Marchés des capitaux

La BAD sur les marchés de capitaux

La Banque africaine de développement (BAD) emprunte activement sur les marchés de capitaux, dans le but de répondre aux besoins des pays africains. Les fonds levés sur les marchés financiers lui permettent, d'une part, de disposer de ressources suffisantes pour répondre à ses besoins en trésorerie sur une période glissante d'un an ; d'autre part, de fournir des ressources aux meilleurs coûts pour financer ses projets et ses clients.

Pour lever des fonds, la Banque recourt à une variété d'instruments et de marchés, outre le marché des produits dérivés pour la gestion de l'actif et du passif. Réactivité et flexibilité caractérisent l'exécution de son programme d'emprunt sur les marchés de capitaux.

La stratégie de la BAD pour atteindre ses objectifs de financement se décline comme suit :

  1. Se bâtir une réputation dans l'émission d'obligations liquides sur les marchés financiers, afin d'atteindre des niveaux de financement attractifs et créer des opportunités d'emprunt sous la forme de placement privés et d'uridashi (émission en monnaie étrangère destinée aux investisseurs japonais).
  2. Développer l'accès aux marchés publics et privés dans diverses devises, afin de renforcer sa notoriété sur les marchés de capitaux en général.
  3. Accéder à des financements à moyen et long termes, sous réserve de conditions de marché favorables.
  4. Renforcer et élargir sa base d'investisseurs, en adoptant une stratégie proactive.
  5. Promouvoir le développement des marchés financiers africains et offrir des financements en monnaies locales à ses clients, par l'émission d'obligations libellées en monnaies africaines.

Premier emprunteur du continent africain, la Banque jouit d'une solide réputation sur les marchés de capitaux internationaux et domestiques. Ses transactions incluent des émissions mondiales libellées en dollars EU, ainsi que des émissions sur les marchés domestiques australien, canadien, néo-zélandais, nigérian, singapourien, suisse, sud-africain, ougandais et britannique. La BAD effectue également des émissions indexées sur des monnaies africaines et des placements privés libellés en devises locales des pays émergents, telles que le real brésilien, la roupie indonésienne, le peso mexicain et la livre turque.

Déterminée à soutenir des projets respectueux de l'environnement et à faible émission de carbone sur le continent, la Banque a également lancé un programme d'émission d'obligations vertes en 2013. La Facilité d'émissions d'emprunts multi-marchés de la Banque (GDIF) fait office de plateforme qui réunit l'ensemble de la documentation relative aux marchés et devises.

Au 31 décembre 2015, l'encours du portefeuille d'emprunts s'élevait à près de 16 milliards d'unités de compte (23 milliards de dollars EU), répartis en 17 devises.

Notations
La Banque jouit de la notation de crédit la plus élevée, triple A, que lui ont attribuée les agences internationales Fitch, Moodys, S&P et Japan Credit Rating Agency. Les obligations de la Banque sont pondérées à 0 % de risque sous Bâle II, et de niveau 1 sous Bâle III. Les obligations de la BAD sont éligibles aux opérations de pension des banques centrales de l'Australie, de la Nouvelle Zélande, de l'Union européenne, du Royaume Uni, du Nigeria, de l'Ouganda, de la Zambie, du Kenya, du Botswana et des Etats-Unis.

Programme d'emprunt 2016

Le programme d'emprunt de la Banque approuvé par son Conseil d'administration pour l'année 2016 s'élève à 6,2 milliards d'unités de compte (8,5 milliards de dollars EU).