L'impact du coût du projet sur le delai de décaissement de l'aide: Le cas de la Banque Africaine de développement

Gaston Gohou

La crise financière actuelle a relancé le débat sur l’importance des investissements directs étrangers (IDE) pour la croissance économique et la lutte contre la pauvreté dans les pays en développement. De nombreux économistes financiers soutiennent que la crise économique pourrait avoir des effets négatifs encore plus graves sur la croissance en Afrique en raison de la réduction des flux de capitaux. Les principaux travaux dans ce domaine examinent le lien de causalité et la relation entre les IDE et la croissance économique, en partant de l’hypothèse que la croissance est un bon indicateur du bien-être, ce qui n’est pas toujours vrai. En outre, peu de ces travaux ont été consacrés à l’Afrique et ses disparités régionales s’agissant de l’attrait des investissements étrangers. Ce document réexamine la relation entre les flux d’IDE et le bien-être dans les différentes régions du continent. Nous avons utilisé l’indicateur du développement humain du PNUD comme variable essentielle du bien-être. Notre document confirme qu’il existe une relation positive et significative entre les flux nets d’IDE et le bienêtre en Afrique. Cependant, cette relation est très différente d’une région à l’autre et d’un continent à l’autre. C’est ainsi qu’elle est positive et significative dans les communautés économiques d’Afrique centrale et d’Afrique de l’Est, mais négligeable au Nord et au Sud, et ambiguë en Afrique de l’Ouest.

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