FAQ


Quelles sont les responsabilités fonctionnelles de l’Évaluation indépendante du développement (IDEV) ?

L’Évaluation indépendante du développement (IDEV) de la Banque africaine de développement (BAD) a pour fonction d’assurer l'évaluation indépendante de la Banque. IDEV a pour mission d'aider la Banque africaine de développement à promouvoir une croissance durable et la réduction de la pauvreté en Afrique, à travers des évaluations indépendantes et influentes. IDEV s’engage, indépendamment de la direction générale de la Banque, à évaluer la performance des projets achevés et d’une sélection de projets en cours, des programmes, politiques et stratégies, dont elle évalue les résultats et l'impact sur le développement économique et social des pays membres régionaux.

À la demande du Conseil d’administration, IDEV mène également des études d'évaluation thématique, des révisions des politiques sectorielles, des évaluations de l’aide aux pays et des examens ad hoc.

Elle diffuse les enseignements tirés des évaluations indépendantes et aide la structure opérationnelle de la Banque à intégrer les leçons retenues des expériences passées, au moyen d’ateliers et de séminaires techniques.

Elle évalue, en outre, la pertinence du système opérationnel d'évaluation et s’assure que les leçons issues des expériences passées servent à améliorer la qualité et l'efficacité de la stratégie d’assistance, les politiques, processus et procédures du Groupe de la Banque africaine de développement.

IDEV joue un rôle consultatif et de catalyseur, afin d’aider les pays membres régionaux et les associations nationales ou régionales d’évaluation dans leurs efforts pour développer leurs propres capacités de suivi et évaluation.

IDEV organise, de façon sélective, des ateliers de travail et des séminaires d'évaluation, en collaboration avec l'Institut africain de développement (IAD), et en partenariat avec d'autres agences de développement et entités d'évaluation.

Elle coopère également et échange les meilleures pratiques avec les organismes de développement bilatéraux et multilatéraux, en vue d'harmoniser les méthodes et pratiques d'évaluation et d‘encourager une évaluation collaborative des stratégies d’aide aux pays membres, des politiques sectorielles, ainsi que des projets et programmes de développement

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Est-ce que le travail d'IDEV a un impact sur les activités de la Banque ?

Oui. Entre autres exemples récents des évaluations ayant renforcé le travail de la Banque, peuvent être cités :

Évaluation de l'assistance de la BAD aux États fragiles , 2012 – À la suite de cette évaluation, la Banque a mis en place un groupe de travail sur son engagement dans les États membres régionaux fragiles. La “Note d’information semestrielle” de la Facilité en faveur des États fragiles  – déclare : « Le Groupe de travail s’inspire largement des conclusions du rapport du Département de l’évaluation des opérations (OPEV) [...] » et « En préparation de l'examen à mi-parcours du Fonds africain de développement (FAD) -12, l’unité des États fragiles (OSFU) de la BAD examine et met à jour la stratégie de la Banque pour l'engagement dans les États fragiles. Cette révision, couplée à l'évaluation externe d’OPEV de l'assistance de la Banque aux États fragiles, renforcera l'accent mis sur l'engagement de la Banque à se concentrer sur la prestation de programmes appropriés dans les pays membres régionaux et les régions toujours en situation de fragilité ».

Qualité des rapports d’achèvement de projet à la BAD, 2008-2009   – Les conclusions de ce rapport ont été utiles pour la révision en cours du modèle de Rapport d’achèvement de projet/programme (RAP) pour les opérations du secteur public. Certaines lacunes dans la qualité des RAP – que l'évaluation a mises en lumière – ont été abordées dans le modèle révisé de RAP. Il s’agit notamment de la nécessité (i) d’assurer la cohérence avec les définitions internationales ; (ii) d’améliorer l'évaluation des risques et de la durabilité ; (iii) de renforcer l’acquisition des enseignements tirés, et iv) d’améliorer l'analyse des enjeux intersectoriels et fiduciaires.

Intégrer l’égalité des genres : une voie vers des résultats ou une voie sans issue ?  (2011) – Cette synthèse d'évaluation a apporté sa contribution à l’élaboration de la première stratégie en matière de genre à la Banque. Le Département a géré – conjointement avec le Département pour les résultats et le contrôle de la qualité (ORQR) – une analyse des résultats en matière d'égalité des genres des opérations que la BAD avait financées dans le secteur public, de 2009 à 2011. Cet examen a également servi à élaborer de la première stratégie en matière de genre de la BAD. En 2013/2014, le Département indépendant de l'évaluation a collaboré avec le Département pour les résultats et le contrôle de la qualité (ORQR) et avec le bureau de l'envoyée spéciale sur l'égalité de genre, pour encourager l'intégration de la question du genre dans les évaluations et les opérations de la Banque.

Évaluation des opérations d'appui aux réformes de la BAD, 1999-2009 (2011) – Cette évaluation a contribué à façonner la politique actuelle de la Banque sur les opérations d'appui aux réformes. Cette politique aborde les faiblesses majeures dans l'utilisation des instruments d’opérations d'appui aux réformes, comme l'a souligné l'évaluation indépendante, notamment : (i) l'existence de procédures et de lignes directrices différentes sur les opérations d'appui aux réformes, d'où la nécessité d'une politique consolidée ;(ii) l'absence d'une véritable approche multisectorielle dans les opérations d'appui aux réformes ; (iii) les insuffisances des documents de stratégie-pays quant au rôle des opérations d'appui aux réformes ; et (iv) une incertitude quant aux exigences en termes d’audit et de risques fiduciaires.

Évaluation indépendante de la stratégie et du processus de décentralisation à la BAD , 2009 – À la suite de  l'évaluation indépendante de la stratégie et du processus de décentralisation qu’IDEV a menée en 2009, la direction de la Banque a mis en place une équipe pour préparer un plan d'action destiné à accroître l'efficience et l'efficacité du processus de décentralisation.

Évaluation de l'Institut multilatéral d'Afrique (IMA) 2008 – Cette évaluation a servi à élaborer la stratégie actuelle de renforcement des capacités de la Banque. En 2007, à la demande de la haute direction de la Banque, l’Évaluation indépendante du développement a entrepris une évaluation indépendante de l'Institut multilatéral d'Afrique (IMA). L'objectif global en était de fournir à la direction une base valable pour les décisions qui s’imposent quant à l'avenir de l’IMA.  « Les résultats de l'atelier, ainsi que l'évaluation interne de l'Institut africain de développement (IAD) et l'évaluation externe de l’IMA par OPEV ont servi de base à un avant-projet discuté par les administrateurs de la Banque le 10 Juin 2009. »

L’Évaluation indépendante de la supervision des projets à la BAD, 2001-2008, a mis en évidence les questions clés relatives aux systèmes et aux processus de supervision de la Banque. La direction de la Banque y travaille actuellement, afin de prendre les dispositions nécessaires, à travers des mesures telles que la refonte de l'ensemble du système, y compris le système d'information de gestion électronique.

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Quelle est la mission de l’Évaluation indépendante du développement (IDEV) ?

IDEV a pour mission d’aider la BAD à favoriser une croissance durable et la réduction de la pauvreté en Afrique, à travers des évaluations indépendantes et influentes. Celles-ci analysent les politiques, procédures et opérations du Groupe de la Banque, en passent en revue la performance et présentent un rapport sur les résultats, afin d’en tirer des enseignements utiles et d’encourager l’obligation de rendre compte. IDEV s’assurera que les résultats des évaluations soient communiqués de façon efficace aux parties prenantes de la Banque.

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Dans quelle mesure IDEV est-elle indépendante ?

Pour faire en sorte qu’IDEV soit autonome par rapport à la direction, sur le plan opérationnel du point de vue des comportements, l’évaluateur général rend compte directement au Conseil d’administration de la BAD, par le biais de son Comité sur les opérations et l’efficacité du développement (CODE).

CODE est chargé de superviser le travail d’IDEV, valide son plan de travail et le budget y afférant, qu’il soumet pour approbation au Conseil d’administration. Une fois approuvé par le Conseil, le budget d’IDEV est « sanctuarisé » (c.-à-d. qu’il échappe à l’influence ou au contrôle de la Direction). Les rapports d’évaluation d’IDEV sont soumis à CODE, accompagnés d’une réponse officielle de la Direction. CODE discute des rapports-clés, étudie les enseignements tirés et les recommandations des évaluations présentées, de même que la réponse de la Direction, et décide des mesures éventuelles à prendre.

En outre, le travail d’évaluation indépendante au sein de la Banque repose sur les principes admis à l’échelle internationale en matière d’évaluation de l’aide au développement, en particulier sur les principes directeurs de l’évaluation du Comité d’aide au développement de l'Organisation de coopération et de développement économiques (CAD-OCDE) et les normes de bonnes pratiques émises par le Groupe de coopération sur l’évaluation des Banques multilatérales de développement (“ECG” par acronyme en anglais).

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De quand date la création d’IDEV ?

L’évaluation à la BAD est apparue en1977. Toutefois, la première unité d’évaluation n’a été mise en place qu’en 1980, lorsqu’une division spéciale a été créée au sein de du Département chargé de la recherche et de la planification. Cette division est devenue un bureau d’évaluation autonome en 1987, puis un Département en 1995. En 1993, le Conseil d'administration s’est vu confier la responsabilité de surveillance de l'évaluation,, dans le cadre du Comité d'audit général, avant qu’elle ne soit ensuite placée sous l’égide du Comité sur les opérations et l'efficacité du développement (CODE), créé en 1996. En 2002, une directive présidentielle a précisé le mandat du Département. En 2007, le Conseil a approuvé la première politique d'évaluation indépendante et les responsabilités fonctionnelles du Département de l'évaluation. En 2014, OPEV a changé de nom, pour devenir “Évaluation indépendante du développement” (“IDEV” par acronyme en anglais)

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Comment sont fixés le programme de travail et le budget d’IDEV ?

Le programme de travail d’IDEV est un plan triennal glissant, qui lui permet d’accomplir son mandat et d’adapter la stratégie et les priorités de l’évaluation aux évolutions de l’environnement institutionnel. Il répond aussi aux changements qui surviennent dans les conceptions du développement et aux innovations dans les méthodes d’évaluation.

IDEV élabore son programme de travail triennal glissant, après consultation du Conseil d’administration, des hauts cadres des complexes des opérations et du Bureau de l’économiste en chef.  Il englobe des évaluations de projets et de programmes, des évaluations sectorielles et thématiques, des évaluations d'assistance aux pays et aux régions, des évaluations institutionnelles, des évaluations conjointes, ainsi que le développement des capacités et des activités de gestion du savoir pour un retour d’information efficace, la diffusion et l’apprentissage.  

Le pouvoir de sélectionner les programmes, les politiques ou les thèmes devant faire l’objet d’une évaluation, ainsi que la formulation du programme de travail d’IDEV incombent à l’évaluateur général, sous la supervision de CODE, et sous réserve de l’approbation du Conseil d’administration.

Le budget de l’évaluation est déterminé sur la base du programme de travail approuvé. Les priorités du programme de travail d’IDEV sont ensuite définies en fonction des ressources humaines et budgétaires disponibles.

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IDEV évalue tous les projets achevés ?

Non. Le programme de travail 2014-2016 d’IDEV stipule qu’IDEV entreprendra 50 notes de validation des rapports d’achèvement de projets/programmes (RAP) en 2014, suivis de 30 chacun en 2015 et 2016. 25 notes de validation des rapports de supervision élargis feront également partie du programme de travail chaque année. En 2015, IDEV va en plus commencer à produire un certain nombre de RAP validés sur le terrain dans l’année et prévoit de les augmenter progressivement, pour les porter à à 50 % au moins de l’ensemble dans les années 2016-2018. En outre, IDEV procédera à une évaluation de groupes de projets chaque année. Les évaluations de groupes fourniront une base pour les évaluations thématiques et sectorielles ainsi qu’une composante des résultats de développement de l'évaluation exhaustive prévue en 2016.

IDEV entend assurer un  juste équilibre entre évaluations de projets, évaluations sectorielles, thématiques, des pays, et évaluations à l’échelle institutionnelle. Elle entend également faire en sorte que les évaluations soutiennent les domaines prioritaires énoncés dans la stratégie 2013-2022 de la Banque, intitulée « Au cœur de la transformation de l'Afrique » :

  • Développement des infrastructures
  • Intégration économique régionale
  • Développement du secteur privé
  • Gouvernance et reddition de comptes
  • Compétences et technologie
  • États fragiles
  • Agriculture et sécurité alimentaire
  • Égalité des genres

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Quelle différence entre auto-évaluation et évaluation indépendante à la BAD ?

L’auto-évaluation est principalement menée par les Départements des opérations pays/sectoriels, sous la supervision de la Direction. Elle est le fondement de la fonction d’évaluation. Les processus d’auto-évaluation servent à mesurer les réalisations et les résultats des activités opérationnelles, notamment les projets, les dons et les activités techniques, et aboutissent à la préparation d’un rapport d’achèvement de projet (RAP) au terme de chacune de ces activités. L’autoévaluation est élargie pour couvrir les stratégies pays, le travail de conseil et d’analyse, ainsi que les politiques et stratégies sectorielles/thématiques de la Banque, à travers la mise à disposition de rapports d’achèvement de stratégie pays, de rapports d’évaluation de performance du travail consultatif et analytique, et de mises à jour sur l’exécution des politiques et stratégies sectorielles.  

L’évaluation indépendante se définit comme une évaluation effectuée par des entités ou des personnes qui ne sont pas assujetties au contrôle de ceux chargés de concevoir et mettre en œuvre l’action en faveur du développement. Elle consiste en une évaluation systématique et objective d’un projet, d’un programme ou d’une politique en cours ou achevé(e), de sa conception à ses résultats en passant par sa mise en œuvre Le but  est de déterminer la pertinence et la réalisation des objectifs fixés, l’efficience, l’efficacité, l’impact et la durabilité du développement.

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