La consultation en ligne sur la stratégie à long terme (SLT) du groupe de la BAD - Partagez votre opinion!

Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) invite les parties prenantes à soumettre leurs commentaires dans le cadre de sa prochaine Stratégie à long terme (SLT). La BAD attache du prix à vos idées et recommandations, qui seront des contributions déterminantes au texte final de la SLT.

Contexte

Les activités actuelles de la BAD sont guidées par sa Stratégie à moyen terme, qui couvre la période 2008-2012. La Banque prépare actuellement une SLT de dix ans, qui couvrira la période 2013-2022. La SLT prend appui sur la vision ambitieuse pour l’Afrique et la Banque formulée dans le Rapport du Panel de haut niveau de 2007. Comme il est souligné plus loin, la SLT intervient à un moment où de profondes mutations ont lieu en Afrique et à la BAD. La SLT tiendra compte des opportunités et défis majeurs qui détermineront le développement de l’Afrique au cours de la prochaine décennie. Elle reflètera les ambitions de développement de l’Afrique et définira les actions à mener pour les concrétiser. Elle précisera également comment la BAD accompagnera la transformation de l’Afrique en un continent plus prospère, avec des niveaux de pauvreté fortement réduits et une répartition plus équitable des opportunités sur les plans économique et social, notamment en matière d’emploi et de revenu.

Processus

La BAD procède actuellement à des consultations sur sa SLT avec diverses parties prenantes, y compris au niveau interne avec son personnel et son Conseil d’administration. Dans le cadre de ces consultations, des réunions de consultation avec des représentants de gouvernements, le secteur privé, la société civile, les milieux intellectuels, etc. se tiendront également au niveau sous-régional, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du continent. Un dialogue avec les gouverneurs de la Banque Africaine de Développement a eu lieu pendant les assemblées annuelles de la Banque à Arusha en Tanzanie en mai. Ce dialogue a porté sur la stratégie long terme (SLT) . La version finalisée de la SLT est en cours de préparation et sera adoptée avant la fin 2012.

Votre participation

Nous sollicitons vos idées, en particulier sur les questions formulées ci-dessous.

  • Principaux inducteurs de changement

Des inducteurs de changement, à la fois exogènes et endogènes, joueront un rôle déterminant dans le façonnement de l’avenir de l’Afrique. Il s’agit notamment de : la croissance démographique, l’urbanisation rapide et la montée du chômage des jeunes ; les disparités croissantes des niveaux de pauvreté au sein d’un même pays et entre les pays membres régionaux ; une demande mondiale forte et soutenue d’énergie, de minerais et de produits agricoles de base ; l’émergence du commerce et des investissements Sud-Sud ; l’évolution de la gouvernance politique et économique ; les opportunités de croissance verte résultant du changement climatique ; le déploiement des TIC sur l’ensemble du continent ; et les défis liés à la mobilisation de financements dans un environnement international marqué par de sérieuses contraintes budgétaires. Chacun de ces inducteurs est porteur aussi bien d’opportunités que de menaces.

Quels sont les principaux facteurs qui induiront le changement économique et social dans votre région ? Que faut-il faire pour que l’Afrique saisisse effectivement ces opportunités ?

  • Défis politiques

Une croissance forte et soutenue sera le préalable à la concrétisation du potentiel de l’Afrique. Elle devra être tirée par le secteur privé. Néanmoins, la croissance seule ne suffira pas. Elle n’entraînera pas la réduction substantielle des niveaux de pauvreté, ni des inégalités, à moins d’être une croissance à large assise et sans exclusion.

L’Afrique continuera de subir les effets du réchauffement planétaire et des appels de plus en plus nombreux sont lancés pour l’« écologisation » de la croissance africaine. Il est possible de s’engager sur une trajectoire de développement sobre en carbone. Mais pour cela, il faudra des ressources et des politiques appropriées. La bonne gouvernance, des institutions transparentes et responsables, la gestion saine des finances publiques et le développement du capital humain – en particulier l’éducation et la formation – constituent des préalables au développement durable et à la croissance sans exclusion. Pour y parvenir, il faudra qu’il y ait en Afrique des dirigeants de pays et d’institutions régionales engagés en faveur du développement.

Quelles politiques et stratégies seraient-elles les plus propices à une croissance sans exclusion ? Comment l’Afrique doit-elle aborder la croissance verte et le changement climatique, en termes aussi bien d’adaptation que d’atténuation ? Quelles mesures faut-il mettre en place pour favoriser une culture de performance, d’efficience et de transparence accrues en gouvernance politique et économique ?

  • Les attentes de l’Afrique vis-à-vis de la BAD

Traditionnellement, la Banque a surtout servi de canal d’acheminement des capitaux de développement vers les clients aussi bien du secteur public que du secteur privé. Néanmoins, à l’avenir, le savoir, l’innovation et les conseils revêtiront autant d’importance que les prêts. La Banque peut jouer le rôle d’intermédiation en matière du savoir en aiguillant les clients vers les connaissances pertinentes, en fournissant des conseils, en identifiant et en aidant à la diffusion des meilleures pratiques.

Au vu des nombreux défis auxquels l’Afrique est confrontée et des ressources limitées, la Banque doit rester sélective et définir des priorités. Elle doit nouer des partenariats avec d’autres institutions pour veiller à ce que les défis majeurs soient relevés et que l’Afrique en tire le maximum de bienfaits. À cet égard, la Banque doit accorder la place de choix à la mise en place de partenariats plus efficaces avec les clients, les communautés régionales et les pôles africains et internationaux du savoir. Ces partenariats deviendront un outil important pour l’intervention de la Banque dans la planification, le financement et la mise en œuvre de ses opérations. L’Afrique demeure un continent diversifié et les pays africains suivront des trajectoires différenciées de développement. La Banque devra faire preuve de souplesse et de réactivité vis-à-vis de ses clients en proposant des solutions adaptées tout en restant sélective et en se focalisant sur les domaines où elle possède un avantage comparatif. Le secteur privé et la société civile sont des partenaires-clés. La croissance doit être tirée par le secteur privé et il faudra que l’entrepreneuriat et l’innovation en soit les forces motrices. La Banque peut jouer un rôle positif en stimulant des partenariats public-privé, en favorisant la création de nouvelles entreprises et l’expansion des entreprises africaines de stature mondiale et en promouvant l’innovation et l’entrepreneuriat qui créeront des emplois.

Quelles sont les besoins prioritaires auxquels doit répondre la BAD ? Quels changements, le cas échéant, voudriez-vous voir dans la façon dont la BAD travaille, ses programmes de prêts et ses approches ? Que considérez-vous comme étant Les avantages comparatifs de la BAD ? Quels partenariats stratégiques seront-ils les plus importants, et pour quels buts ? Quelles orientations envisagez-vous concernant les relations de la Banque avec le secteur privé, et comment peut-elle le mieux promouvoir l’entrepreneuriat africain ? Comment peut-elle le mieux promouvoir le partage des connaissances sur l’ensemble du continent?

  • Perspectives d’avenir

Pour demeurer pertinente aux yeux de ses pays membres et aider l’Afrique à réaliser ses aspirations, la Banque devra continuer d’évoluer et de s’adapter. L’efficacité et l’efficience institutionnelles doivent continuer de s’améliorer. Les ressources de la Banque demeureront relativement faibles au regard des besoins en financement de l’Afrique. En conséquence, la Banque devra optimiser ses ressources et agir de plus en plus comme un catalyseur pour la mobilisation de plus gros volumes de ressources à la fois du secteur public et du secteur privé. A titre d’exemple, les ressources pourraient être optimisées en créant des synergies plus fortes entre les guichets concessionnel et non concessionnel de la Banque ou en créant des conditions pour l’émission d’obligations de la diaspora, d’obligations d’infrastructure et d’obligations de dépenses renouvelables.

Comment la Banque peut-elle assurer une meilleure optimisation de ses ressources financières ? Des ressources accrues de la Banque doivent-elles être allouées aux projets régionaux et multinationaux ? Comment la Banque doit-elle s’organiser en vue d’un partenariat plus fructueux avec le secteur privé ?

« La BAD s’attèle à l’élaboration d’une Stratégie à long terme pour traduire son engagement à accompagner la transformation de l’Afrique en un continent stable, compétitif, intégré et plus vert, dont l’objectif primordial est la croissance sans exclusion. A la faveur de ce processus qui nous offre l’occasion exceptionnelle de partager nos idées sur la manière dont nous pouvons façonner l’avenir de ce continent, rejoignez-nous et faites entendre votre voix !»

Mthuli Ncube, l'Economiste en Chef et Vice-Président de la BAD

Background Papers

Results of the LTS consultations