La zone de libre-échange continentale en projet : état des lieux

12janv.2015
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Par Gerald Ajumbo et Inye Briggs

Le 30 janvier 2012, le 18e Sommet de l’Union africaine des Chefs d’État approuvait un Plan d'action destiné à intensifier le commerce intra-africain (dit par acronyme en anglais “BIAT”). Lors de ce sommet, il a également été décidé qu'une zone continentale de libre-échange (ZLE) serait opérationnelle à l’horizon 2017. 

L’Afrique, avec les 54 pays qui la composent, représente une population totale de plus d’un milliard de personnes et un produit intérieur brut combiné de plus de 1,2 milliard de dollars EU. S’agissant des perspectives du commerce intra-africain, les projections esquissent des chiffres impressionnants : d’après l’analyse d'équilibre général calculable de Cheong, Jansern et Peters, mettre en œuvre une telle ZLE à l’échelle de l’Afrique pourrait doper le commerce intra-africain à hauteur de 35 milliards de dollars EU par an d’ici à 2022. Autres effets vertueux : cette ZLE continentale pourrait entrainer une baisse des importations en provenance du reste du monde, et, à l’inverse, accroître les exportations agricoles et industrielles, respectivement de 4 milliards (7 %) et de 21 milliards (5 %) de dollars EU.

Des réformes pour faciliter le commerce, réduire les barrières non-tarifaires, améliorer les infrastructures et des mesures incitatives et correctives viendraient optimiser les effets positifs de cette ZLE continentale.

Le présent article explique en quoi les objectifs de la ZLE continentale sont réalisables. Et formule des recommandations quant à la façon dont l’on peut les atteindre.


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