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Le Rapport sur l'Empreinte écologique de l’Afrique, une récente publication conjointe du WWF et la Banque africaine de développement, attire notre attention sur le fait que l'Afrique joue à l'équilibriste en ce qui a trait à la vie selon les moyens du continent (et par extension de la planète), et continue de maintenir le statu quo (surexploitation et modes de consommation non viables), au risque de dépasser les capacités de charge du continent. Bien que l'Empreinte moyenne par habitant pour le continent fût de 1,4 hectares globaux (hag) en 2008, le rapport estime que l'Empreinte écologique de tous les pays africains a augmenté de 240 % entre 1961 et 2008 (Figure.1), et prévoit que l'Afrique pourrait être en déficit de biocapacité dès 2015, puisque la biocapacité moyenne disponible par habitant en Afrique est estimée à 1,5 hag.

Figure.1 : Tendances de l’Empreinte écologique de l’Afrique
(1961-2008) (Global Footprint Network, 2011)
Les principales forces motrices qui sous-tendent la rapide croissance de l'Empreinte ont été déterminées et comprennent une population croissante et l'augmentation de la consommation par habitant dans une minorité de pays. Selon le rapport, l'île Maurice, avec 4,6 hectares globaux (hag), a l'Empreinte par habitant la plus élevée. De concert avec la Libye, la Mauritanie et le Botswana, ces quatre pays ont en une Empreinte écologique moyenne par habitant supérieure à la moyenne mondiale, tandis que l'Érythrée, avec 0.7 hag, a la plus faible Empreinte par habitant.
Toute activité humaine consomme des ressources de la planète et produit des déchets que la planète doit ensuite traiter. A mesure que les écosystèmes se dégradent, nous perdons leurs services (de soutien, d'approvisionnement, de régulation et culturels), accroissons notre vulnérabilité aux chocs économiques et environnementaux et freinons le développement, compromettant ainsi le bien-être.
De nos jours, la déforestation et le déboisement, la dégradation des sols, la pollution des eaux, la pollution de l'air et les autres externalités sont des défis quotidiens à travers le continent ; et de l'autre côté de la médaille, la faim et la famine, la pauvreté, les épidémies de maladies évitables, le chômage, les mauvaises conditions de logement, les mauvaises conditions d'approvisionnement en eau et assainissement ... sont également des réalités quotidiennes.
Les pays africains aspirent à être développés et beaucoup sont loin de parvenir à leurs propres révolutions industrielles, auxquelles ils aspirent si désespérément. Cependant, l'expansion accrue de l'industrie et de la fabrication va sans doute entraîner plus de polluants d'eau et atmosphériques, entre autres facteurs externes.
La question est de savoir comment l'Afrique peut réaliser cette révolution industrielle et parvenir à un développement durable dans les limites des moyens dont dispose le continent.
Si l'Afrique est sérieuse au sujet du développement propre et durable, il n'y a aucun moyen de contourner cette question. Les choix faits aujourd'hui en matière d'infrastructure, d'énergie et de production alimentaire façonneront les possibilités et options pour l'avenir de l'Afrique. L'Afrique est à la croisée des chemins en ce qui concerne ses possibilités de développement ; où en sommes-nous et qu'est-ce qui nous attend ?
Ce blogue vise à servir de plate-forme pour débattre des défis et des possibilités de changement transformationnel sur le continent.
