Capital Privé en Afrique

12juil.2012
Share |

Au cours des dernières années, l’Afrique a attiré de plus en plus de placements privés. En 2011, les investisseurs privés ont clôt 3 milliards de dollars de transactions en Afrique, contre 890 millions de dollars en 2010. En 2010, l’Afrique sub-Saharienne représentait 6% du total des placements privés venant des économies émergentes, contre seulement 3% en 2007. Actuellement, environs 200 investisseurs sont activement présent sur la marché africain. Au-delà des institutions traditionnelles de développement et d’investissement, plus d’investisseurs mondiaux sur les marchés frontières explore les opportunités en Afrique, tout en cherchant à diversifier les risques, améliorer l’efficacité, et dégager de la valeur. Actuellement, la majeure partie des fonds de capital attirés par l'Afrique sont des fonds spécialisés, particulièrement pour les ressources naturelles, les infrastructures et les secteurs d’énergies renouvelables. Toutefois, les fonds destinés à d’autres secteurs, principalement ceux conduits par l'appétit croissant des Africains pour les produits de consommation et services de qualité, sont en passe de devenir les principaux moteurs de capital-investissement dans la région, dans les années à venir. Avec la crise financière mondiale qui a fortement touché l'industrie du placement privé dans les pays développés, l'Afrique est susceptible de rester un marché important aussi bien pour les investisseurs privés étrangers que les investisseurs privés nationaux.

Catégories: Secteur privé


Commentaires

cyriaque rwehera - Burundi 11/04/2013 16:32
Le développement du secteur privé est pratiquement la stratégie qui a un potentiel de ressusciter économiquement le continent.D'après ce que vous pouvez lire ci-haut,ce volume de placements enregistrés en 2010 est apparemment encourageant mais j'ai peur que le gros de ces placements vont dans le secteur des opérateurs de télécommunications,surtout les réseaux de téléphonie mobile et des télévisions numériques par satellite. Dans bon nombre de pays ,ce type d'investissement est mal négocié et profite beaucoup plus à ceux qui reçoivent les licences d'opération plutôt qu'aux populations des pays où ils opèrent.Dans bon nombre des paysd'afrique,il n'y a aucune restriction en terme de pourcentage de l'investissement à rapatrier dans les pays de provenance des investisseurs.Je parie que nos banques centrales n'ont pas de devises pour échanger ces dividendes mensuelles et on est finalement obligé à vivre dans des économies informelles.Dans les pays développés ces licences d'opération sont octroyés exclusivement aux nationaux et ce souci de rapatriement massif des capitaux ne se pose pas.En afrique on finance pratiquement la consommation et pas la production.
Pensez à soutenir mon brevet et la gestion de ces licences sera revue pour éviter de ruiner les économies des nations.
merci.
*
*
* CAPTCHA
*