Transferts et réduction de la pauvreté : le cas du Ghana

Durant la décennie écoulée, les transferts de fonds des migrants vers les pays moins développés ont sensiblement augmenté, plus rapidement même que les investissements directs étrangers (IDE) et l’aide extérieure. C’est ainsi que la part moyenne des transferts annuels vers le Ghana par rapport au PIB a augmenté d’environ 214 % entre 1990-1999 et 2000-2006. Durant la même période, les ratios IDE/PIB et Aide/PIB n’ont augmenté que de huit et 16 %, respectivement (WDI 2007). Ce document examine les effets des transferts des migrants sur la réduction de la pauvreté au Ghana. Utilisant les données des trois premières phases de l’enquête « Afrobarometer » et de la cinquième édition de l’enquête sur le niveau de vie au Ghana, l’analyse des effets des transferts des travailleurs migrants sur la pauvreté des ménages montre que, toutes choses étant égales par ailleurs, ces transferts réduisent considérablement la probabilité pour une famille de tomber dans la pauvreté. Ces résultats influent sur la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement relatifs à la réduction de la pauvreté, au renforcement de l’éducation et à l’amélioration de la santé.

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