Le secteur minier restera un moteur de l’économie africaine : échos de la conférence Mining Indaba, au Cap

12févr.2015
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Par Steve Kayizzi-Mugerwa

Tous les ans, en février, le centre-ville du Cap, en Afrique du Sud, se transforme en grand-messe du secteur minier, à laquelle se pressent patrons des compagnies minières, leurs fournisseurs et autres acteurs étroitement liés à cette industrie et venus du monde entier. On y vient en quête de nouvelles idées, de nouvelles sources de financement et pour acquérir de nouvelles machines à la pointe de la modernité. Cette édition 2015 de la conférence internationale du secteur minier, Mining Indaba, ne fait pas exception.

Dans une ambiance de travail fiévreuse, se bousculent businessmans et décideurs qui multiplient les échanges formels et poussés quant aux aspirations et aux défis propres au secteur des industries extractives en Afrique. Ces échanges se révèlent à la fois révélateurs et fort instructifs sur ce qui attend le secteur. Ainsi, l’on y débat désormais sans fard des meilleures façons de partager les richesses et de tirer profit des abondantes ressources naturelles que recèle le continent. Sauf qu’il n’existe pas de solution miracle.

Les sociétés minières ont besoin d’envergure et de capitaux pour se montrer concurrentielles. Si, les États ont tendance à vouloir augmenter leur part de profit dans les périodes fastes, ils oublient souvent d’indemniser les producteurs quand la conjoncture est mauvaise. Cette asymétrie, dans ce secteur sujet à de fortes fluctuations, oblige les entreprises minières et leurs actionnaires à faire preuve d’inventivité.

Pour les conglomérats miniers, parler de « partage » des valeurs et des profits sonne parfois comme un discours venu d’une autre planète. Toutefois, ces entreprises sont conscientes qu’elles ne peuvent plus fonctionner aujourd’hui sans  faire preuve d’un minimum de responsabilité sociétale. Pour nombre d’entre elles, le défi consiste donc désormais à se montrer responsable tout en restant lucratives.

Mining Indaba 2015 a démontré que l’esprit d’entreprise de l’industrie minière est loin d’être enterré.

Pour lire l’article de blog (en anglais) dans son intégralité, cliquer ici.

 


Commentaires

MUSOKE MOSES KINENE ZIRINGWIRA - Uganda 14/03/2015 13:44
EXPLOITING MINERALS ALONE IS NOT A SOLUTION TOWARDS ACHIEVING MAXMUM DEVELOPMENT UN LESS SOME ELEMENT OF RESEARCH IS INCORPORATED THAT HOW WE CAN ACHIEVE DEVELOPMENT ON A GLOBAL PLATFORM.WE DONT HAVE TO EXPORT MINERALS ALONE BUT WE NEED TO EXPORT ALSO FINISHED PRODUCTS TO COMPETE FOR MARKET WITH DEVELOPED COUNTRIES JUST AS THE CASE IS IN RUSSIA WHERE AN ASIAN COUNTRY DOMINATED A TEA MARKET.WE CANNOT ACHIEVE DEVELOPMENT UNLESS AFRICA ENROLL SERIOUSLY IN GLBAL MARKETS TO GET A LIONS SHARE. HOW BY ENCOURAGING EXPORTS OR BALANCING OF TRADE.MY MARKET IS OPEN IN RUSSIA AM PLANNING TO DOMINATE ALL THE MARKETS IN RUSSIA BUT THERE IS NO CAPITAL AND TECHNOLOGY.RUSSIA IS ABIG MARKET FOR AFRICAN PRODUCTS BUT THERE IS SOMETHING MISSING.FIND OUT
John Anyanwu - South Africa 13/02/2015 01:41
Excellently captured!
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