Enseignements venant de la Grèce pour l’Afrique de l’Ouest (II) : les emprunts et l’importance de l’égalité entre les générations

11févr.2016
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par Yannis Arvanitis

Plusieurs décideurs politiques ont avisé les pays africains qu’ils auraient grand intérêt à tirer des enseignements de la crise de la dette grecque. La  soutenabilité de la dette dans l’aide à la croissance économique en Afrique et ailleurs revêt une grande importance, et cet article - le deuxième d’une série de blogs - vise à stimuler le débat et à diffuser les principaux enseignements de la crise grecque capables de servir aux pays de l’Afrique de l’Ouest.

Au cours des cinq dernières années, la croissance inclusive est devenue la « règle du jeu » : c’est un élément central de la Stratégie décennale 2013-2022 de la BAD, ainsi que celui d’autres acteurs du développement comme la Banque mondiale et l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), une instance axée sur l’élaboration de politiques économiques. L’on s’accorde généralement sur la définition de cette croissance, telle que la propose la Banque mondiale : elle s’applique « à la fois au rythme et au schéma de la croissance », et l’inclusion est « un concept qui englobe l’équité, l’égalité des chances et la protection au cours des transitions du marché et de l’emploi ». Une telle définition est désormais bien comprise par les gouvernements tant dans les pays développés que les pays en développement. Mais, comme l’a montré le cas de la Grèce, il y a un de ses aspects qui est souvent oublié : la poursuite d’un tel objectif doit être intergénérationnelle.

Lire l'intégralité (en anglais)


Commentaires

Yannis Arvanitis - Senegal 18/02/2016 16:05
Dear Theo,
Many thanks for your comment. In terms of debt sustainability, the key issue is whether the real cost of debt (i.e. the rate paid for it) exceeds or falls short of the long-term real sustainable growth rate. Empirical evidence shows that in the long term this is not the case as growth tends to be lower than rates, hence a need to run a primary surplus at some point (you can link that to the idea of ‘intertemporal budget constraint, i.e. that current debt level should be equal to the NPV of the future primary balance). In this regard, the successful fiscal consolidation (if well undertaken) you mention is indeed key, not only with regards to the debt sustainability arithmetic, but also as a way to restore confidence in the country and allow renewed interest in its bonds. The point is however to have this long-term perspective and avoid ending up like Greece…
sigis aberi - 17/02/2016 12:06
bon contenu
Theo Braimah Awanzam - Ghana 17/02/2016 11:02
With the US Fed’s raised interest rates, the short term condition mentioned will gradually fizzle out and international investors’ interest in emerging markets will cool. In the medium term, macroeconomic stability matters for emerging markets to reduce risk, increase investors’ interest and reduce spreads. I think if African countries like Ghana can sustain the on-going fiscal consolidation, investors will be interested in the country’s bonds even at the current yields.
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