A propos du FAD

Le Fonds africain de développement (FAD) est le guichet concessionnel du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD). Fondé en 1972, il est devenu opérationnel en 1974. Administré par la Banque africaine de développement, le Fonds compte, à ce jour, 29 pays contributeurs, qui œuvrent en faveur de 38 pays en Afrique. Parmi les 38 pays éligibles au FAD, il y a, d’un côté, ceux qui renforcent leurs capacités économiques pour  devenir de nouveaux marchés émergents et, de l’autre, ceux qui sont encore fragiles et ont besoin d’une aide spécifique pour garantir la prestation des services de base. Avec près de la moitié de ses pays emprunteurs considérés comme des États fragiles, le FAD se voit confronté à un défi de taille, dans la mesure où des économies stables peuvent elles-mêmes devenir fragiles, sous l’effet d’un choc interne ou externe.

Le FAD contribue à promouvoir le développement économique et social dans les pays africains les moins développés, en octroyant des financements concessionnels dédiés à la mise en œuvre de projets et de programmes, et une assistance technique pour mener des études et des activités de renforcement des capacités. Les investissements cumulés du Fonds au fil de ses 40 années d’opérations sur le continent africain s’élèvent à 29.4 milliards d’UC (45 milliards de dollars EU).

Les ressources du Fonds sont reconstituées tous les trois ans, auprès de ses 29 pays donateurs. Durant les consultations pour la reconstitution, les pays donateurs sont représentés par leurs plénipotentiaires du FAD.

Accord portant création du FAD

Dans l’Accord portant création du FAD, le Conseil des gouverneurs est désigné comme l’organe suprême chargé de l’élaboration des politiques du Fonds. Le Conseil des gouverneurs se réunit au moins une fois l’an. Le Conseil d’administration du FAD compte, quant à lui, sept administrateurs représentant chacun des pays donateurs (les administrateurs sont désignés par leurs mandants) – outre sept administrateurs qui représentent la BAD. Le Conseil d’administration supervise le fonctionnement général du Fonds.
La création du Fonds africain de développement (FAD) était motivée par la nécessité de résoudre deux contraintes majeures, qui sont apparues après le démarrage des opérations de la Banque : i) le plafond des ressources que la Banque pouvait fournir ; et ii) la nature et les modalités des prêts, que ses pays membres les plus pauvres ne s’étaient pas pleinement appropriées, notamment s’agissant des projets à échéances plus longues ou à rendements non financiers.

Les ressources du Fonds sont constituées sur les contributions provenant des ressources internes de la Banque et sur les reconstitutions générales des ressources effectuées par les pays donateurs, sur une base habituellement triennale. Les annonces de contributions initiales au Fonds ont été faites en 1972. La première reconstitution générale des ressources du Fonds (FAD-I), qui a eu lieu en 1974, couvrait la période 1976-1978. Au total, les ressources du Fonds ont été reconstituées à 13 reprises. Aussi, le cycle actuel est-il celui du FAD-13. La treizième reconstitution générale des ressources a été conclue, avec succès, en septembre 2013 pour le financement des activités du Fonds sur la période 2014-2016. Pour ladite période, les plénipotentiaires du FAD sont convenus d’un montant de reconstitution, (compte non tenu de l’écart technique )  de 4,86 milliards d’UC – soit l’équivalent de 7,3 milliards de dollars EU, en date de septembre 2013. Une fois la treizième reconstitution approuvée par le Conseil des gouverneurs, celle-ci prendra effet en 2014.