Surmonter les contraintes qui pèsent sur les capacités commerciales de l'Afrique : Une évaluation de l'efficacité de l'aide pour le commerce

Stephen Karingi et Vincent Leyaro, CEA

L’Afrique a enregistré une performance médiocre constante en termes de croissance économique et commerciale par rapport aux autres pays en développement. Face à cette réalité, il existe un consensus parmi la communauté internationale selon lequel l’Aide pour le commerce représente une façon d’aider les pays en développement, notamment les pays africains, à surmonter les contraintes commerciales auxquelles ils sont confrontés et à garantir leur participation effective au système commercial mondial. Pourtant, en dépit de son importance, le degré d’efficacité de l’Aide pour le commerce à améliorer les résultats relatifs au commerce est encore sujet à débat. Bien que plusieurs études aient examiné les justifications de l’Aide pour le commerce, il n’existe quasiment aucune preuve quantitative empirique de son impact, notamment en Afrique, la région la plus marginalisée du globe. Ce document est un parmi plusieurs à combler cette lacune quant aux effets de l’Aide pour le commerce sur les contraintes de capacité commerciale et les résultats de performance commerciale concernant l’Afrique. À l’aide de données sur des catégories spécifiques de l’Aide pour le commerce liées à des résultats commerciaux spécifiques escomptés, et en appliquant une analyse post-économétrique, cette étude aborde la question de savoir si l’Aide pour le commerce en Afrique a eu un impact significatif. Les conclusions de cette étude semblent indiquer que l’Aide pour le commerce en Afrique, après avoir pris en compte d’autres facteurs, est importante pour la résolution des contraintes de capacité commerciale et la promotion du commerce. Cette étude conclut que l’Aide pour le commerce réduit le coût commercial, favorise la diversification des exportations et améliore la compétitivité commerciale de l’Afrique. Cela entraîne donc de sérieuses implications politiques pour l’Afrique dans son ensemble, et les pays individuels en particulier s’ils souhaitent profiter des réformes commerciales.