Afrique: Vers un cadre institutionnel novateur qui favorise la croissance du secteur privé.

Les échecs du marché  et la crise économique mondiale de 2008 ont contraint les pays à accorder une attention accrue à la performance du secteur privé et aux activités de production. De manière générale, les décideurs s’accordent à reconnaître que les ajustements à plusieurs niveaux, sous le contrôle des institutions publiques, devraient être à la fois une condition préalable et une condition dépendante pour les activités du secteur privé. Cependant, les institutions publiques africaines risquent de ne pas être en mesure de gérer de manière stratégique les ajustements temporaires nécessaires pour définir les priorités et les réaménager en temps de crise. Cela étant, le rôle prépondérant de ces institutions demeure incontestable. Ce document souligne que les institutions publiques sont mieux placées du point de vue stratégique pour favoriser l’efficacité globale, à savoir transformer le capital humain du bas de l’échelle en capital humain de premier plan en temps de crise. On part ici du principe que les institutions publiques qui maintiennent des dépenses par habitant marginales positives dans l’éducation pour former des ressources humaines de qualité, au détriment des dépenses par habitant marginales pour la consommation, se sortent plus rapidement de la crise. Le document utilise le modèle « Hecksher-Ohlin Preference Locus » et l’indice discret de Törnqvist pour évaluer les efforts déployés pour favoriser l’efficacité globale en Afrique.

Il en conclue que peu de pays ont réussi à améliorer l’efficacité globale, par opposition à la consommation, comme condition pour que les économies puissent appuyer la croissance du secteur privé et se libérer rapidement de la crise économique.

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