Politique budgétaire pour la croissance en Afrique à la lumière de la crise

Kathie Krumm et Chandana Kularatne, Banque Mondiale

Le document évalue la réponse budgétaire que des pays à faible revenu de l’Afrique subsaharienne ont apportée à la crise mondiale, dans le cadre de la politique budgétaire pour la croissance. En particulier, il pose la question de savoir ce qu’a été la réussite de la politique budgétaire en matière de protection des perspectives de croissance à moyen terme au lendemain de la crise. Lorsque la crise a éclaté en 2008, les pays de l’Afrique subsaharienne progressaient sur la base de l’amélioration de la performance budgétaire. Bon nombre de ces pays envisageaient d’apporter une réponse minime, voire partielle, au choc subi et avaient mis en place des programmes de relance budgétaire. Comme prévu, il s’agissait surtout de pays ayant la marge de manœuvre budgétaire nécessaire. Dans le droit fil de la politique budgétaire pour la croissance, les domaines de dépenses à protéger ou il convient de concentrer les augmentations, si possible, sont ceux susceptibles d’accroître la croissance à long terme.

Sur la base de la récente expansion de leurs programmes de développement de l’infrastructure, par exemple, la protection d’une telle expansion a été un objectif clé de la réponse budgétaire. Cependant, seul un petit groupe de pays ont réussi à cet égard. La plupart des dépenses publiques réelles ont été plus faibles que prévu au budget. Ainsi, plusieurs pays ont affiché des situations budgétaires plus austères et des niveaux de dépenses orientées vers la croissance plus faibles que prévu au moment de l’élaboration de la réponse budgétaire orientée vers la croissance destinée à faire face à la crise. En conclusion, le document indique que la plupart des défis rencontrés dans la mise en œuvre effective d’une politique budgétaire expansionniste de bonne qualité, à la lumière de la crise, sont comparables aux défis liés à une politique budgétaire destinée à soutenir la croissance à moyen terme, notamment le renforcement de la gestion de l’investissement public.