La crise financière mondiale et les pays d’Afrique subsaharienne : effets du ralentissement des flux de capitaux sur la croissance.

Isabella Massa

Ce document utilise une analyse de la co-intégration en panel pour examiner la relation à long terme entre la croissance économique et quatre types différents de flux de capitaux privés (prêts bancaires étrangers, investissement direct étranger (IDE), obligations et flux d’investissements de portefeuille) sur un échantillon de pays d’Afrique subsaharienne pour la période 1980-2007. Les résultats indiquent que les IDE et les prêts étrangers ont des effets importants et positifs sur la croissance en Afrique subsaharienne, alors que les flux d’investissements de portefeuille et les obligations n’en ont aucun aucun. D’après nos estimations, une baisse de 10 % des flux d’IDE pourrait entraîner une baisse de 0,5 % du revenu par habitant en Afrique subsaharienne et une réduction de 10 % des prêts étrangers provoquerait un recul de la croissance pouvant aller jusqu’à 0,7 %.

Ainsi donc, la crise financière mondiale devrait avoir des conséquences non négligeables sur la croissance en Afrique subsaharienne par le biais des flux de capitaux privés (un demi-point de croissance équivaut à environ 5 milliards de dollars de perte de production.

Documents