Recherche de l’efficience, pouvoir de marché des banques et croissance économique : le cas de l’Algérie

Hatem Salah

On s’interroge, dans cet article, sur la nature des réformes financières entreprises en Algérie et sur les résultats auxquels elles ont abouti en termes de compétitivité du secteur des services financiers. Pour se faire, nous analysons l’évolution des indicateurs de l’approfondissement bancaire, en particulier, l’évolution des indicateurs relatifs au développement de la bancarisation, à l’évolution des crédits au profit du secteur productif privé, à l’évolution des taux d’intérêt réel, à l’évolution de la rentabilité des banques à travers l’évolution de leurs marges bancaires, leurs marges d’intermédiation, de la rentabilité des actifs (ROA) ou celle des capitaux (ROE).

Nous introduisons aussi la question de la gouvernance bancaire et de la réglementation prudentielle en analysant celle-ci à partir du cadre conceptuel proposé par Bâle 2. Nous portons notre intérêt aussi sur les stratégies des banques en Algérie en vue d’améliorer leurs efficiences que ce soit à travers un processus de privatisation des banques publiques où l’Etat est l’actionnaire majoritaire, ou des stratégies d’ouverture et de renforcement de la coopération régionale. Enfin nous mesurons la compétitivité de la place bancaire d’Algérie en testant les conditions de concurrence dans le secteur bancaire algérien avant et après la restructuration bancaire.

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