Diasporas et développement

Ce document examine les transferts privés vers les organisations internationales et l’appui à l’aide publique au développement (APD), en utilisant une donnée unique sur les ménages des États-Unis, à partir d’une étude par panel de la dynamique des revenus et des enquêtes sociales généralisées. De manière générale, l’étude révèle que les dons privés aux organisations internationales de l’aide sont limités et que l’augmentation de l’APD ne bénéficie pas d’un appui conséquent. Afin de mettre en lumière les facteurs pouvant expliquer les préférences pour les dons privés pour l’aide internationale et l’appui à l’aide internationale publique, le document explore plusieurs hypothèses complémentaires. L’une de ces explications veut que l’environnement social influe sur les attitudes à l’égard des ménages dans les pays en développement. Pour déterminer cet effet, l’étude intègre une partie d’une communauté d’origine étrangère. Entre 1990 et 2005, la  proportion de la communauté d’origine étrangère au sein de la population des États-Unis est passée de 5 % à 12 %. Contrairement à ce que l’on a connu par le passé, les nouveaux immigrants devraient venir des pays en développement d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine. Nous examinons l’hypothèse que les nouvelles vagues d’immigrants pourraient influer sur les attitudes et les préférences concernant la redistribution internationale.

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