

En vertu de l’article 8 de l’accord portant création de la BAD, la banque peut instituer des fonds spéciaux ou assurer la gestion des fonds spéciaux destinés à servir ses fins dans le cadre de ses fonctions. Conformément à cette disposition, le Fonds africain de développement (FAD) a été créé en 1972, avec les Etats non africains, et le Fonds spécial du Nigeria (NTF), créé en 1976 avec le gouvernement du Nigeria. D’autres fonds spéciaux et de fiducie comprennent :

  • le Fonds pétrolier arabe;
  • le Fonds spécial d’urgence pour la sécheresse et la famine en Afrique;
  • le Fonds spécial de secours.