Une agence multilatérale de garanties des investissements pour l'Afrique et des obligations indexées sur les infrastructures : Possibilités de financement du programme d'infrastructure en Afrique

Joseph Atta-Mensah, UNECA

Ce document examine deux façons de financer les infrastructures de l’Afrique. La première est la possibilité de financer les projets d’infrastructure de l’Afrique avec des obligations indexées sur le projet. La seconde est un appel à la création d’une agence africaine de garantie des investissements (AAGI) pour soutenir et renforcer le financement des projets d’infrastructure. Le principal objectif de l’AAGI serait d’apporter des garanties d’investissements non commerciaux aux investisseurs africains et étrangers, privés ou publics, désireux d’investir en Afrique mais ne souhaitant pas prendre les risques non commerciaux susmentionnés. À l’aide de techniques de pricing d’options, l’auteur montre qu’une obligation indexée sur l’infrastructure équivaut à une obligation normale et à une position vendeur sur une option de vente européenne. Le coût des garanties de l’AAGI et la prime implicite de risque associée sont également déduits. Les conclusions de ce document indiquent que la valeur de l’obligation indexée sur l’infrastructure accroît monotoniquement au fur et à mesure que la valeur du projet qu’elle finance augmente. De plus, la valeur de marché des obligations indexées sur l’infrastructure chute au fur et à mesure que la valeur du projet devient plus volatile. L’augmentation du taux de dividende sur le projet a, selon les observations, un effet négatif sur la valeur des obligations indexées sur l’infrastructure. Pour finir, la prime de risque contenue dans un contrat d’obligation indexée sur l’infrastructure est considérée comme une fonction du ratio du coût de garantie de ce type d’obligation et de la valeur actualisée du paiement promis.